Palestine.
Un de nos fidèles lecteurs dénonce le silence mondial face
aux massacres du peuple palestinien.
Lettre ouverte aux députés européens
Mesdames et Messieurs les députés, vous nous avez habitués
par vos réactions automatiques quand les droits de l’homme
sont bafoués à travers le monde. Nous assistons à la plus
grande atteinte des droits de l’homme en Palestine, jamais
connue depuis l’apartheid sud-africain.
Après avoir boycotté la démocratie palestinienne, le monde,
dit libre, dont les pays membres de l’Union Européenne (UE),
assiste à la mort lente du peuple palestinien, notamment à
Gaza, sous prétexte que le Hamas la contrôle et refuse de
rendre les armes. Aujourd’hui, tous les Palestiniens qui
résistent à l’occupation israélienne sont menacés
d’extermination physique. Où est votre réflexe de défense
des droits de l’homme, Mesdames et Messieurs les députés ?
Cette lettre est adressée aussi à tous ceux qui ont encore
un brin d’humanité qui interpelle leur conscience, et qui
refusent de passer sous silence la barbarie d’un autre âge
perpétrée par Israël au nom des victimes du nazisme et des
juifs du monde, voire au nom de l’humanité entière.
La non-assistance à un peuple en danger est une forme de
complicité au moment où Israël veut exterminer le peuple
palestinien ; il multiplie ses crimes aussi longtemps que le
silence complice des grandes puissances et celui des
défenseurs des droits de l’homme se poursuit. D’abord par
l’embargo auquel participe l’UE. Ensuite, le génocide au
ralenti que l’armée israélienne commet quotidiennement
contre ce peuple qui ne veut pas mourir en lâche.
Le peuple palestinien a choisi de vivre ou mourir debout
face aux lâches qui l’assassinent par tous les moyens
militaires les plus sophistiqués, mais aussi par la famine
et les maladies. Beaucoup d’enfants meurent pour cause de
malnutrition et par manque de soins. Des malades et femmes
enceintes meurent aux barrages militaires, car l’armée
israélienne refuse de les laisser se rendre aux hôpitaux
pour accoucher ou se faire soigner. Et tout cela se passe au
vu et au su de ce monde dit libre, avec la complicité lâche
des médias occidentaux qui observent un silence total sur la
nouvelle barbarie « du monde civilisé ».
Les lois des pays que vous représentez, Mesdames et
Messieurs les députés, ne condamnent-elles pas ceux qui ne
portent pas secours à une personne en danger ? La
non-assistance à un peuple en danger est aussi une forme de
complicité qui protège les assassins, et donc condamnable,
du moins moralement pour l’instant.
Cependant, porter secours à un peuple, cela ne signifie pas
seulement lui donner de l’aumône pour sa survie, car cette
assistance ne fait que prolonger sa souffrance.
Porter secours à un peuple, c’est surtout imposer à ses
bourreaux de respecter ses droits et reconnaître son
existence sur sa terre. Pour échapper à l’épuration
ethnique, le peuple palestinien a besoin de votre aide.
Chérif Boudelal,France.
Des touristes pas comme les autres
Je me permets de faire une remarque sur l’article écrit par
le lecteur Ahmed El Gared, paru dans le Numéro 688 (14-20
novembre) d’Al-Ahram Hebdo, sous le titre : « Liaisons
ambiguës ». J’admets que tout ce qu’il dit sur le
comportement des touristes arabes est vrai. Ils trouvent
chez nous ce qui est interdit chez eux : casinos, cabarets,
night-club, boissons et danseuses, mais la phrase suivante
m’a choquée : « L’attitude des Egyptiens m’étonne ; ils sont
capables de faire n’importe quoi pour de l’argent ». Mais
est-ce que ces lieux ne sont pas fréquentés par des
touristes autres que les Arabes et même par les Egyptiens
qui ont les moyens. Les Arabes du Golfe attirent l’attention
à cause de leur grand nombre et leur façon de s’habiller.
