Al-Ahram Hebdo, Egypte | Après l’espoir la déception
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 30 janvier au 5 Février 2008, numéro 699

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

Médecins. Le cadre salarial qui leur avait été promis a été troqué contre un projet ministériel d’amélioration des salaires, très en deçà de leurs attentes.

Après l’espoir la déception

Le mécontentement est général chez les médecins suite à l’annonce d’un nouveau projet pour l’amélioration des salaires qui omet les récentes promesses du ministère de la Santé.

« Le ministère de la Santé nous a promis une augmentation des salaires de l’ensemble des médecins travaillant pour le secteur public. Or, ce projet est loin de réaliser l’amélioration des conditions de vie et de travail des médecins », dénonce Hamdi Al-Sayed, président du Syndicat des médecins. Sa réaction était d’appeler à la tenue d’une assemblée générale début février au siège du syndicat pour mettre au point une liste de revendications à soumettre au ministre de la Santé, Hatem Al-Gabali. « Les augmentations salariales prévues conformément au dit plan obéissent à un arrêté ministériel et non à une loi adoptée par le Parlement. Ce qui veut dire qu’elles pourraient être facilement annulées au prochain remaniement ministériel. Il n’a pas de garantie », note encore Al-Sayed.

La décision de prévoir une augmentation salariale pour l’ensemble des médecins a été envisagée par le ministère de la Santé, suite à une grogne générale qui a gagné le corps médical et qui s’est soldée par une série de manifestations en l’été 2006. Les médecins réclamaient un cadre salarial spécial au-dessus de la moyenne des fonctionnaires à l’instar de celui accordé récemment aux enseignants. Les doléances des médecins ont été exprimées dans des lettres ouvertes adressées au président de la République et au premier ministre.

Le cadre salarial promis prévoyait une augmentation de 600 à 1 000 % des salaires des médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics des zones lointaines, ainsi que le développement des résidences des médecins à la campagne et dans les provinces qui se trouvent actuellement dans un état lamentable. En outre, des primes représentant 100 % du salaire de base étaient promises à tout médecin qui ne possède pas de cabinet privé. Des promesses auxquelles ne fait aucune allusion le nouveau projet présenté par le ministère.

Le Syndicat des médecins compte 175 000 membres, dont 75 % ont moins de 10 ans d’exercice. Le salaire de base mensuel d’un médecin débutant est autour de 200 L.E., le syndicat réclame au moins 500 L.E. « Ce projet ne prévoit aucune augmentation des salaires de base pour les médecins débutants lesquels, normalement, en ont plus besoin que leurs vieux confrères. Seuls les médecins qui ont un magistère ou un doctorat bénéficieraient d’une augmentation de 10 %. Personne ne réalise que pour poursuivre des études supérieures, on a besoin d’investir des sommes importantes », critique Ossama Raslane, secrétaire général du Syndicat des médecins.

Du côté du ministère, on refuse de parler de promesses non tenues. « Pour répondre favorablement aux revendications salariales des médecins, le budget annuel alloué au secteur de la santé devra passer de 4,8 à 5,8 milliards de L.E. Ce milliard de livres sera épargné grâce à la nouvelle politique visant à la rationalisation des subventions. Cette politique sera mise en place en moins d’un an. Les médecins n’ont qu’à patienter », explique Ahmad Adel, responsable au ministère de la Santé.

Les médecins, eux, pensent que leur statut financier aura un impact négatif sur l’avenir de la profession en Egypte. « Si le gouvernement persiste dans cette voie dangereuse, nous ne nous laisserons pas faire. Nous sommes prêts à reprendre de plus belle les grèves et les sit-in », menace Hamdi Al-Sayed. Des scénarios à répétitions qui gagnent pas mal de secteurs de la fonction publique, forçant parfois l’Etat à promettre ce qu’il ne pourra pas offrir.

Marianne Youssef

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.