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Semaine du 8 au 14 octobre 2008, numéro 735

 

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Incendie. La récente destruction partielle par les flammes du Théâtre national au Caire a suscité la colère de beaucoup. Un de nos lecteurs fait part de son indignation face à ce nouveau drame.

Que va-t-il nous rester ?

Une fois de plus, un grave incendie vient de frapper notre patrimoine national. Le Théâtre national, situé dans le centre-ville du Caire, date des années 1930, aurait dû mieux être protégé afin de ne pas être victime du feu comme l’a été le Conseil consultatif au mois d’août dernier. Ce qui me désole vraiment, c’est qu’à chaque fois qu’un grave incendie ravage un bâtiment dans notre pays, les déclarations officielles surgissent toujours. Ainsi, dans le cas du Théâtre national comme dans celui du Conseil consultatif, « l’incendie a probablement été provoqué par un court-circuit ». Non, ce n’est pas vrai. En tout cas, si cela l’est une fois, la réponse ne peut pas être la même à quelques semaines d’intervalles pour un autre drame du même genre ...

Un autre point me chiffonne : comment expliquer que les secours soient aussi lents pour éteindre un incendie ? Il doit y avoir un grand problème quelque part, sûrement au niveau de la formation des pompiers !

Je me demande bien pourquoi nous ne tirons pas de leçons de nos erreurs passées ? Si nous continuons sur la même voie, les fautes et malheurs nous frapperont, alors il est temps de réagir et vite.

Ces édifices historiques caractérisent la culture de notre pays et s’ils disparaissent les uns après les autres, nous risquons de nous retrouver bien pauvres.

Il y a urgence d’établir des plans de sécurité tant promis, car si nous restons aussi impuissants face aux flammes, nous courons vraiment à la catastrophe nationale !

Ashraf Ali,
Le Caire.

 

Enfin de l’informatique à l’école

En m’informant sur les livres scolaires de ma petite fille en classe de 4e primaire, j’ai remarqué qu’elle doit avoir cette année deux livres de plus qui sont consacrés à l’informatique, matière intégrée dans son programme. ceux-ci me semblent plutôt attirants par leur organisation et leur présentation avec l’utilisation de couleurs et des images explicatives. Les écoles s’adaptent aux besoins de l’avenir, enfin ! L’informatique ne pouvait plus rester à l’écart de l’enseignement, et je pense que cette matière aidera les jeunes à répondre aux besoins du marché de travail.

Dans certaines écoles, les cours d’informatique ont été doublés, et le nombre d’ordinateurs a été augmenté, ce qui est aussi une bonne chose pour les élèves. Les technologies informatiques sont de plus en plus utilisées dans le monde entier, alors il fallait bien cela ! S’habituer à faire des recherches sur Internet, utiliser des logiciels qui aident au développement de la créativité renforcent à l’apprentissage de cette science. Apprendre l’ordinateur à l’école dès l’enfance est une chose qu’il fallait faire depuis longtemps. Mieux vaut tard que jamais !

Amira Hassan,
Le Caire.

 

Changement inexistant

Mes salutations à toute l’équipe de votre aimable hebdomadaire Al-Ahram Hebdo. J’aimerais poser une question qui m’intrigue beaucoup : y a-t-il eu n’importe quel changement après l’application du nouveau code de la circulation ?

Les rues sont toujours aussi encombrées, la vitesse n’a été réduite que sur les grands axes et autoroutes à cause du radar. Pire encore, il y a des rues où les agents de la circulation sont parfois la cause des accidents. Ils sont là, mais ne font pas grand-chose pour régler la circulation. Dans les carrefours, les automobilistes continuent à utiliser leur téléphone portable au su et au vu des agents de la circulation. Je suis réellement contrarié, car une grande campagne a été faite pour le nouveau code, et tout le monde croyait que la vie allait être meilleure. Mais les fous conducteurs des microbus continuent à enfreindre les lois et ne craignent plus des punitions.

A quoi ça sert de créer des lois et de ne pas les appliquer ?

Hani Réda,
Le Caire.

