Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Les initiatives doivent être personnelles
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 30 janvier au 5 Février 2008, numéro 699

 

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Espaces verts. Deux de nos lecteurs évoquent le manque de verdure dans les villes égyptiennes, proposent des solutions et saluent les efforts en cours.

Les initiatives doivent être personnelles

J’ai été très déçue d’entendre à la télé que chaque Egyptien ne jouit que de quelques centimètres carrés d’espace vert, ce qui classe bien mal l’Egypte par rapport aux autres pays de la planète. Je me suis demandé : comment l’Egypte, ce pays irrigué par le Nil, peut-elle être si mal lotie ? Mais des améliorations semblent être en marche. Ainsi, je me suis rendu compte que dernièrement, le gouvernement et même le secteur privé travaillant dans le domaine de construction ont commencé à placer les espaces verts dans leurs considérations lors de la planification des villes nouvelles. Malgré cela, j’estime qu’il faut aussi penser à d’autres solutions pour les villes comme Le Caire et Guiza. Je sais bien qu’il n’existe pas d’espace libre dans ces villes à transformer en jardin. Mais pourquoi ne pas rechercher les lieux occupés par les ordures et les transformer en espace vert ? L’initiative de Mme Suzanne Moubarak de transformer des milliers de mètres du quartier d’Al-Azhar en un grand jardin magnifique devenu le Jardin d’Al-Azhar est un bon exemple qui doit être appliqué dans d’autres quartiers. Je sais que cela coûte très cher, mais si la société civile et le secteur privé participent avec le gouvernement, les choses seront rendues plus faciles. Et en ce qui concerne les mesures plus modestes, je pense que chaque Egyptien qui plantera un arbre devant chez lui réalisera une action très valorisante pour le futur. Ils peuvent aussi faire de leurs toits des jardins, ce qui ne coûterait pas très cher. De cette façon, on pourra devenir un pays beaucoup plus vert.

Yossra Hisham,
Le Caire.

 

Les jardiniers du ciel

A la lecture de l’article sur les jardins en terrasse du Caire, je suis resté en admiration, la bouche ouverte de surprise.

On nous a parlé des jardins suspendus de Babylone, mais voilà que Le Caire possède maintenant aussi des zones vertes sur ses immeubles.

Il faut encourager les gens à faire leur culture bio, à portée de la main, et si le ministère de l’Agriculture peut subventionner, même modestement, les jardiniers, ce sera encore plus encourageant. Dans les revues spécialisées pour la culture naturelle sans pesticides ni engrais chimiques, on dit beaucoup de bien des jardins en terrasse. Certains pays pensent même édifier des tours où chaque étage abritera un jardin.

On ne dira plus : je descends faire mon marché, mais je monte chercher des légumes. J’imagine des touristes survolant la ville en avion de voir Le Caire tout vert ... Quelle surprise !

Jean-Claude Brana,
France.

 

Une complicité internationale

Nous lançons un appel à tous ceux qui ont un brin d’humanité leur demandant d’agir, et maintenant. N’attendez pas qu’un million et demi d’habitants de Gaza soient exterminés froidement par Israël, non seulement par les bombardements journaliers, laissant des dizaines de morts et de blessés, mais aussi par la famine et le manque de soins les plus élémentaires.Pour ceux qui sont privés des informations, car les médias de leur pays font le blocus pour leur cacher la vérité, ils peuvent regarder Al-Jazeera, en arabe ou en anglais, ou encore CNN pour s’en informer. Ces chaînes de télévision diffusent des informations, images à l’appui. Nous avons vu en direct des dizaines d‘enfants malades — sans parler des adultes — agonir parce qu’ils ne peuvent pas respirer sans l’aide des appareils respiratoires, car « la plus grande démocratie de la région » leur a coupé froidement le courant ! Nous demandons à tous ceux qui croient aux droits de l’homme et à la dignité humaine d’agir vite.

