Unesco.
Après le soutien de ses homologues arabes, celui des
ministres africains de la Culture à Farouk Hosni est venu
souligner l’intérêt grandissant pour le candidat égyptien.
L’Afrique mise sur Farouk Hosni
Lors de la deuxième conférence des ministres africains de la
Culture, clôturée jeudi 23 octobre à Alger, la diplomatie
égyptienne a réussi à s’assurer un soutien sans équivoque à
la candidature de Farouk Hosni au poste de directeur général
de l’Organisation des Nations-Unies
pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Hosni,
qui était présent à Alger, s’est estimé « plus proche que
jamais » du but.
Le Caire avait négocié auparavant avec Rabat pour que le
Maroc retire sa candidate, l’ambassadrice
Aziza
Bennani. Quelques jours après la décision du Maroc,
lors de leur réunion en marge de l’Assemblée générale des
Nations-Unies, les chefs de la
diplomatie arabes ont officiellement reconnu Farouk Hosni en
tant que « l’unique candidat arabe » pour ce poste.
Les pays africains et arabes représentent 20 des 58 Etats
membres qui composent le conseil exécutif de l’Unesco.
Concrètement, le soutien de ces deux groupes se traduirait
par 20 voix favorables au candidat égyptien.
« L’Egypte a toujours été proche de la culture africaine,
nous participons régulièrement aux manifestations
culturelles africaines, que ce soit pour le théâtre, la
poésie ou le cinéma. On accueille chez nous certaines de ces
manifestations aussi. Par exemple, lors du prochain Festival
du cinéma du Caire, une semaine sera consacrée au cinéma
africain. L’enthousiasme des ministres africains pour la
candidature de Farouk Hosni montre le poids de la culture
égyptienne au niveau du continent », affirme
Hossam
Nassar, conseiller de Farouk Hosni et responsable de
sa campagne pour l’Unesco.
En effet, la conférence, qui a témoigné du soutien collectif
de Hosni, se souciait primordialement de la promotion de la
culture africaine. Cette conférence des ministres avait pour
but de « coordonner et harmoniser » les politiques
nationales pour « une renaissance culturelle » du continent.
Quarante pays y étaient représentés dont une trentaine par
leur ministre. Ils ont adopté un « plan d’action des
industries culturelles » qui vise à développer un marché
pour l’art, le cinéma, la littérature et la musique en
Afrique. Les ministres ont aussi appuyé les efforts pour la
création du « Grand Musée de l’Afrique » et soutenu un
projet visant à « promouvoir et préserver la mémoire du
patrimoine historique et culturel », lié aux mouvements de
libération en Afrique. En outre, une étude de faisabilité
reste à faire relativement à la création d’un institut
culturel panafricain, dont le siège reste à déterminer.
Fort d’une riche carrière à la tête du ministère de la
Culture égyptienne pendant ces 20 dernières années, Farouk
Hosni peut se présenter en tant que « l’homme de la
situation ». « Ce fut l’occasion pour Farouk Hosni
d’exprimer l’intérêt qu’il accorde à l’Afrique. Ses
affirmations selon lesquelles l’Unesco doit jouer un rôle
plus important sur ce continent ont eu un bon écho auprès de
ses homologues africains », rapporte
Nassar. « Le développement culturel générateur
d’activités économiques pour les pays africains devra être
au cœur de son projet, notamment au niveau de
l’enregistrement de sites, des travaux de restauration ou de
développement touristique », estime-t-il.
A la fin de la conférence d’Alger,
Khalida Toumi, ministre
algérienne de la Culture, s’est félicitée de l’appui apporté
à son homologue égyptien et a déclaré que « la renaissance
culturelle de l’Afrique peut être proclamée ».
Chérif
Albert