Rentrée Universitaire.
Après l’inauguration de la librairie de l’AUC (American
University in
Cairo) sur le nouveau campus,
une seconde verra le jour dans six mois dans les anciens
bâtiments. Tour d’horizon.
Les nouveaux locaux du livre
Voilà
bientôt presque 50 ans qu’AUC Press a vu le jour : c’était
en 1960 et peu d’entre nous s’en souviennent. Depuis, bien
des évolutions ont eu lieu et l’AUC Press serait, selon son
directeur, Mark Linz, « la première maison d’édition du
Moyen-Orient, avec 300 000 ouvrages vendus chaque année » et
plusieurs points de vente importants.
Le 30 août dernier, un nouveau pas était franchi avec
l’inauguration de la librairie du nouveau campus au Nouveau
Caire. 20 000 titres y sont désormais disponibles sur place
en langue anglaise, et il est possible de passer commande
pour à peu près n’importe quel ouvrage publié aux Etats-Unis
ou en Angleterre.
Située dans la zone numéro 1 de cette ville du savoir de 105
hectares, l’architecture de la nouvelle librairie est un
savant mélange de traditions et de modernité égyptienne.
Quant à l’intérieur « calme et serein », il est une «
véritable incitation à la consultation des titres présentés
», précise Mark Linz. « Sur des présentoirs en bois, les
nouvelles publications sont rapidement accessibles à l’œil,
bien que notre but soit d’inciter au savoir et non à la
consommation », poursuit une collaboratrice de ce dernier.
Pour le mois de septembre, neuf nouveaux titres ont été
publiés par l’AUC, pour une moyenne de cent titres par an.
Ce mois-ci, l’art copte, les bijoux égyptiens, les
pyramides, l’égyptologie ou encore Naguib Mahfouz sont à
l’honneur. « Nous publions principalement des ouvrages ayant
un rapport plus ou moins direct avec l’Egypte et le
Moyen-Orient, dont un certain nombre de romans écrits par
des écrivains égyptiens et traduits vers l’anglais par la
suite », nous dit Mark Linz. Dans le domaine de l’édition
anglophone, l’AUC Press a peu de concurrence, hormis
quelques exemples encore jeunes comme les éditions Malamih.
Un point négatif cependant pour cette nouvelle librairie :
elle est loin, trop loin. C’était sans compter sur
l’informatisation de l’Université américaine. Inutile de
faire les deux heures de route que
nécessite l’aller retour entre Midan Al-Tahrir et le nouveau
campus : l’utilisation de l’Internet permet de faire ses
achats en ligne. Peu d’ouvrages malgré tout sont disponibles
; et si l’Internet est un outil pratique, le charme de
feuilleter un livre avant de l’acheter sera ici bien
difficile à ressentir. Quant aux périodiques, il faut bien
évidemment se rendre sur place.
La donne changera bientôt d’ici six mois. En effet, Mark
Linz souligne « qu’une étude réalisée pour l’AUC montre que
la plupart de nos livres ne sont pas achetés par nos
étudiants étrangers, mais par des Egyptiens ». Logiquement
donc, un éloignement du point de vente aurait signifié une
diminution des ventes.
Qu’à cela ne tienne, « ce que nous appelons le Palace, un
des plus anciens bâtiments du vieux Campus, sera transformé
en une grande librairie au rez-de-chaussée, et l’étage
hébergera des locaux de notre maison d’édition »,
ajoute-t-il. Une carte d’identité sera demandée à l’entrée
du bâtiment pour y accéder, même si aujourd’hui, le mystère
reste entier quant aux services qu’offrira cette nouvelle
librairie.
Rendez-vous
à
l’inauguration dans
quelques
mois.
Alban
de Menonville