Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla , Notre objectif stratégique
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 30 janvier au 5 Février 2008, numéro 699

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Opinion

Notre objectif stratégique
Morsi Attalla 

En examinant attentivement l’agenda stratégique du ministère égyptien des Affaires étrangères, nous découvrons que celui-ci a un objectif précis : instaurer une paix juste et durable dans toute la région. Pour cela, il opte pour les négociations sous l’ombrelle du respect des résolutions de la légitimité internationale. Cependant, l’Egypte s’est fixée une ligne rouge à ne jamais dépasser : elle s’est décidée à ne jamais imposer de tutelle à la décision palestinienne qui doit rester une décision purement palestinienne. Les parties arabes ne peuvent présenter aux Palestiniens que le soutien, l’aide, les consultations, l’expertise et les experts. En fin de compte, c’est leur cause et personne ne peut les obliger à accepter ce qu’ils ne peuvent admettre.

Pour savoir si nous avançons dans la bonne direction, il suffit de revenir en arrière. Ainsi saurons-nous ce qu’il faut faire pour réaliser notre objectif stratégique : restituer les droits violés et instaurer les fondements d’une paix réelle, juste et durable. Nous devons nous souvenir que nous ne nous sommes engagés dans la bataille de la paix qu’après quatre guerres avec Israël en 1948, 1956, 1967 et 1973. A l’exception de la guerre de 1973, toutes les guerres se sont terminées dans l’intérêt d’Israël pour des raisons et des considérations se rapportant en partie à nous et en partie aux conjonctures internationales.

L’Egypte a dépensé des milliards de livres et a perdu des dizaines de milliers de martyrs. De plus, son économie a vivement été touchée. Cependant, ni son peuple ni son gouvernement n’ont jamais perdu foi en la cause arabe. L’Egypte insiste à présenter son soutien à toutes les parties arabes, avec en tête le peuple palestinien, pour qu’il retrouve ses droits légitimes.

Personne ne peut nier que le génie de la politique égyptienne réside dans sa vision lointaine qui émane d’une stratégie politique continue.

Il a toujours été clair que l’agenda de la politique égyptienne reflète une volonté sincère de prouver que les sacrifices de l’Egypte pour la cause palestinienne ne sont pas vains. L’Egypte a réussi à transformer cette cause d’une simple cause de réfugiés en la cause d’un peuple et d’un Etat sans que personne n’ose accuser l’Egypte d’avoir sacrifié un quelconque droit des Palestiniens.

Il est clair depuis l’accession au pouvoir du président Moubarak en 1981 que celui-ci est décidé à confirmer l’engagement de l’Egypte à instaurer la paix dans la région. Il est clair aussi que l’Egypte ne veut pas une paix pour elle seule, mais une paix globale dans toute la région pour que ses bienfaits se répercutent sur tous les peuples du Moyen-Orient, avec en tête le peuple palestinien. Les mobiles de l’Egypte sont nombreux. Cependant, le plus important est de renforcer le rôle historique de l’Egypte dans la région en tant que pays fondateur de la paix et garant de la sécurité et de la stabilité. Ceci explique certainement les efforts politiques et diplomatiques continus déployés au long des 26 dernières années.

Dans ce contexte, il suffit de signaler le rôle joué par l’Egypte pour transformer la cause palestinienne d’une simple cause de réfugiés, comme elle fut citée dans la résolution du Conseil de sécurité n°242 de 1967, en la cause d’un Etat et d’un pays. De plus, l’Egypte est le seul pays arabe à s’être engagé dans des guerres et des conflits, à s’être exposé à des attaques et qui a connu d’énormes pertes matérielles et humaines parce qu’elle tenait à ce que la cause palestinienne ne soit pas éliminée.

L’Egypte reste convaincue que toute solution doit émaner du respect des résolutions du Conseil de sécurité n°242 et 338, du principe de la terre contre la paix et de la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien. A savoir, son droit à l’autodétermination, le droit du retour des réfugiés et le droit aux indemnisations.

C’est sur cette base qu’agissent la politique et la diplomatie égyptiennes sur la scène régionale et internationale. Cela afin de consolider les efforts de relance du processus de paix d’une part et de consulter les Palestiniens d’autre part pour surmonter la crise de confiance entre ces derniers et les Israéliens d’autre part. Cependant, l’Egypte ne cache pas sa conviction qu’Israël est le responsable de l’enlisement du processus de paix et de l’aggravation de la crise de confiance.

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.