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 Semaine du 1 au 7 Octobre 2008, numéro 734

 

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Grèce
Parthénon

L’Italie a rendu mardi à la Grèce un fragment des frises du Parthénon détenu par le musée de Palerme et réclamé par Athènes depuis 13 ans, a indiqué le ministre grec de la Culture, Michalis Liapis. La pièce de marbre, officiellement prêtée « à long terme » sans date de restitution et sans contrepartie, représente le pied de la déesse antique Artémis, et provient d’une partie de la frise orientale où figurent les douze dieux de l’Olympe, a précisé le ministre.

Le fragment de 35 cm de haut sur 34 cm de large doit être replacé sur le relief mercredi lors d’une cérémonie en présence du chef d’Etat grec, Carolos Papoulias, et de son homologue italien, Giorgio Napolitano, en visite officielle en Grèce. A l’issue d’un entretien avec M. Napolitano, M. Papoulias a pour sa part souligné l’« importance du geste » italien, alors que la Grèce réclame en vain depuis 1982 à Londres la restitution de la partie des frises du Parthénon détenues par le British Museum. Tout comme ces chefs-d’œuvre, le fragment italien a été décroché du temple au début du XIXe siècle par l’ambassadeur britannique, Lord Elgin, et offert en 1816 au consul britannique de Sicile, a indiqué le conseiller culturel du chef d’Etat italien, Louis Godart. Deux autres fragments du Parthénon détenus par le Vatican doivent être rapatriés en Grèce le 8 octobre prochain, a-t-il ajouté.  

Grèce
Antiquités

Deux antiquités grecques des IVe et Ve siècles av. J.-C. ont été restituées à la Grèce par une collectionneuse américaine à la suite d’un accord, a indiqué le ministre de la Culture, Michalis Liapis. Les deux pièces, acquises par la collectionneuse Shelby White, avaient été exportées illégalement de Grèce et le ministère de la Culture demandait leur rapatriement depuis 2007 dans le cadre d’une vaste campagne contre le pillage d’antiquités. La première pièce est la partie supérieure d’une stèle funéraire datant de 410-400 av. J.-C. dont la partie inférieure est exposée au Musée de Brauron à l’est d’Athènes. La stèle, sur laquelle figure le guerrier Memnon et un jeune homme du nom de Kleovoulos, a été découverte dans les années 1960 près de Porto Rafti, un petit port près de Brauron. La deuxième antiquité restituée est un cratère (grand vase à deux anses) macédonien en bronze daté de 340 av. J.-C. Il provient d’une fouille sauvage dans la région de Piera en Macédoine, au nord de la Grèce, et était placé « probablement dans la tombe d’un roi », a indiqué un communiqué du ministère. « Le rapatriement d’antiquités revêt une énorme importance pour le peuple grec », a souligné M. Liapis. Il a indiqué qu’il avait demandé, lors du dernier Conseil des ministres de la Culture de l’Union européenne, le retour des marbres du Parthénon détenus par la Grande-Bretagne.
 

Afghanistan
Découverte

Les restes d’un « Bouddha couché » ont été découverts parmi les ruines des bouddhas de Bamiyan, dans le centre d’Afghanistan. Des archéologues afghans à la recherche d’un mythique Bouddha couché qui, d’après la tradition, ferait 300 mètres de long, ont mis au jour les restes d’un Bouddha d’environ 19 mètres, enfoui non loin de l’emplacement des deux autres Bouddhas géants en position debout. « L’équipe a réussi à trouver une statue du Bouddha couché de 18 à 19 mètres de long, ainsi que 89 autres reliques », dont des pièces d’origine grecque, bactriane et de l’époque islamique, a déclaré Mohammad Zia Afshar, conseiller auprès du ministre de l’Information et de la Culture. « L’équipe a exploré des zones au sud-est d’un des Bouddhas haut de 35 mètres qui avait été détruit (par les Talibans), et ils ont découvert le cou et l’épaule droite d’une statue d’un Bouddha endormi », a déclaré M. Afshar à l’AFP. Selon les chercheurs, 90 % de la statue a toutefois disparu. En mars 2001, les Talibans avaient dynamité deux statues de Bouddha, vieilles de 1 500 ans, jugées anti-islamiques, soulevant la réprobation de la communauté internationale. Selon les écrits de Huan Tsang, un pèlerin chinois qui se rendit à Bamyan au VIIe siècle après Jésus-Christ, le sanctuaire comprendrait un Bouddha de plus de 300 mètres couché sur son lit de mort. L’équipe archéologique, dirigée par Zameryalai Tarzi, qui est à sa recherche, organise des fouilles à Bamiyan pendant quelques mois chaque année. 

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