Al-Ahram Hebdo, Arts | Optiques d’éternité
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 Semaine du 29 octobre au 4 novembre 2008, numéro 738

 

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Arts

Photographie. La photographe allemande Ursula Sculz-Dornburg et son homologue égyptien Bahaa Madkour exposent à la salle Est de la Bibliothèque d’Alexandrie.  

Optiques d’éternité 

Sous le titre « Ermitages  du soleil », l’artiste allemande reprend un thème qu’elle a longuement élaboré auparavant, notamment à travers son travail sur les anciennes églises d’Espagne, bâties il y a plus de mille ans. Elle a toujours suivi le trajet du soleil à travers la fenêtre, tout au long des quatre saisons. « Pendant deux ans, 1991 et 1992, j’ai poursuivi les rayons du soleil, à partir de 6h30 du matin, dans les églises. J’ai pu alors prendre des superbes photos résumant son trajet », explique-t-elle, montrant quelques 35 photographies (en noir et blanc). « J’ai tenu à montrer par ces photographies le rôle du soleil dans la vie. Les blés de maïs scintillent dans les champs. Nul ne peut arrêter ces rayons. Les étoiles n’attendent pas les ordres du président des Etats-Unis pour bouger dans leurs constellations ». La photographe est éprise de cette idée de liberté.

De l’autre côté de la salle, Bahaa Madkour expose 43 photos en couleurs, sous le thème  « Les deux faces de l’éternité ». Elles mettent en lumière la pyramide de Chéops et le cimetière populaire d’Al-Hiw à Nagae Hamadi en Haute-Egypte. Des monuments qui représentent selon le photographe les deux faces de l’éternité. Car il s’agit de monuments funéraires, de tombeaux érigés par des rois et des gens simples, mais ils sont supposés défier le temps et servir pour l’au-delà. Pierre et argile, les constructions sont là gisant sous l’effet de la lumière et du temps. Deux maisons de l’éternité. Madkour précise : « J’ai travaillé pendant 5 mois sur la pyramide de Chéops, captant plus de 77 photos. J’ai une documentation assez riche sur les théories de sa construction. Mon seul instrument est la caméra et les couleurs. Je préfère les couleurs car elles sont comme la vie ».

Il s’est attardé aussi sur les pierres en amas aux pieds de la pyramide agencée bizarrement. Personne ne s’y arrête pour remarquer cette beauté portant les traces du temps. Mais Bahaa qui a étudié la polytechnique agit en connaisseur.

Samar Zarée

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Jusqu’au 30 octobre,

à la Bibliothèque d’Alexandrie,

de 9h à 21h

 

 




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