Al-Ahram Hebdo, Voyages | Du toc au lieu de l’authentique
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 1 au 7 Octobre 2008, numéro 734

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Voyages

Initiative. Des copies des portes du Caire islamiques seront exécutées pour préserver les originaux d’agression et de vol. 

Du toc au lieu de l’authentique 

La fondation Agakhan pour les services culturels exécute actuellement un ambitieux projet de préservation de quelques monuments islamiques. Il s’agit en fait de faire deux copies quasi identiques des portails des quartiers islamiques pour remplacer les originaux, et ceci dans le but de les sauvegarder de toutes formes d’agression et de vol. Alors que les portes originales seront placées au Musée de l’histoire du Caire que la fondation Agakhan compte créer au jardin d’Al-Azhar. « Cette initiative est venue comme réponse affirmative à une demande du ministre de la Culture », souligne l’architecte Mamdouh Saqr, responsable de l’exécution du projet de préservation des portails des quartiers islamiques au sein de la fondation Agakhan pour les services culturels.

D’après lui, le ministre a voulu protéger ces portails devenus récemment victimes de nombreuses agressions. « Enrichir les différents nouveaux musées qui viennent d’ouvrir leurs portes dans les pays du Golfe figure à la tête de la liste des motifs de vol des pièces islamiques », estime l’architecte Mamdouh Saqr. De même que, ajoute-t-il, des individus veulent posséder des pièces entières datant des différentes époques islamiques. « Aujourd’hui, il est tout à fait à la mode de prétendre posséder des pièces authentiques islamiques. Des parties de minbars des mosquées mameloukes et ottomanes ainsi que différentes parties des portes des mosquées et portails islamiques sont devenues victimes de cette nouvelle tendance », estime l’architecte. Et d’ajouter que la possession de ces pièces islamiques équivaut à la possession des peintures signées. Il est également indispensable de tenir compte que ces pièces sont pour la plupart fabriquées en bois et en métaux : le fer le plus souvent et le cuivre, ce qui séduit, à son tour, les voleurs.

Tous ces facteurs ont poussé le ministre à penser à réaliser des copies afin de préserver les pièces originales au Musée du Caire. C’est avec le portail de Qalaoun et celui du sultan Barqouq que le projet va commencer. Sous la supervision du département des monuments coptes et islamiques du Conseil Suprême des Antiquités (CSA), la fondation Agakhan réalise une étude minutieuse du style architectural de chaque portail, ainsi que de ses formes caractéristiques. « Une fois sur ordinateur, les architectes créent des images à trois dimensions identiques au portail original », explique l’architecte Mamdouh Saqr. Ces dessins iront ensuite aux différents ouvriers : menuisiers, orfèvres … pour la réalisation du portail copie qui remplacera ensuite les originaux. En effet, cette initiative de sauvegarder les portails des quartiers islamiques n’est pas la première.

Egalement sur demande du ministre de la Culture, l’architecte Assaad Nadim, connu pour avoir restauré Al-Darb Al-Asfar, devait faire le même projet de l’Agakhan, mais qui s’est arrêté faute de moyen financier. C’est pour cette raison qu’on a commencé par deux portails seulement. Si le projet réussit du point de vue technique et budget, il se généralisera sur les autres portails et minbars islamiques.

Nada Al-Hagrassi

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.