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 Semaine du 7 au 13 janvier 2008, numéro 696

 

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Arts

Danse . En coopération avec le duo de Piano Horus, la compagnie du Ballet allemand de Mannheim présente Goldberg Variations. Des scènes de danse sur des airs de Bach.  

Bach aux airs zen

Des mélodies apaisantes, douces, émanent du jeu de quatre mains qui se croisent sur le piano. L’esprit se détend … Il s’agit d’une œuvre pour clavecin à deux claviers sous le titre de Goldberg Variations (les variations Goldberg) composée au 18e siècle par Johann Sebastian Bach, compositeur du Roi de Pologne et Prince Electeur de Saxe, maître de Chapelle et directeur de la musique à Leipzig. L’œuvre est basée sur une aria, suivie de trente variations et d’un retour de l’aria.

En fait, les Variations Goldberg furent écrites vers 1741 pour distraire les nuits d’insomnie du comte Keyserling, et être jouées par son claveciniste Johann Gottlieb Goldberg, élève de Bach.

Touché et inspiré par ces compositions et son histoire, le chorégraphe américain, résidant en Allemagne, également directeur du Ballet du Théâtre national de Mannheim, Kevin O’Day, les traduit en des scènes de danse portant le même titre. Créé en 2004 avec la coopération de Dominique Dumais, chorégraphe assistante, et accompagnée par le duo du Piano Horus (un couple composé de l’Egyptien Ahmad Abou-Zahra et sa femme norvégienne Nora Emödy), le spectacle, qui sera donné au Caire et à Alexandrie, constitue une œuvre du répertoire de la compagnie du Ballet Mannheim.

O’Day a réussi à donner la première de Goldberg Variations à Mannheim ainsi que la première d’Igor Poems (poèmes d’Igor) par le Ballet de Stuttgart dans une période de deux semaines. Son énergie et sa créativité qui se transmettent rapidement sur scène lui procurent le titre de Turbo Kevin. Mais pour lui, il sait que son travail en tant que chorégraphe fleurit toujours au Théâtre national de Mannheim, dont l’objectif est de créer des œuvres de nos jours qui s’adressent à un large public à travers un répertoire assez varié. Le ballet de Mannheim cherche plutôt l’originalité de la danse et rejette la chorégraphie limitée à des formes communes. « Travailler dans ce théâtre m’a donné la chance de réaliser une vision continue », explique O’Day qui refuse, au niveau de son style, d’être classifié. « Le climat de danse en Allemagne permet aux artistes de prendre toujours des risques », souligne O’Day.

Dans les Variations Goldberg, ce fut l’occasion d’aller encore plus loin et de puiser dans d’autres cultures et mythes. « La musique de Johann Sebastian Bach semble être définie par une intervention divine. Elle est pleine de spiritualité et d’une transcendante énergie. Les Variations Goldberg sont connues comme une œuvre écrite pour une personne cherchant la paix et la tranquillité au moment où il souffre d’insomnie. Une maladie pareille mène à l’inquiétude et cela peut être guéri par la méditation et le zen (le zen japonais est une forme de bouddhisme qui mène à une méditation silencieuse ou une illumination intérieure). Des parallèles à cette analogie peuvent exister dans différentes cultures. C’est une contemplation de pureté, une expression de l’idée de la perfection ».

C’est ainsi qu’O’Day introduit son spectacle dans lequel il a cherché à refléter la simplicité de la musique du piano et sa qualité. « Cette réflexion m’a donné l’idée d’un jardin de zen. Son humanité et sa fatalité s’accordent alors avec notre temps et espace ». Sur les planches, on ne trouve pas de jardin original de zen. Mais une interprétation de la musique de Bach à travers cette philosophie.

May Sélim

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Les 9, 10 et 11 janvier, à 20h, dans la grande salle de l’Opéra du Caire. Le 13 janvier, à 20h, au théâtre de Sayed Darwich à Alexandrie.

 




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