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Festival du Théâtre Expérimental.
Les deux spectacles égyptiens Qahwa
sada (café sans sucre) et
Khalti
Safiya wal
deir (ma tante
Safiya et le couvent)
participent à la compétition officielle.
Les taches égyptiennes
De
toute une panoplie de pièces représentant l’Egypte, le
comité de la sélection de la compétition officielle a opté
pour Qahwa
sada (café sans sucre) de Khaled
Galal et Khalti
Safiya wal
deir (ma tante
Safiya et le couvent) de Mohamad
Morsi. Il s’agit de deux
créations distinctes, produites par les Centres de
créativité artistique du Caire et d’Alexandrie, qui font
partie du Fonds de développement culturel. La première est
une parodie de la société égyptienne, oscillant entre
mélodrame et farce. Khaled Galal
ridiculise tout dans des sketchs de comédie noire.
Interprétation, intonation, gestuelle, expression du visage
et chants sont de mise, témoignant du talent des 35 jeunes
participants au spectacle. (Voir Hebdo n°721). Quant au
deuxième spectacle, il puise dans les traditions égyptiennes
de la Haute-Egypte. Il s’agit
d’une adaptation du roman de Bahaa
Taher
Khalti Safiya
wal deir,
conçue dans le temps record de 10 jours pour participer au
festival. Le metteur en scène, Mohamad
Morsi, explique : « Nous nous sommes posé la question
: Dans ce festival que cherchons-nous à dire aux autres ? En
Egypte, nous vivons, en tant que musulmans et chrétiens, une
ambiance de tolérance et de paix. Le meilleur chef-d’œuvre
traitant de ce sujet fut donc le texte de
Bahaa Taher.
S’ajoute à cela notre folklore égyptien qu’on cherche à
montrer ». Le spectacle passe en revue certains expériences
et rites propres à la Haute-Egypte
: la pratique des pleureuses, les cérémonies du mariage, de
souboue (fête de la naissance
d’un bébé), etc. Le décor est fait d’un assemblage de
textures variées. Sa disposition reflète le couvent, dans
une scène le couvent, la montagne, dans une autre … Une
scénographie riche en nuances et émotions signée par
Maher Chérif. Les deux créations
rivalisent en qualité, reproduisant satire et éloge
d’une certaine tolérance
caractéristique de l’âme égyptienne.
Deux créations donc assez colorées et assez touchantes.
May
Sélim
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Qahwa sada,
le
15 octobre, à 20h,
et
le 16 octobre, à 22h,
au
Centre de la créativité artistique Khalti Safiya wal deir,
les
16 et 17 octobre, à 20h,
au
théâtre
d’Al-Ghad.
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