Incendie.
La récente destruction partielle par les flammes du Théâtre
national au Caire a suscité la colère de beaucoup. Un de nos
lecteurs fait part de son indignation face à ce nouveau
drame.
Que va-t-il nous rester ?
Une fois de plus, un grave incendie vient de frapper notre
patrimoine national. Le Théâtre national, situé dans le
centre-ville du Caire, date des années 1930, aurait dû mieux
être protégé afin de ne pas être victime du feu comme l’a
été le Conseil consultatif au mois d’août dernier. Ce qui me
désole vraiment, c’est qu’à chaque fois qu’un grave incendie
ravage un bâtiment dans notre pays, les déclarations
officielles surgissent toujours. Ainsi, dans le cas du
Théâtre national comme dans celui du Conseil consultatif, «
l’incendie a probablement été provoqué par un court-circuit
». Non, ce n’est pas vrai. En tout cas, si cela l’est une
fois, la réponse ne peut pas être la même à quelques
semaines d’intervalles pour un autre drame du même genre ...
Un autre point me chiffonne : comment expliquer que les
secours soient aussi lents pour éteindre un incendie ? Il
doit y avoir un grand problème quelque part, sûrement au
niveau de la formation des pompiers !
Je me demande bien pourquoi nous ne tirons pas de leçons de
nos erreurs passées ? Si nous continuons sur la même voie,
les fautes et malheurs nous frapperont, alors il est temps
de réagir et vite.
Ces édifices historiques caractérisent la culture de notre
pays et s’ils disparaissent les uns après les autres, nous
risquons de nous retrouver bien pauvres.
Il y a urgence d’établir des plans de sécurité tant promis,
car si nous restons aussi impuissants face aux flammes, nous
courons vraiment à la catastrophe nationale !
Ashraf Ali,
Le Caire.
Enfin de l’informatique à l’école
En m’informant sur les livres scolaires de ma petite fille
en classe de 4e primaire, j’ai remarqué qu’elle doit avoir
cette année deux livres de plus qui sont consacrés à
l’informatique, matière intégrée dans son programme. ceux-ci
me semblent plutôt attirants par leur organisation et leur
présentation avec l’utilisation de couleurs et des images
explicatives. Les écoles s’adaptent aux besoins de l’avenir,
enfin ! L’informatique ne pouvait plus rester à l’écart de
l’enseignement, et je pense que cette matière aidera les
jeunes à répondre aux besoins du marché de travail.
Dans certaines écoles, les cours d’informatique ont été
doublés, et le nombre d’ordinateurs a été augmenté, ce qui
est aussi une bonne chose pour les élèves. Les technologies
informatiques sont de plus en plus utilisées dans le monde
entier, alors il fallait bien cela ! S’habituer à faire des
recherches sur Internet, utiliser des logiciels qui aident
au développement de la créativité renforcent à
l’apprentissage de cette science. Apprendre l’ordinateur à
l’école dès l’enfance est une chose qu’il fallait faire
depuis longtemps. Mieux vaut tard que jamais !
Amira Hassan,
Le Caire.
Changement inexistant
Mes salutations à toute l’équipe de votre aimable
hebdomadaire Al-Ahram Hebdo. J’aimerais poser une question
qui m’intrigue beaucoup : y a-t-il eu n’importe quel
changement après l’application du nouveau code de la
circulation ?
Les rues sont toujours aussi encombrées, la vitesse n’a été
réduite que sur les grands axes et autoroutes à cause du
radar. Pire encore, il y a des rues où les agents de la
circulation sont parfois la cause des accidents. Ils sont
là, mais ne font pas grand-chose pour régler la circulation.
Dans les carrefours, les automobilistes continuent à
utiliser leur téléphone portable au su et au vu des agents
de la circulation. Je suis réellement contrarié, car une
grande campagne a été faite pour le nouveau code, et tout le
monde croyait que la vie allait être meilleure. Mais les
fous conducteurs des microbus continuent à enfreindre les
lois et ne craignent plus des punitions.
A quoi ça sert de créer des lois et de ne pas les appliquer
?
Hani Réda,
Le Caire.
