PEINTURE.
Dans « Lumière », la Française Sandrine
Auriac présente un univers fondé sur le
spiritualisme, une réponse à l’agressivité moderne.
Eveiller la nature supérieure en chaque être
Dans
un monde voué au matérialisme et à la violence, aller à la
recherche d’une sérénité intérieure pourrait paraître
exceptionnel. Il l’est sans doute ? A cet égard, Sandrine
Auriac est bien représentative
de cette tendance. Elle médite en fait à travers son
pinceau. En fait, elle est peintre mais aussi guérisseuse, à
travers les couleurs et les énergies qu’elle canalise.
Purifiée par méditation, elle est réceptive et complètement
ouverte à son être. Sa touche spirituelle part d’une
intention d’offrir une paix intérieure qu’elle canalise dans
ses peintures.
Auriac
se situe dans le contexte d’un genre artistique qui fait son
chemin depuis plusieurs années, notamment aux Etats-Unis, et
dont l’un des artistes les plus représentatifs est Alain G.
Rey. C’est tout un monde qui va vers un spiritualisme qui
deviendrait un mode de vie. Elle capte des plans vibratoires
et spirituels qui se manifestent au travers de sa peinture.
Pour les tenants de cette manière d’être et de voir, fini le
courant conceptuel et agressif, on revient à un art plus
humain. Quoi qu’il en soit, que cette orientation se
généralise ou reste minoritaire, elle offre un regard
différent qui, d’une certaine manière, se réfère à
l’impressionnisme.
Pour Auriac, ses créations sont
conçues par vision et prennent vie quand le pinceau touche
la toile. « Je commence à mettre des couleurs sans savoir où
je vais, les vibrations des couleurs et des formes me
guident avec une conscience sereine », assure-t-elle.
Sa passion pour la lumière l’amena très vite à peindre les
cieux, c’est d’ailleurs le titre de son exposition « Lumière
» où la majorité de ses tableaux représentent les cieux,
quelquefois terrestres mais surtout extraterrestres. « Une
collection d’arbres de lumière, qui crée l’espace sacré pour
vous pour reprendre la joie de l’essence spirituelle qui est
basée sur la vérité de ce qu’un être est ».
Son objectif c’est que l’on voie de la lumière, de l’amour
et que l’on ressente une sérénité.
Sa technique est à tendance impressionniste avec des touches
de couleur pure, associées à de douces transparences. Le
violet et le lilas pour elle sont des couleurs spirituelles,
tandis que le rouge et le vert sont des tableaux d’énergie ?
C’est aussi un travail en matière qui, par les mouvements
vifs du pinceau, autorise de belles vibrations de lumière.
Ce qu’elle souhaite c’est « éveiller la nature supérieure en
chaque être ».
Déjà dans son enfance, la peinture et le
healing faisaient partie de sa
vie, elle guérissait ses poupées avec de petites bouteilles
de parfum qu’elle avait remplies d’eau et de peinture, il y
en avait de toutes les couleurs.
A ses 10 ans, son professeur de dessin lui a demandé de lui
donner sa première peinture, il s’agissait d’une nature
morte de Cézanne à la gouache. Dans la même année, elle
choisit une peinture de Claude Monet, sa seule véritable
influence et fut fascinée par l’Egypte ancienne qui était à
son programme d’histoire.
Une aquarelle égyptienne fut sa première reconnexion avec la
peinture, une représentation de Ramsès 1er avec Anubis et
Horus, mais comme à son habitude, elle changea les couleurs
d’origine pour des couleurs plus vivifiantes pleines
d’énergie.
C’est il y a 4 ans qu’elle décida d’essayer à nouveau la
peinture à l’huile, elle avait déjà essayé à plusieurs
reprises mais la peinture à l’huile étant très technique,
elle n’avait pas réussi d’elle-même à sortir quelque chose
et là, elle sut que c’était sa voie.
Ahmed
Loutfi