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 Semaine du 1 au 7 Octobre 2008, numéro 734

 

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Opinion
 

Un candidat égyptien largement appuyé

Mohamed Salmawy

 

Il semble important de présenter des salutations au pays frère le Maroc, qui a décidé de renoncer à la candidature au poste de directeur général de l’Unesco. Une position qui est venue confirmer l’unité de l’action arabe commune à un moment où les divergences interarabes semblent être l’une des règles qui régissent les relations panarabes face au monde.

Bien que convaincu que l’existence de plusieurs candidats arabes à ce poste — et de candidats originaires de régions géographiques multiples — ne soit pas un danger en soi, il n’en demeure pas moins que le consensus arabe sur un seul candidat confère à la candidature arabe plus de fiabilité. Les chances seront ainsi plus grandes pour la candidature arabe qui pourra l’emporter pour la première fois.

Le candidat arabe, quant à lui, avait déclaré à plusieurs reprises à l’intérieur comme à l’étranger que le consensus arabe autour d’un seul candidat permettrait d’obtenir l’accord du reste des pays membres au conseil exécutif de l’Unesco. L’Histoire gardera toujours en mémoire cette initiative prise par le Maroc qui a certainement donné plus de poids à la candidature arabe.

D’autre part, cette initiative démontre effectivement que la campagne électorale lancée par le candidat égyptien a eu son impact sur la scène mondiale, amenant le Maroc à réaliser que son retrait pourrait éventuellement ouvrir la voie devant un candidat arabe fort capable de l’emporter et non pas un candidat faible n’ayant aucune chance de réussir.

Farouk Hosni s’est imposé en force, depuis que l’Egypte a proposé sa candidature à l’Unesco en ce début d’année. Et ce, à travers ses propositions de travail, sa vision des choses et ses projets d’avenir présentés sur l’activité de l’Unesco. D’ailleurs, les médias étrangers, avant même les médias arabes, lui ont consacré de larges espaces à travers lesquels il s’est exprimé plus que n’importe quel autre candidat sur sa vision de la culture de manière générale. Ils ont débattu de ses réalisations en tant que ministre de la Culture dans l’un des pays les plus riches en matière de culture, de patrimoine et d’arts et de ses aspirations concernant le patrimoine culturel mondial en cas de sa réussite à la tête de l’Unesco.

Farouk Hosni est sans doute le seul candidat a avoir pris l’initiative de former une équipe de travail sous forme de bureaux techniques ayant pour tâche d’organiser sa campagne électorale sous tous ses aspects. Citons à titre d’exemple le côté relatif à formuler les propositions et les visions du candidat sous la forme d’un programme complet traitant tous les domaines d’activités de l’Unesco, à savoir la culture, les sciences, les communications et l’éducation. Ces bureaux suivent également les efforts politiques et diplomatiques visant à renforcer la position du candidat égyptien. Ceci sans oublier les aspects concernant les relations publiques et les médias.

Il reste que le facteur décisif dans cette course est sans aucun doute le candidat égyptien lui-même. En effet, le candidat égyptien jouit de nombreux atouts innés, dont cette présence et ce charisme qui le caractérisent, jouant un rôle décisif sur ses interlocuteurs. Des éléments décisifs et irremplaçables pour cette campagne qui n’aurait pas réussi autant en leur absence.

Le candidat égyptien a joui ces derniers mois d’un large appui international, allant des pays arabes frères jusqu’aux pays d’Amérique Latine, en passant par les pays européens, bien avant que les candidatures n’aient pris leur statut officiel. Surtout que de nombreux pays ne se prononcent pas avant d’avoir présenté leurs candidatures officielles. Pourtant, certains pays comme la France, l’Italie, la Grèce et l’Espagne ont formulé leur soutien au candidat égyptien, en annonçant officiellement leur appui avant que la liste officielle des candidatures n’ait été annoncée.

Il faudrait ajouter de même les efforts déployés par les différents organismes de l’Etat pour soutenir le candidat qui incarne l’Egypte dans cette course. Citons, en tête de liste, le ministère égyptien des Affaires étrangères, qui déploie un effort à la hauteur de la longue histoire et de l’authenticité de la diplomatie égyptienne et reflétant la sincérité des intentions de ses responsables à ce sujet.

L’initiative du Maroc nous a amenés à dire que ce pays frère a été l’un des facteurs ayant soutenu la candidature arabe. Lorsque les Arabes remporteront pour la première fois ce poste prestigieux, le monde entier clamera à coup sûr que la raison est le consensus des Arabes autour d’un seul candidat alors que nous insisterons sur le fait que le Maroc a permis aux Arabes de remporter cette victoire.

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