Tourisme Electronique .
Un bureau régional sera bientôt inauguré au Caire pour gérer
cette activité. Regroupant 22 pays, il veillera notamment à
protéger les internautes de toutes les pirateries.
Voyager à travers le Web
Désormais,
notre région va s’adapter aux nouvelles technologies
réglementant l’activité touristique. Une institution verra
le jour en Egypte : l’Union de l’industrie du tourisme
électronique (EUOTI) au Moyen-Orient. C’est en 1990 que le
tourisme électronique a fait ses premiers pas avec
l’apparition du World Wide Web et l’intervention de
l’Internet dans le domaine du commerce international. Le
tourisme électronique avec tous les services en rapport avec
le domaine comme les voyages, les billets, les réservations
des hôtels, fait désormais partie de cette nouvelle vague
qui semble se généraliser. Le premier représentant de ce
secteur était le site Déqriftour en 1991. « C’est le
développement des techniques de l’Internet qui a permis
l’élargissement de ce que l’on appelle actuellement le
tourisme électronique ou le E Tourisme. Selon une dernière
statistique faite par le marché européen, le tourisme
électronique est, jusqu’à présent, le domaine le plus
développé sur le réseau international. La plupart des
voyageurs originaires des pays exportateurs des touristes
comme l’Allemagne et le Japon organisent leurs voyages à
travers l’Internet grâce à sa grande facilité. Quant aux
Etats-Unis, qui sont le plus grand marché du monde en
matière de tourisme électronique, ils dépensent plus de 148
millions de dollars sur le tourisme électronique par heure
», assure Hossam Darwich, directeur du bureau régional de l’EUOTI
en Egypte. Il ajoute que ce nouveau genre de système imposé
par les changements technologiques aidera non seulement à
développer l’industrie du tourisme, mais en plus à diminuer
les frais de voyage et de services touristiques. Les
dernières statistiques de l’Organisation Mondiale du
Tourisme (OMT) assurent que le taux du tourisme électronique
s’accroît d’une année à l’autre dans le monde entier. Elle
prévoit qu’en 2008, le taux de réservation des voyages
aériens via Internet atteindra 36 %, contre 10 % en 2007,
alors que pour les voyages maritimes, il est prévu qu’ils
atteindront 18 %, contre un taux de 3 % en 2007.
La CNUCED (Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et
le Développement) assure, de son côté, que le secteur du
tourisme sera le véritable profiteur du commerce
électronique, puisqu’il représente plus de 45 % de son
total.
Des obstacles à franchir
Quoique
le tourisme électronique gagne de l’ampleur de jour en jour,
ce ne sont pas tous les internautes qui ont confiance en ce
système, ils doutent souvent de sa crédibilité. Il y a
toujours la crainte de fraudes éventuelles avec des faux
sites, qui portent parfois le nom de grandes agences. « Ce
manque de confiance de la part des touristes vient du fait
qu’ils ne sont pas en contact direct avec le présentateur du
service. Ils ne peuvent s’assurer de ses compétences, de la
fiabilité des services qu’il présente et même de son
existence. En outre, le touriste n’était pas sûr de pouvoir
récupérer la somme qu’il a payée en cas de fraude, surtout
que jusqu’à récemment, il n’existait pas de référence
internationale à laquelle il pouvait se rapporter en cas de
contentieux éventuel », explique Mohamad Al-Mehezaa, expert
de tourisme électronique.
L’EUOTI, qui siège en Espagne, est à présent la référence en
quelque sorte. Elle pourra certainement apporter une
solution radicale aux problèmes dont souffre le tourisme
électronique, puisque cette union sert d’unique recours. Sa
mission fondamentale est de mettre au point un code de
déontologie pour bien organiser l’industrie du tourisme
électronique afin de protéger les internautes de toutes
opérations d’escroquerie. L’EUOTI aura aussi pour objectif
de trouver des solutions pour les problèmes qui confrontent
les dealers, les agences, les voyageurs, les touristes et
tous ceux qui ont rapport à l’industrie du tourisme. « Le
taux de la commission qui est déduit lors du remboursement à
travers les cartes visas est, par exemple, l’un de ces
problèmes, car il n’est pas fixe et il varie d’un marché à
l’autre », explique Clara Reviero, présidente de l’EUOTI.
En outre, l’EUOTI n’a pas uniquement comme rôle de protéger
les internautes, mais aussi de promouvoir tout le secteur en
donnant des consultations sur les projets, les études et les
programmes touristiques. Ces études seront effectuées par
les experts touristiques membres de l’union. « Un guide qui
contient toutes les informations sur les fédérations du
tourisme dans les quatre coins du monde sera diffusé sur le
plus grand portail électronique (Hyper Portal) de
l’industrie du tourisme et qui sera inauguré par l’EUOTI sur
le Web au début de ce mois en quatre langues qui sont
l’anglais, le français, l’espagnol et l’arabe. Un bulletin
sur les agences qui commettent des infractions sera aussi
publié pour aider les internautes à éviter tous les pièges
», explique Reviero.
Dalia
Farouq