Al-Ahram Hebdo, Voyages | Histoire d’une pérennité
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 Semaine du 7 au 13 janvier 2008, numéro 696

 

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Voyages

Art Copte . Deux ouvrages magnifiquement illustrés, publiés par l’Université américaine du Caire, mettent en valeur les thèmes et les origines de l’art copte.

Histoire d’une pérennité

L’AUC Press a lancé récemment sur le marché deux ouvrages en couleurs sur l’héritage artistique copte*. Le premier titre est The Treasures of Coptic Art in the Coptic Museum and Churches of Old Cairo (les trésors de l’art copte dans le musée copte et les églises du Vieux-Caire). Il s’agit d’un ouvrage illustré, en format large, qui se propose de faire comprendre les caractéristiques des coptes d’Egypte ainsi que celles de leurs productions à travers leurs multiples facettes.

Les auteurs de ce premier ouvrage sont deux spécialistes de l’histoire et de l’art copte : Gawdat Gabra et Marianne Eaton-Krauss. D’ailleurs, Gabra n’est que le directeur du musée copte. Quant à Eaton-Krauss, elle est une experte en art et archéologie pharaonique et copte.

The Treasures of Coptic Art in the Coptic Museum and Churches of Old Cairo retrace l’évolution de l’art copte depuis ses origines pharaoniques jusqu’à nos jours. Il présente ainsi une sélection d’œuvres exécutées en bois, en métal, en céramique ainsi que des manuscrits rares et précieux. Les œuvres et les objets exposés dans le livre proviennent tous du musée copte et des églises du Vieux-Caire, comme l’indique le titre de l’ouvrage. L’ensemble de la collection présentée couvre, en plus, divers domaines de la vie quotidienne, comme la parure féminine, les jeux et divertissements. L’évolution de la langue et de l’écriture constituent un autre temps fort du parcours du livre.

Dans l’introduction, il est sujet en effet de décrire les divers aspects de la vie de la population copte dans son milieu et dans son histoire, ainsi que les développements qui ont lieu dans ce contexte. On trouve ensuite une présentation détaillée de l’histoire du musée copte avec ses plus importantes dates.

Un chapitre tout entier est consacré ensuite aux éléments pharaoniques dans l’art et dans l’architecture. L’art copte est en fait le successeur de 3 000 ans d’art égyptien ancien. Cet art copte porte aussi la trace des civilisations romaines et byzantines, à travers les vestiges des peintures murales coptes. De plus, ces influences se trouvent également dans les traditions et les coutumes. Certaines, datant de l’Egypte pharaonique, ont survécu jusqu’à l’époque copte, parfois même jusqu’à nos jours, comme la célébration du quarantième jour après un décès, ou les fêtes hebdomadaires qui ponctuent les premières semaines qui suivent un décès. La fête de Cham Al-Nessim (fête du printemps) est, elle aussi, une célébration déjà pratiquée dans l’ancienne Egypte à l’occasion de l’arrivée du printemps et de la saison des moissons ; elle s’est ensuite confondue avec la Pâque copte, au cours de laquelle les Egyptiens se délectent depuis des milliers d’années de poisson salé, appelé le fessikh. La momie d’une femme copte, à l’instar de celles de ses aïeules pharaoniques, porte sur elle, faisant contraste avec sa nudité, tous ses bijoux et ornements : boucles d’oreille et colliers ... L’art copte a été influencé aussi par l’art islamique.

Les coptes du premier millénaire se sont rendus célèbres par les tapisseries et les tissages dont ils maîtrisaient la technique. L’artisanat du textile est connu par les instruments eux-mêmes. Objets en bois permettant de filer le lin et la laine, tissages réalisés sur le métier, production enfin de vêtements et de grandes pièces d’ameublement.

Dans le cadre domestique, de nombreux objets ont leur place. Tout un chapitre est consacré aux articles de la vie quotidienne. Retrouvés dans un parfait état de conservation, ces objets semblent, pour certains, presque contemporains. Ainsi ce panier de vannerie, fabriqué il y a plus de quinze siècles, ou bien cette verrerie, à peine plus récente, qui ne déparerait pas un intérieur moderne. Le bois et le métal sont aussi utilisés pour confectionner les objets domestiques. Une grande variété de matériaux et de techniques entre dans la fabrication des articles de coquetterie. Miroirs, peignes, étuis à far, flacons, bijoux et boites à pommade pouvaient combler les élégantes. Les banquets et les jeux étaient encore à l’honneur dans l’art copte. Les couleurs chaudes s’y fondent harmonieusement.

 

Guide au musée copte

Le second ouvrage, c’est The Illustrated Guide to the Coptic Museum and Churches of Old Cairo (Le guide illustré au musée copte et les églises du Vieux-Caire. Ce livre illustré de taille de poche est écrit toujours par Gawdat Gabra et Marianne Eaton-Krauss. Comme le livre précédent, ils présentent au début de ce guide la même histoire en détail du musée copte ainsi qu’une sorte de chronologie des plus importantes dates de cette histoire. C’est Morcos Sémeika pacha qui fonda le musée copte en 1910 en vue de rassembler les différents matériaux indispensables à l’étude de l’histoire du christianisme en Egypte. La plus grande collection d’objets d’art coptes et la plus importante collection d’art copte du monde se trouvent dans ce musée. Les quelque 16 000 pièces qui s’y trouvent permettent de retracer les événements historiques du christianisme en Egypte.

Le musée lui-même est installé dans un beau bâtiment, édifié dans un lieu historique : le quartier du Vieux-Caire et l’enclos de la forteresse de Babylone. S’étalant sur deux étages, c’est un véritable musée à ciel ouvert entouré de monuments de tous genres. Le musée copte est décoré de matériaux provenant d’anciennes maisons coptes.

Ce musée n’a cessé d’accroître le nombre de ses œuvres grâce à des dons, des achats et le produit des fouilles, qui y entre automatiquement. La trouvaille du site de Nagea Hamadi, conservée dans la bibliothèque du musée, occupe une grande importance dans ce guide. Editée en fac-similé sous l’égide de l’Unesco, cette série de livres constitue une source de recherches. Le récent guide du musée copte rassemble quelques 200 illustrations de pièces du musée copte et des églises. Cependant, il met en valeur les diverses influences — pharaonique, gréco-romaine et islamique — qui ont nourri l’art copte au cours des siècles.

De son titre, le guide illustre les objets du musée copte ainsi que ceux des églises du Vieux-Caire. Ce sont donc les mêmes objets présentés dans le premier titre. Il s’agit en fait d’une répétition du premier livre, mais en taille de poche si l’on ne compte pas l’introduction du premier sur l’art copte !.

Amira Samir 

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*The Treasures of Coptic Art in the Coptic Museum and Churches of Old Cairo. 150 illustrations en couleur. AUC Press. 250 L.E.

The Illustrated Guide to the Coptic Museum and Churches of Old Cairo. 200 illustrations en couleurs. AUC Press. 120 L.E.

dakar 2008 . L’annulation du rallye de cette année suscite l’inquiétude des professionnels du tourisme.

 




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