Mais ce qui est impardonnable, c’est que les Egyptiens
acceptent de vendre leurs fillettes de 16 ans à des riches
vieillards qui les épousent pendant quelques semaines et
s’en débarrassent quelques semaines après. Grâce à Dieu,
comme le dit l’auteur de la lettre, il y a sûrement des gens
bien et des gens moins bien chez les Saoudiens. Alors que
faut-il faire ? Doit-on refuser le visa d’entrée aux Arabes
du Golfe, ou bien a-t-il une autre solution à proposer ? Je
suis curieuse de connaître le fond de sa pensée.
Kemal Ozmen, Alexandrie.
Viande ou légumes
La lecture des témoignages des personnes privées de viande
du fait du prix exorbitant par rapport à leurs revenus (N°
693 du 19/12/07) m’a fait bien sûr mal au cœur. Il suffit de
sentir la bonne odeur qui se dégage lorsqu’on passe devant
un rôtisseur de poulets pour avoir l’estomac qui vous
supplie de vous mettre à table. Un mouton qui tourne sur une
broche au-dessus d’un feu de braises vous inspire tout le
bonheur du monde. Se mettre à table dans un petit restaurant
avec dans l’assiette une superbe « nifa » accompagnée d’un
riz brun semble faire partie des sept merveilles du monde.
Surtout quand on a le ventre creux en période de fête.
Il ne faut pas prétexter que l’on a besoin de protéines pour
acheter de la viande. Les protéines végétales se trouvent
également dans des plats de légumes secs ou des combinaisons
de plats comme riz plus lentilles, foul, lait, fromage,
œufs, etc.
Mais comment expliquer cela aux gens de la rue qui ne
peuvent ou ne savent consulter un livre sur la nutrition.
Manger de la viande (rouge) est un vrai plaisir pour
certains et presque une obligation. Par contre, un
végétarien ne se laissera pas séduire par toutes ces bonnes
odeurs de grillades. Au contraire, cela ne l’inspirera que
du dégoût. Depuis quelques années, un grand nombre de
personnes dans le monde ont tourné la page des recettes avec
viande, non pas pour raison de budget, mais par un choix de
vie plus saine, dégoûtés de voir tous ces obèses qui se
traînent devant les médecins en se plaignant de mille maux.
J’aimerais que tous les gens privés de viande pour raison
économique puissent savoir qu’avoir une bonne santé n’est
pas synonyme de consommation de viande, sans pour autant se
priver d’un petit plaisir de temps en temps.
Jean Claude Brana,France.
Le chômage, fléau du siècle
Ecole, université ! Et après ? La recherche d’un travail,
une bataille où les jeunes perdent et se trouvent membres du
club chômage. Le manque d’offres d’emploi cause beaucoup de
problèmes, citons à titre d’exemple : le crime, la
consommation de drogues, la pauvreté et la misère.
Croyez-vous qu’après de longues années d’études à l’école et
l’université, une étudiante diplômée du département de
sociologie de la faculté des lettres travaillera autre part
que dans un magasin comme vendeuse ? Les étudiants en sont
arrivés à faire durer leurs études pour ne pas se retrouver
au chômage. L’Etat doit réagir, mettre en œuvre des projets
pour créer des opportunités de travail. Les jeunes auront
peut-être l’espoir de s’assurer un bon avenir.
Ménatallah Ahmed,Alexandrie.
Dépoussiérer l’enseignement
Le métier de professeur est l’un des plus importants dans la
société égyptienne. Actuellement, la plupart des professeurs
ne sont pas au niveau souhaité par la profession. Peu
nombreux sont ceux qui désirent créer de nouvelles méthodes
d’enseignement. L’enseignement a besoin d’un véritable boom.
Il faut instaurer un nouveau système, différent, pour que
les élèves puissent à nouveau un jour vouer à leurs
professeurs le respect qui leur est dû.
Fatma
Al-Zahraa Al-Damaty,Alexandrie.