En bref
Grèce
Parthénon
L’Italie a rendu mardi à la Grèce un fragment des frises du
Parthénon détenu par le musée de Palerme et réclamé par
Athènes depuis 13 ans, a indiqué le ministre grec de la
Culture, Michalis
Liapis. La pièce de marbre,
officiellement prêtée « à long terme » sans date de
restitution et sans contrepartie, représente le pied de la
déesse antique Artémis, et provient d’une partie de la frise
orientale où figurent les douze dieux de l’Olympe, a précisé
le ministre.
Le fragment de 35 cm de haut sur 34 cm de large doit être
replacé sur le relief mercredi lors d’une cérémonie en
présence du chef d’Etat grec, Carolos
Papoulias, et de son homologue
italien, Giorgio Napolitano, en
visite officielle en Grèce. A l’issue d’un entretien avec M.
Napolitano, M.
Papoulias a pour sa part
souligné l’« importance du geste » italien, alors que la
Grèce réclame en vain depuis 1982 à Londres la restitution
de la partie des frises du Parthénon détenues par le British
Museum. Tout comme ces
chefs-d’œuvre, le fragment italien a été décroché du temple
au début du XIXe siècle par l’ambassadeur britannique, Lord
Elgin, et offert en 1816 au consul britannique de Sicile, a
indiqué le conseiller culturel du chef d’Etat italien, Louis
Godart. Deux autres fragments du
Parthénon détenus par le Vatican doivent être rapatriés en
Grèce le 8 octobre prochain, a-t-il ajouté.
Grèce
Antiquités
Deux antiquités grecques des IVe et Ve siècles av. J.-C. ont
été restituées à la Grèce par une collectionneuse américaine
à la suite d’un accord, a indiqué le ministre de la Culture,
Michalis Liapis. Les deux pièces, acquises par la
collectionneuse Shelby White, avaient été exportées
illégalement de Grèce et le ministère de la Culture
demandait leur rapatriement depuis 2007 dans le cadre d’une
vaste campagne contre le pillage d’antiquités. La première
pièce est la partie supérieure d’une stèle funéraire datant
de 410-400 av. J.-C. dont la partie inférieure est
exposée au Musée de Brauron à
l’est d’Athènes. La stèle, sur laquelle figure le guerrier
Memnon et un jeune homme du nom de Kleovoulos, a été
découverte dans les années 1960 près de Porto Rafti, un
petit port près de Brauron. La deuxième antiquité restituée
est un cratère (grand vase à deux anses) macédonien en
bronze daté de 340 av. J.-C. Il provient d’une fouille
sauvage dans la région de Piera en Macédoine, au nord de la
Grèce, et était placé « probablement dans la tombe d’un roi
», a indiqué un communiqué du ministère. « Le rapatriement
d’antiquités revêt une énorme importance pour le peuple grec
», a souligné M. Liapis. Il a indiqué qu’il avait demandé,
lors du dernier Conseil des ministres de la Culture de
l’Union européenne, le retour des marbres du Parthénon
détenus par la Grande-Bretagne.
Afghanistan
Découverte
Les restes d’un « Bouddha couché » ont été découverts parmi
les ruines des bouddhas de Bamiyan, dans le centre
d’Afghanistan. Des archéologues afghans à la recherche d’un
mythique Bouddha couché qui, d’après la tradition, ferait
300 mètres de long, ont mis au jour les restes d’un Bouddha
d’environ 19 mètres, enfoui non loin de l’emplacement des
deux autres Bouddhas géants en position debout. « L’équipe a
réussi à trouver une statue du Bouddha couché de 18 à 19
mètres de long, ainsi que 89 autres reliques », dont des
pièces d’origine grecque, bactriane et de l’époque
islamique, a déclaré Mohammad Zia Afshar, conseiller auprès
du ministre de l’Information et de la Culture. « L’équipe a
exploré des zones au sud-est d’un des Bouddhas haut de 35
mètres qui avait été détruit (par les Talibans), et ils ont
découvert le cou et l’épaule droite d’une statue d’un
Bouddha endormi », a déclaré M. Afshar à l’AFP. Selon les
chercheurs, 90 % de la statue a toutefois disparu. En mars
2001, les Talibans avaient dynamité deux statues de Bouddha,
vieilles de 1 500 ans, jugées anti-islamiques, soulevant la
réprobation de la communauté internationale. Selon les
écrits de Huan Tsang, un pèlerin chinois qui se rendit à
Bamyan au VIIe siècle après Jésus-Christ, le sanctuaire
comprendrait un Bouddha de plus de 300 mètres couché sur son
lit de mort. L’équipe archéologique, dirigée par Zameryalai
Tarzi, qui est à sa recherche, organise des fouilles à
Bamiyan pendant quelques mois chaque année.