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 Semaine du 29 octobre au 4 novembre 2008, numéro 738

 

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Arts

PEINTURE. Dans « Lumière », la Française Sandrine Auriac présente un univers fondé sur le spiritualisme, une réponse à l’agressivité moderne.   

Eveiller la nature supérieure en chaque être

Dans un monde voué au matérialisme et à la violence, aller à la recherche d’une sérénité intérieure pourrait paraître exceptionnel. Il l’est sans doute ? A cet égard, Sandrine Auriac est bien représentative de cette tendance. Elle médite en fait à travers son pinceau. En fait, elle est peintre mais aussi guérisseuse, à travers les couleurs et les énergies qu’elle canalise. Purifiée par méditation, elle est réceptive et complètement ouverte à son être. Sa touche spirituelle part d’une intention d’offrir une paix intérieure qu’elle canalise dans ses peintures.

Auriac se situe dans le contexte d’un genre artistique qui fait son chemin depuis plusieurs années, notamment aux Etats-Unis, et dont l’un des artistes les plus représentatifs est Alain G. Rey. C’est tout un monde qui va vers un spiritualisme qui deviendrait un mode de vie. Elle capte des plans vibratoires et spirituels qui se manifestent au travers de sa peinture. Pour les tenants de cette manière d’être et de voir, fini le courant conceptuel et agressif, on revient à un art plus humain. Quoi qu’il en soit, que cette orientation se généralise ou reste minoritaire, elle offre un regard différent qui, d’une certaine manière, se réfère à l’impressionnisme.

Pour Auriac, ses créations sont conçues par vision et prennent vie quand le pinceau touche la toile. « Je commence à mettre des couleurs sans savoir où je vais, les vibrations des couleurs et des formes me guident avec une conscience sereine », assure-t-elle.

Sa passion pour la lumière l’amena très vite à peindre les cieux, c’est d’ailleurs le titre de son exposition « Lumière » où la majorité de ses tableaux représentent les cieux, quelquefois terrestres mais surtout extraterrestres. « Une collection d’arbres de lumière, qui crée l’espace sacré pour vous pour reprendre la joie de l’essence spirituelle qui est basée sur la vérité de ce qu’un être est ».

Son objectif c’est que l’on voie de la lumière, de l’amour et que l’on ressente une sérénité.

Sa technique est à tendance impressionniste avec des touches de couleur pure, associées à de douces transparences. Le violet et le lilas pour elle sont des couleurs spirituelles, tandis que le rouge et le vert sont des tableaux d’énergie ? C’est aussi un travail en matière qui, par les mouvements vifs du pinceau, autorise de belles vibrations de lumière.

Ce qu’elle souhaite c’est « éveiller la nature supérieure en chaque être ».

Déjà dans son enfance, la peinture et le healing faisaient partie de sa vie, elle guérissait ses poupées avec de petites bouteilles de parfum qu’elle avait remplies d’eau et de peinture, il y en avait de toutes les couleurs.

A ses 10 ans, son professeur de dessin lui a demandé de lui donner sa première peinture, il s’agissait d’une nature morte de Cézanne à la gouache. Dans la même année, elle choisit une peinture de Claude Monet, sa seule véritable influence et fut fascinée par l’Egypte ancienne qui était à son programme d’histoire.

Une aquarelle égyptienne fut sa première reconnexion avec la peinture, une représentation de Ramsès 1er avec Anubis et Horus, mais comme à son habitude, elle changea les couleurs d’origine pour des couleurs plus vivifiantes pleines d’énergie.

C’est il y a 4 ans qu’elle décida d’essayer à nouveau la peinture à l’huile, elle avait déjà essayé à plusieurs reprises mais la peinture à l’huile étant très technique, elle n’avait pas réussi d’elle-même à sortir quelque chose et là, elle sut que c’était sa voie.

Ahmed Loutfi

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Club suisse (Villa Pax) 90, rue Al-Guéhad,

bifurcation de la rue Al-Soudane, Kit-Kat, Imbaba,

jusqu’au 12 novembre. 

 

 




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