Al-Ahram Hebdo, Arts | Le Mexique fait son numéro
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 30 janvier au 5 Février 2008, numéro 699

 

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Arts

Célébration . Pour marquer ses 50 ans de relations diplomatiques avec l’Egypte, le Mexique organise tout au long de l’année divers événements, au Caire et à Alexandrie, pour mieux faire connaître sa diversité culturelle.

Le Mexique fait son numéro

C’est un pays où les gratte-ciel s’élèvent à côté des pyramides millénaires. Un pays où le temps est circulaire, où la télévision et les chanteurs populaires sont omniprésents, et où l’on met sur les tombes des fleurs jaunes : le Mexique. En fait, à travers les activités culturelles prévues tout au long de l’an 2008 par son ambassade au Caire, afin de célébrer 50 ans de relations diplomatiques entre l’Egypte et le Mexique, l’on tente de dresser une image plus nuancée du pays, mettant en exergue son aspect contemporain. Ainsi présente-t-on un Mexique allant au-delà des pyramides, du peuple Maya, des princes aztèques et des ponchos multicolores. Toutefois, l’âme du révolutionnaire Zapata marque toujours les esprits.

On apprend à mieux connaître de grandes villes tourmentées par la passion et la violence, telle Mexico City, à travers une exposition d’art vidéo qui se tient au palais des arts à l’Opéra, du 6 au 20 avril. L’architecture de cette mégacity, ses couleurs et sa gastronomie nous proviennent jusqu’au Caire, cette autre capitale millénaire et paradoxale. Ici, les gens aussi peuvent se reconnaître dans cet état passionné, tendu et tendre à la fois. Dans ces mondes plusieurs, formant une seule identité !

En septembre prochain, précisément du 10 au 24, une exposition multimédia montrera des splendeurs de l’architecture ayant marqué les temps modernes. Avant, l’on nous emmène dans les rues de la ville pour apprécier ses bas-fonds, grâce à une autre exposition prévue dans la citadelle de Qaïtbay à Alexandrie (entre le 17 juillet et le 17 août). « Les graphiques des rues de Mexico ». Humour visuel, jeu de mots, imaginaire regroupant l’aztèque et le catholique font tout le charme des photos captées par 30 photographes, durant plus de quatre ans, pour relever les signes de cet art populaire ayant changé la face de la ville, ses boutiques, ses véhicules, ses posters et ses fenêtres. De nouveau, l’on se rend compte que ce qui fait la force du pays aujourd’hui, c’est la fusion qui s’est accomplie entre la tradition préhispanique et la civilisation importée d’Europe. C’est un peu la synthèse des cultures méso-américaine, hispanique et moderne.

 

Couleurs vibrantes et indigènes

Des maîtres photographes exposent en novembre des portraits de Frida Kahlo (1907-1954), cette figure de proue de la peinture mexicaine réputée pour ses autoportraits exprimant ses peines. Les couleurs vibrantes et indigènes de cette militante communiste nous transposent dans un pays des sens comme le fait à sa manière l’écrivain cosmopolite Alberto Ruy Sanchez qui sera l’invité de l’Union des écrivains égyptiens en avril. Celui-ci nous raconte intensément des histoires depuis un territoire beaucoup plus ample qu’un pays, celui du désir, du rêve et de l’ailleurs. C’est encore un Mexique plus atypique que l’on reconnaît dans son monde onirique où foi, animisme et sorcellerie s’entrelacent.

Plus tard, au mois de décembre (du 5 au 15, à la galerie de l’Opéra), l’artiste peintre Eugenia Marcos nous introduit le Mexique dans un panier, avec ses fruits et légumes, personnages principaux et symboliques de ses contes modernes. Le marché excite le plus son imagination, engendrant un Mexique frais et épicé. C’est peut-être le même que celui qu’anime le quatuor de percussion Tambuco, qui se produira au Caire et à Alexandrie en juillet prochain. Fondé en 1993, le répertoire du groupe marie percussions structuralistes, drums ethniques et vocalise d’avant-garde. La réputation du quatuor a de loin dépassé les frontières mexicaines tout comme celle de la soprano Olivia Gorra qui chantera sur les planches de l’Opéra du Caire (en avril), fascinante avec une flexibilité bel canto indéniable.

Par contre, c’est la danse qui donnera le coup d’envoi à cette année culturelle avec la présentation d’un ballet classique de Prokofiev, Roméo et Juliette, les 30 et 31 janvier, ensuite les 1er et 3 février, au grand théâtre de l’Opéra du Caire. Il s’agit d’une collaboration réussie entre la Compagnie nationale de danse de Mexico, fondée en 1963, et celle de l’Opéra du Caire, fondée en 1966. Durant ce même mois de février, d’autres spectacles de danse sont au rendez-vous, avec la compagnie de Tania Perez Salas (le 12 février au théâtre Sayed Darwich d’Alexandrie, et le 14 et 15, au théâtre Gomhouriya, au Caire). Cette metteuse en scène et chorégraphe, dont le travail se range plutôt sous l’étiquette de la danse contemporaine, présente trois spectacles sur le rapport entre femmes, l’amour voluptueux et l’énergie spirituelle de l’eau. Trois thèmes dressant à leur tour un autre portrait du Mexique .

Dalia Chams

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Instincts, œuvres de Walid Aouni au villa Grey, jusqu’à fin février de 9h à 18h (sauf les vendredis et samedis), 24, rue Abdallah Al-Kateb, entre place Fini et rue Al-Nil, Doqqi. Tél. : 33 382 184

 




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