 

Donnons la chance aux jeunes

J’ai suivi pendant le mois du Ramadan un programme télévisé intitulé Spot Light qui s’intéresse aux jeunes acteurs et actrices. En fait, cette émission avec son réalisateur Samir Al-Asfouri ont donné l’occasion aux jeunes de présenter leurs talents. Ils font chaque jour une pièce différente où ils jouent des rôles leur permettant de découvrir leurs talents artistiques.

Je pense que cette initiative est louable, car les grands accordent plus d’intérêt aux plus jeunes et les aident à prendre le bon chemin.

Je remercie ainsi toute l’équipe et les dirigeants de ce programme qui ont permis à ces jeunes de s’exprimer. Je souhaite qu’il y ait d’autres initiatives similaires dans tous les domaines. Donner plus de chance aux jeunes pour s’épanouir et s’exprimer. De cette façon, on peut découvrir des talents dans tous les domaines pour plus de développement.

Gihanne Ibrahim,
Le Caire.

 

Un grand bravo à Réhab

Tout d’abord, mes sincères salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Ensuite, je voudrais vous remercier pour vos efforts et vos enquêtes qui continuent à nous présenter des exemples de femmes courageuses qui ont pu aplanir les difficultés et supprimer toutes les fausses conceptions envers la femme : faiblesse, peur, incapacité sont les caractères liés à la femme depuis longtemps à cause des mentalités. A cette occasion, je viens de lire dans le numéro 733 d’Al-Ahram Hebdo un article intitulé Le grand saut de Réhab qui incarne la femme courageuse et battante, car elle a réalisé une performance inédite jamais atteinte. Tant d’efforts, d’ambitions et de défis qui méritent que la femme égyptienne soit très fière. Réhab a pu prouver à tout le monde que rien n’est impossible et que la peur et la faiblesse ne sont pas caractéristiques de la femme ; c’est un grand mensonge ou plutôt une grande tromperie.

Noura Yéhia,
Le Caire.

 

Hommage à la génération d’octobre

Lorsqu’on se remémore aujourd’hui les événements de la guerre du Six octobre, on peut se poser les questions suivantes : comment cette génération a-t-elle réussi à accomplir ce miracle ? En Egypte, un fossé s’était creusé entre le peuple et les dirigeants. En ce qui concerne les positions militaires, l’ennemi occupait un territoire arabe quatre fois plus étendu que la Palestine. Sur le front égyptien, les forces israéliennes étaient à l’abri derrière deux grands remparts, l’un naturel et l’autre artificiel (le Canal Suez et la ligne Bar-Lev). Cependant, la génération d’octobre 1973 n’a pas accepté le fait accompli et a décidé de réagir. Elle a compris qu’il fallait revoir les méthodes de pensée et de travail. C’est ainsi que la confiance, la planification, la créativité, l’ouverture sur le monde et les nouvelles technologies, ainsi que le travail acharné sont devenus les mots-clés de cette génération.

La génération d’octobre devait également relever un défit d’ordre technologique. Ce défi ne résidait pas dans l’acquisition d’armes perfectionnées, mais dans la capacité d’employer au mieux cette technologie pour réaliser les objectifs acquis. La capacité de l’Egypte à maîtriser les nouvelles technologies militaires a surpris tout le monde. De nombreuses revues étrangères ont rapporté cette évolution technologique des forces armées égyptiennes.

La guerre d’octobre fut une révolution dans les domaines militaires et technologiques. Elle fut une occasion de les assimiler et d’appréhender leur influence croissante en politique et en économie, afin de déterminer la guerre ou la paix. La génération d’octobre a introduit un emploi judicieux des nouvelles technologies.

La guerre du 6 octobre fut un tournant, qui a donné naissance aux projets d’avenir, tels que la lutte pour la libération, celle pour la paix et aujourd’hui la réalisation des rêves de développement et de progrès. Mes hommages à la génération d’octobre, à l’Egypte, à son peuple, à son président et à ses forces armées.

Ossama Badawi,
Le Caire.

 




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