Al-Ahram Hebdo, Egypte | Trois grands dossiers en débat
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 29 octobre au 4 novembre 2008, numéro 738

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

Diplomatie. Le président Moubarak doit s’entretenir ce mercredi à Paris avec son homologue français Nicolas Sarkozy. Au centre des discussions : l’Union pour la Méditerranée, l’élargissement du G8 et le processus de paix au Proche-Orient. 

Trois grands dossiers en débat 

La visite du président Hosni Moubarak à Paris s’inscrit dans une perspective de discussion autour de questions principales et d’acuité. Il y a d’abord le dossier de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), celui l’élargissement du G8 et enfin le processus de paix dans la région, en particulier les efforts de la médiation égyptienne pour la reprise d’un dialogue interpalestinien. Pour ce qui est du premier dossier, la visite du chef de l’Etat dans la capitale française intervient à quelques jours d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UPM, prévue les 3 et 4 novembre à Marseille. Et c’est précisément de cette réunion qu’il s’agira entre les présidents Moubarak et Sarkozy. Lancée cette année à l’initiative du chef de l’Etat français, l’UPM propose aux pays du nord et du sud de la Méditerranée un partenariat égalitaire dans des domaines de prédilection comme l’environnement, l’énergie et l’éducation. Or, si le projet dans son ensemble a été mis en place, il reste à en définir les modalités. C’est l’objet de la visite présidentielle à Paris. Le Caire souhaite se mettre d’accord sur un certain nombre de projets concrets, lesquels seront définis lors de la réunion ministérielle des 3 et 4 novembre. Mais ce n’est pas tout. Moubarak et Sarkozy doivent surtout évoquer les problèmes qui entravent encore le lancement de l’UPM comme la présidence de l’Union pour la partie européenne, le choix du siège du secrétariat général de l’Union de même que le statut de la Ligue arabe au sein de l’UPM. En effet, Israël et des pays européens refusent à la Ligue arabe la qualité d’observateur aux réunions sectorielles et techniques et celles des commissions relevant de l’UPM mais acceptent sa participation aux réunions ministérielles et au sommet prévu tous les deux ans. « Nous avons adopté une position commune en prévision de la réunion de Marseille prévue les 3 et 4 novembre prochain entre les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UPM », déclare Fatma Zahraa, adjointe du ministre des Affaires étrangères et coordinatrice du groupe arabe de l’UPM. A Paris, Moubarak mettra l’accent sur la nécessité d’une participation de la Ligue arabe aux réunions de

l’UPM, étant donné son poids et son rôle central dans les efforts pour la sécurité et la stabilité dans la région de la Méditerranée. D’autres questions ayant trait à l’énergie, la communication et la lutte antiterroriste seront également au centre des discussions entre les deux chefs d’Etat, ce mercredi à Paris.

Outre l’Union pour la Méditerranée, l’autre grand sujet de discussion à l’Elysée sera l’élargissement du G8. Il est en effet question d’élargir le G8 à 14 ou 15 membres. Et Le Caire souhaiterait en faire partie. Ce serait un gain pour l’Egypte, qui la rapprocherait des pays industrialisés. « C’est notre souhait et j’espère que le G8 sera élargi au plus vite à nous en particulier », a déclaré le chef de la diplomatie Ahmad Aboul-Gheit. La France n’est pas opposée à un tel cas de figure. « Nous souhaitons pouvoir au plus vite compter parmi le G14 un pays ami (...), l’Egypte », a déclaré la semaine dernière au Caire le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. La France n’est pas le seul pays à avoir manifesté ce désir à l’égard de l’Egypte. L’Italie également a déclaré qu’elle souhaitait que l’Egypte fasse partie d’un G14 élargi. Pourtant, il reste quelques pays qui refusent l’adhésion de l’Egypte à cet élargissement, comme l’Allemagne qui plaide pour l’élargissement du G8 au G5, composé des cinq plus grandes économies émergentes (Chine, Inde, Afrique du Sud, Mexique et Brésil) pour en faire un G13.

Enfin, le processus de paix dans la région doit être au menu des entretiens. La paix au Proche-Orient et la conclusion d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens avant la fin de l’année semblent être loin. Selon Bernard Kouchner, la conclusion d’un accord de paix entre les deux camps avant la fin de l’année est « peu probable ». Pourtant, la France a déclaré qu’elle continuerait à soutenir les efforts américains pour faire avancer le processus de paix par le biais de l’Union européenne dans le Quartette international pour le Proche-Orient. De son Côté, Le Caire doit appeler aujourd’hui la France à jouer un rôle politique plus efficace et ne doit pas limiter son rôle à l’octroi de l’assistance économique aux Palestiniens.

Chérif Ahmed

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.