Que vous soyez hommes et femmes politiques, militants de partis ou d’associations, élus, membres de gouvernements ou simples citoyens, agissez en exigeant de vos gouvernements d’imposer à Israël le respect des droits de l’homme et de cesser les embargos sur Gaza. Aux citoyens des pays arabes, nous vous demandons de descendre dans la rue et exiger de vos gouvernements qui ont des relations avec Israël de les rompre avec lui tant qu’il ne respecte pas les droits des Palestiniens et les résolutions de l’Onu. Nous demandons à l’Egypte d’ouvrir le passage de Rafah et laisser passer les milliers de tonnes de nourritures et de médicaments, ainsi que d’autres besoins vitaux, qui sont bloqués à sa frontière avec Gaza, car Israël le lui interdit ! Si vous vous soumettez aux exigences du gouvernement d’Olmert, à quoi sert votre indépendance, monsieur le président ? Où est votre dignité ? Enfin, nous demandons au secrétaire général de l’Onu d’exiger d’Israël ce qu’il exige des autres pays, et de le sanctionner s’il ne respecte pas les conventions internationales et les droits du peuple palestinien. La politique de deux poids deux mesures ne fait que perdre le crédit des institutions qui l’exercent et renforcer la détermination des peuples de combattre l’injustice par tous les moyens qu’ils peuvent posséder.

Chérif Boudal,
France.

  

Soutenirnos jeunes inventeurs

Récemment, l’Egypte a célébré la Fête de la science, et le président Moubarak a récompensé les jeunes scientifiques et savants. J’ai été ravi de voir un jeune étudiant de la faculté de communications récompensé du premier prix des jeunes créateurs à l’issue d’un concours tenu au Koweït. Au-delà, ce sont des milliers d’autres jeunes qui ont des idées capables de résoudre bien des problèmes de l’Egypte, mais ils attendent un soutien financier. Alors, il faut que le gouvernement s’intéresse plus à ces scientifiques et consacre un budget important dans ce domaine. Bien des pays ont pu améliorer leur situation grâce à leurs scientifiques et créateurs. Je demande aussi aux hommes d’affaires qu’ils essaient de soutenir ces jeunes et subventionner leurs travaux. Ce qui permettra aux scientifiques égyptiens et arabes de compter parmi les meilleurs scientifiques mondiaux.

Ihab Moustafa,
Alexandrie.

 

Affronter la vérité

Je voudrais évoquer avec vous un sujet politique. J’ai suivi à la télévision les séances parlementaires sur le rapport final du budget. J’ai été bien étonné de voir le président du CAPMAS (centre de statistiques), Gawdate Al-Malte, dénoncer le gouvernement pour son travail de ces deux dernières années et l’accuser d’adopter des politiques susceptibles d’aggraver le déficit budgétaire. Al-Malte a aussi critiqué la hausse des prix des denrées alimentaires produites localement, une augmentation qui a atteint 8,6 % en 2007. Et en ce qui concerne les services de santé et d’enseignement, il trouve que le gouvernement n’a pas dépensé suffisamment pour améliorer leur niveau. Des affirmations qui n’ont bien sûr pas plu aux personnes concernées. Mais j’ai été ravi, car c’est la première fois qu’un organisme ou une institution du gouvernement soient fortement critiquées. Le gouvernement ne veut pas avouer son échec à trouver une solution pour mettre fin à la souffrance des citoyens à faibles revenus dont la situation empire avec la cherté de la vie. Donc, le gouvernement doit affronter la vérité et travailler immédiatement pour trouver des solutions avant que le peuple manifeste autrement son mécontentement.

Sabri Mohamad,
Le Caire.

 

 La valeur du sport

Quand le calife Omar Ibn Al-Khattab nous a recommandé d’apprendre à nos enfants la natation, le tir et l’équitation, il affirmait l’importance du sport. Il a désigné ces disciplines, car elles étaient les plus utilisées pendant les combats. Il a testé ces pratiques afin de permettre aux jeunes d’entrer dans les guerres et les conquêtes islamiques. De nos jours, le sport prend plusieurs formes qui conviennent à tous les âges. Elles répondent à l’ensemble des nécessités et des goûts. Mais les écoles et les universités s’intéressent plus aux acquisitions scientifiques et omettent l’importance du sport dans la formation de la personnalité et de la santé morale et physique. Ainsi, les écoles et les universités ont limité à une ou deux heures par semaine la pratique du sport. C’est pourquoi il est nécessaire d’affilier nos enfants aux clubs et aux centres de jeunesse pour les inciter à pratiquer leur sport préféré. Cela serait bien mieux que de les voir passer plusieurs heures par jour devant la télévision.

Ossama Badawi,
Al-Qahira Al-Gadida.

 




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