Donnons la chance aux jeunes
J’ai suivi pendant le mois du Ramadan un programme télévisé
intitulé Spot Light qui s’intéresse aux jeunes acteurs et
actrices. En fait, cette émission avec son réalisateur Samir
Al-Asfouri ont donné l’occasion aux jeunes de présenter
leurs talents. Ils font chaque jour une pièce différente où
ils jouent des rôles leur permettant de découvrir leurs
talents artistiques.
Je pense que cette initiative est louable, car les grands
accordent plus d’intérêt aux plus jeunes et les aident à
prendre le bon chemin.
Je remercie ainsi toute l’équipe et les dirigeants de ce
programme qui ont permis à ces jeunes de s’exprimer. Je
souhaite qu’il y ait d’autres initiatives similaires dans
tous les domaines. Donner plus de chance aux jeunes pour
s’épanouir et s’exprimer. De cette façon, on peut découvrir
des talents dans tous les domaines pour plus de
développement.
Gihanne Ibrahim,
Le Caire.
Un grand bravo à Réhab
Tout d’abord, mes sincères salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram
Hebdo. Ensuite, je voudrais vous remercier pour vos efforts
et vos enquêtes qui continuent à nous présenter des exemples
de femmes courageuses qui ont pu aplanir les difficultés et
supprimer toutes les fausses conceptions envers la femme :
faiblesse, peur, incapacité sont les caractères liés à la
femme depuis longtemps à cause des mentalités. A cette
occasion, je viens de lire dans le numéro 733 d’Al-Ahram
Hebdo un article intitulé Le grand saut de Réhab qui incarne
la femme courageuse et battante, car elle a réalisé une
performance inédite jamais atteinte. Tant d’efforts,
d’ambitions et de défis qui méritent que la femme égyptienne
soit très fière. Réhab a pu prouver à tout le monde que rien
n’est impossible et que la peur et la faiblesse ne sont pas
caractéristiques de la femme ; c’est un grand mensonge ou
plutôt une grande tromperie.
Noura Yéhia,
Le Caire.
Hommage à la génération d’octobre
Lorsqu’on se remémore aujourd’hui les événements de la
guerre du Six octobre, on peut se poser les questions
suivantes : comment cette génération a-t-elle réussi à
accomplir ce miracle ? En Egypte, un fossé s’était creusé
entre le peuple et les dirigeants. En ce qui concerne les
positions militaires, l’ennemi occupait un territoire arabe
quatre fois plus étendu que la Palestine. Sur le front
égyptien, les forces israéliennes étaient à l’abri derrière
deux grands remparts, l’un naturel et l’autre artificiel (le
Canal Suez et la ligne Bar-Lev). Cependant, la génération
d’octobre 1973 n’a pas accepté le fait accompli et a décidé
de réagir. Elle a compris qu’il fallait revoir les méthodes
de pensée et de travail. C’est ainsi que la confiance, la
planification, la créativité, l’ouverture sur le monde et
les nouvelles technologies, ainsi que le travail acharné
sont devenus les mots-clés de cette génération.
La génération d’octobre devait également relever un défit
d’ordre technologique. Ce défi ne résidait pas dans
l’acquisition d’armes perfectionnées, mais dans la capacité
d’employer au mieux cette technologie pour réaliser les
objectifs acquis. La capacité de l’Egypte à maîtriser les
nouvelles technologies militaires a surpris tout le monde.
De nombreuses revues étrangères ont rapporté cette évolution
technologique des forces armées égyptiennes.
La guerre d’octobre fut une révolution dans les domaines
militaires et technologiques. Elle fut une occasion de les
assimiler et d’appréhender leur influence croissante en
politique et en économie, afin de déterminer la guerre ou la
paix. La génération d’octobre a introduit un emploi
judicieux des nouvelles technologies.
La guerre du 6 octobre fut un tournant, qui a donné
naissance aux projets d’avenir, tels que la lutte pour la
libération, celle pour la paix et aujourd’hui la réalisation
des rêves de développement et de progrès. Mes hommages à la
génération d’octobre, à l’Egypte, à son peuple, à son
président et à ses forces armées.
Ossama Badawi,
Le Caire.