En bref
Plan environnement européen
A l’issue d’une réunion des 27 ministres de l’Environnement
au Luxembourg, les Etats membres ont affirmé qu’ils
maintenaient leurs objectifs : réduire de 20 % les émissions
de gaz à effet de serre d’ici 2020. Mais certains estiment
que la crise financière a changé la donne. La France, qui
occupe la présidence de l’Union, reste confiante. « Le
souhait de tous c’est de boucler, sous réserve de tenir
compte des spécificités particulières, des grandes
difficultés de tel ou tel Etat, dans telle ou telle
configuration. Mais nous n’avons pas été mandatés pour
repousser le paquet », explique Jean-Louis
Borloo, ministre français de
l’Environnement. En revanche, son homologue
italienne est plus dubitative. «
Il y a beaucoup de pays qui ont des doutes quant à ce paquet
de propositions. Si l’on trouve un accord tenant en compte
des différentes exigences, nous approuverons le texte en
décembre, sinon ce sera le report ». Les 27 sont censés
ratifier le texte lors du sommet des 11 et 12 décembre.
D’ici là, l’Union européenne aura du mal à parler d’une voix
unanime lors de la convention onusienne qui s’ouvre le 1er
décembre.
Biodiversité
La biodiversité diminue de façon inquiétante dans les zones
humides de l’est de la Méditerranée depuis les années 1970,
alors qu’à l’ouest, les mesures de protection
environnementales portent leurs fruits, conclut une étude de
la Fondation scientifique. « La situation continue à se
dégrader à l’est de la Méditerranée et en mer Noire. Ce
constat est inquiétant, car les effectifs de nombreuses
espèces s’y trouvent concentrés », indique l’étude effectuée
dans le cadre du programme MedWet
de préservation des zones humides méditerranéennes (lacs,
marais, marécages ...). Par est de la Méditerranée, l’étude
désigne Israël, le Liban, la Syrie, Chypre, l’Egypte, la
Libye, la Turquie, la Grèce et les pays des Balkans. «
Plusieurs espèces dont les bastions se trouvaient jusqu’à
présent dans l’est de la Méditerranée ont vu leurs effectifs
se réduire considérablement à la fin du XXe siècle »,
remarque l’auteur de l’étude, Thomas
Galewski, docteur en biologie de l’évolution et
écologie. Les zones humides « souffrent depuis des siècles
d’une image de milieu insalubre et inutile qui leur a valu
d’être en grande partie converties en espaces agricoles ou
urbains, voire en zones récréatives pour le tourisme de
masse », souligne l’étude. Plus de la moitié des zones
humides de la Méditerranée ont ainsi disparu au cours
des 50 dernières années.
Les espèces liées aux zones humides ont augmenté de 150 %
depuis 1970 dans l’ouest méditerranéen, contre un déclin de
30 à 40 % ailleurs. L’étude, qui s’est appuyée sur l’indice
planète vivante utilisé par le Fonds mondial pour la nature
(WWF) et la Société zoologique de Londres, déplore cependant
le manque de données concernant d’autres animaux que les
oiseaux et les zones du sud de la Méditerranée telles que le
Maroc et l’Algérie.