En bref
Espèces menacées
L’Union mondiale pour la nature (UICN) a publié qu’une
espèce de mammifère sur quatre est en danger de disparition,
soit 1,141 sur 5,487 espèces recensées.
« En réalité, le nombre de mammifères menacées d’extinction
pourrait atteindre 36 % », estime Jan
Schipper, un expert de l’UICN, dans un article publié
dans la revue Science.
Au moins 76 espèces de mammifères ont déjà disparu depuis
l’an 1500.
La crise actuelle est considérée comme celle de la sixième
grande période d’extinction des espèces, la précédente ayant
été celle de la disparition des dinosaures il y a 65
millions d’années. 16,928 espèces d’animaux ou de plantes
sont menacées d’extinction, contre 16,306 en 2007 sur un
total de 44,838 espèces mises sous surveillance, contre
41,415 précédemment.
3,246 espèces sont classées dans la catégorie à risque la
plus élevée — « en danger critique » — 4,770 sont
considérées comme « en danger » et 8,912 comme « vulnérables
».
Mais « plus nous attendrons, plus cela coûtera cher pour
empêcher de nouvelles extinctions d’espèces », a averti un
responsable au programme des espèces à l’UICN.
Cancers
Des chercheurs pointent le rôle joué par l’environnement.
Les pesticides, le radon, les particules ultra-fines qui
échappent aux filtres des moteurs à diesel ou les examens
radiologiques répétés jouent un rôle avéré ou suspecté dans
la survenue de cancers, souligne un rapport scientifique
rendu la semaine dernière.
En 2005, il y a eu une hausse considérable de cas de cancer,
soit une hausse de 90 % en 25 ans et de 40 % si l’on tient
compte de l’augmentation et du vieillissement de la
population.
Des experts de l’Institut national de la santé et de la
recherche médicale ont analysé plus de 1 800 études sur neuf
cancers : sein, poumon, testicule, prostate, ovaire,
thyroïde, plèvre et aussi tumeurs cérébrales et hémopathies
malignes (dont les leucémies), et des facteurs
environnementaux.
Les pesticides, que l’on retrouve dans l’alimentation, l’eau
de boisson et l’air, sont qualifiés de facteur « débattu »
pour huit des neuf cancers étudiés (à l’exception de la
plèvre). Les études sont souvent imprécises, notamment sur
la quantité d’exposition aux pesticides, mais les soupçons
sont « forts » et « répétés », note l’épidémiologiste
Isabelle Stücker.
Entre 1983 et 1996, le nombre d’examens radiologiques a
augmenté de 10 % et la dose moyenne par examen de 20 %,
soulignent les chercheurs.
A partir de cette enquête, les chercheurs ne proposent
aucune interdiction, mais des recommandations : réduire
l’exposition aux particules ou aux pesticides, noter sur un
carnet individuel les doses de radiation absorbées lors de
radios, renforcer les mesures de terrain ..