Al-Ahram Hebdo,Arts | Septuor, noir et blanc
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 7 au 13 janvier 2008, numéro 696

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Concert . Sept pianos sur scène, cela nécessite un vrai travail d’équipe. C’est l’aventure entreprise par Piano Seven, une formation musicale suisse qui a plus de 20 ans et qui se produit à l’Opéra du Caire.  

Septuor, noir et blanc

Sept pianos sont disposés sur scène. Ils forment un cercle autour du percussionniste. L’entente des solistes est impressionnante. Et la richesse sonore est plutôt celle de sept orchestres qui jouent en même temps. Dans cette aventure hors du commun, les musiciens ont l’impression de faire partie d’un tout, ayant chacun sa place à l’intérieur d’une masse sonore. Du coup, ils mettent de côté leur ego et se montrent prêts à répéter dix fois la même note.

Elle fut fondée en Suisse vers 1987. Les critiques ne savaient pas trop sous quelle étiquette placer cette formation musicale. Presque tous des jazzmen à l’origine, les pianistes ne sont quand même pas tombés dans le panneau de faire du jazz. Dès le départ, la musique était très écrite « 90 pour cent écrit et 10 pour cent d’impro », déclare dans la presse l’animateur du groupe, également son imprésario, François Lindemann. Né à Lausanne en 1950, ce dernier a été compositeur pour toutes les formations qu’il a dirigées depuis plus de 25 ans. Il a notamment joué avec Daniel Humair, Alvin Queen et Erik Truffaz.

Du jazz ? Du romantisme français nuancé de tango ? En fait, le Piano Seven a toujours cherché à faire de la musique pour piano du XXe siècle, un siècle qui a connu Ravel, Stravinski et les Beatles. Lindemann se sent proche des deux premiers ; aux Beatles, il préfère Coltrane et Hendrix. Les compositions s’inspirent en effet de divers langages et styles musicaux, mais si parfois certains morceaux rappellent le boléro ou les formules de Milhaud, l’écriture bien structurée fait son petit bonhomme de chemin.

La première mouture de Piano Seven s’appuyait sur les duos existants, les cinq autres musiciens sur scène se contentaient d’accompagner. Ainsi, il a fallu par la suite contourner les difficultés au niveau de l’écriture. C’est-à-dire écrire parfois comme pour un orchestre symphonique : deux musiciens jouent les basses, deux des contre-chants, deux dans les médiums, un dans les aigus. Dans d’autres cas, on peut faire jouer chaque piano sur toute son étendue, et c’est plus difficile.

Au fur et à mesure, le groupe règle ses problèmes acoustiques et affine son répertoire. Il a tracé une trajectoire grandiose, des bistrots de Lausanne à la Grande Muraille de Chine, avec à son actif 7 créations, 6 disques, une vidéo et un DVD. Tous les trois ans, il propose une nouvelle création, dont la toute dernière, un spectacle comprenant 7 pianistes, un percussionniste et un trio de cuivres. A ne pas rater.

Dalia Chams

Retour au sommaire

 

Le 13 janvier, à 20h, dans la grande salle de l’Opéra du Caire.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.