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 Semaine du 1 au 7 Octobre 2008, numéro 734

 

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Dossier

Otages. Un safari à Al-Gelf Al-Kébir fascine beaucoup les touristes. La situation sera-t-elle la même, surtout après l’enlèvement d’un groupe de touristes dans cette région ?

Une aventure qui continue de captiver

A 1 200 kilomètres du Caire se situe la région de Karkour Talh qui fait partie du désert d’Al-Gelf Al-Kébir sur la frontière sud-ouest de l’Egypte. Cette région a été la scène d’un enlèvement, un des premiers du genre en Egypte. Plus de 25 000 touristes se rendent chaque année dans cette région pour faire des safaris d’une durée moyenne de deux semaines. Cette région, connue sous le nom de la vallée d’Al-Gelf Al-Kébir, est une réserve naturelle immense de 48,5 000 m2 qui se distingue par des trésors et des beautés diverses. En fait, les cavernes répandues dans les montagnes de la région contiennent des gravures et des traces de l’époque préhistorique ainsi que de l’homme primitif. La caverne d’Al-Mestékawi est autant célèbre qu’importante, puisqu’elle comprend entre ses murs plus de 2 000 gravures qui racontent beaucoup sur cette époque. Les dunes de sable doré forment avec les collines et les montagnes un site pittoresque qui fascine le visiteur de la région qui se détache de son présent et vit dans le passé lointain entre les animaux et les plantes rares répandus, et à côté des plus anciens rochers découverts sur le globe terrestre. Les rochers volcaniques et les cratères des anciens volcans sont l’apogée. On est fasciné par 14 montagnes volcaniques inertes, comme celles de Babane et Nezar, qui sont un autre atout d’Al-Gelf Al-Kébir. La région d’Al-Silica, dont l’âge est de plus de 28 millions d’années, attire l’attention des touristes avec les roches en Silicate (en verre) et les restes des météorites millénaires pétrifiés répandus partout.

Pour aller en safari à Al-Gelf Al-Kébir, il faut avoir recours à une agence de voyage spécialisée dans l’organisation de tel voyage. « C’est l’agence qui s’occupe d’apporter les permis de sécurité nécessaires des renseignements militaires, puisque cette région est une région frontalière qui est soumise aux forces armées et non pas à la police. A leur sortie de la dernière oasis égyptienne qui est celle d’Al-Dakhla, le groupe de touristes est accompagné d’un officier qui fait partie des garde-frontières pour assurer leur sécurité », explique un employé d’une agence de voyage qui a requis l’anonymat. Il ajoute qu’il est allé en safari dans cette région en 2005. Il a beaucoup aimé le site, mais il a été surpris à cause de l’inexistence de barrières sur les frontières égypto-soudanaises. « Seule une pancarte avec deux flèches, à droite c’est l’Egypte et à gauche c’est le Soudan, indique le trajet », s’exclame le voyagiste.

« Le safari est un genre de tourisme d’aventure qui attire de plus en plus les touristes ces jours-ci. Ils savent bien les risques qu’ils peuvent affronter, mais leur passion gagne », explique Mahmoud Al-Qaïssouni, conseiller du ministre du Tourisme pour le tourisme écologique. Al-Gelf Al-Kébir n’est pas la seule région de safari en Egypte, mais tous les déserts qu’ils soient orientaux, occidentaux ou même celui du Sinaï accueillent des touristes aventureux qui décident de découvrir ces immensités dont la couleur n’existe pas du tout dans leurs pays. « Mais il y a des régions plus sûres que préfèrent les agences de voyage et se distinguant par les trésors naturels comme le Désert blanc sur les frontières avec la Libye, la grande et la petite vallée et les puits romains qui sont à proximité de l’oasis de Farafra », explique Al-Qaïssouni. L’escalade des montagnes est un autre type de tourisme d’aventure à grand risque qui commence à se répandre en Egypte, surtout dans les hautes montagnes de plus de 1 000 mètres de hauteur, surtout à Al-Gelf Al-Kébir ou au Sinaï.

Une influence limitée

« C’est un accident occasionnel qui se passe pour la première fois en Egypte et qui pourrait bien avoir lieu n’importe où dans le monde ». C’est ainsi que Fathi Nour, président de la Chambre des hôtels et conseiller du ministre du Tourisme, qualifie l’enlèvement des touristes. Il ajoute que c’est un crime et non pas un attentat terroriste, c’est pour cela qu’il n’aura pas, selon lui, un effet négatif sur l’affluence touristique en Egypte, estime-t-il. Cet incident ne peut pas les pousser à changer de destination si facilement, surtout que jusqu’à présent aucune annulation n’a eu lieu de n’importe quelle nationalité. Pour sa part, Seif Al-Ammari, membre de la Chambre des agences de voyage, estime qu’on doit bien mettre en relief les vérités avec transparence auprès des méga-tour-opérateurs et des groupes touristiques, surtout occidentaux, et intensifier nos programmes pour la promotion touristique de l’Egypte, surtout que la saison commence et la plupart des contrats sont signés au début du mois d’octobre, et les deux marchés allemand et italien sont les premiers du tourisme égyptien. « Mais la Chambre des agences de voyage n’a reçu aucune annulation de contrat de la part des agences qui ont terminé tôt leur contrat », souligne Al-Ammari.

A l’autre bout du fil, Moetaz Noureddine estime que le tourisme égyptien va souffrir d’une façon temporaire de cet accident, surtout qu’on s’attendait à une grande hausse dans le nombre de touristes pendant la saison d’hiver. « Le tourisme de safari va être le secteur le plus négativement influencé par l’accident, et malheureusement c’est ce qu’on appelle le tourisme Hi End (de haute gamme), puisque le coût d’un voyage peut dépasser les 10 000 dollars par groupe », assure Noureddine.

Dalia Farouk

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