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 Semaine du 23 au 29 janvier 2008, numéro 698

 

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Sports

Can. Le capitaine des Pharaons, Ahmad Hassan, qui n’a pas joué le match d’ouverture face au Cameroun pour cause de suspension, s’exprime sur les chances de la sélection dans la compétition avant le match face au Soudan.

« Il n’y a jamais eu un si grand nombre de concurrents en grande forme »

Al-Ahram Hebdo : A l’approche de la rencontre face au Soudan, samedi prochain, ne craignez-vous pas les surprises du voisin du sud ?

Ahmad Hassan : En Coupe d’Afrique des nations, il faut se méfier de tous les adversaires. Cela ne veut pas dire qu’on les craint, mais plutôt qu’il faut les respecter. Ils ont pu battre la Tunisie lors des éliminatoires et se sont qualifiés en terminant à la tête de leur groupe. On se connaît très bien, car les équipes de Merrikh et de Hilal, qui constituent la totalité de la sélection du Soudan, ont joué à plusieurs reprises contre Ahli, Zamalek et Ismaïli lors des deux dernières années. On sait qu’ils sont forts, mais ce sera plutôt à eux de nous craindre car ils jouent contre les champions d’Afrique.

Est-ce que ce titre de champion d’Afrique ne vous met pas sous pression ?

— Personnellement, non car je suis déjà passé par cette situation en 1998. Mais on doit être à la hauteur de la tâche et présenter une performance digne d’un quintuple champion d’Afrique. Mais ça posera des problèmes à quelques joueurs et c’est à nous d’essayer de les contenir. L’unique différence, c’est que l’adversaire s’acharne davantage contre le tenant du titre, ce qui rendra nos rencontres plus difficiles.

Quel est le niveau du groupe en ce moment ?

— Nous n’avons pas encore atteint notre meilleur niveau jusqu’à présent, mais je pense qu’avec la succession des matchs on va progresser jusqu’à atteindre notre meilleur niveau. Il y a des joueurs qui viennent à peine d’entrer en jeu avec le groupe tels que Mohamad Abou-Treika, Ibrahim Saïd et moi-même qui n’avons joué que très peu de rencontres récemment. Il nous faut un ou deux matchs pour trouver notre rythme.

Quels sont les favoris du titre ?

— J’ai eu l’occasion de voir quelques matchs avant la CAN. Il faut dire que cette année il y a beaucoup de candidats. La Côte-d’Ivoire, le Cameroun, le Nigeria, la Tunisie, le Maroc, le Sénégal et bien-sûr nous-mêmes. Il n’y avait jamais eu un si grand nombre de concurrents en grande forme. Ce sera sûrement une compétition très difficile, peut-être même la plus difficile de toutes.

En jouant face au Soudan, vous allez égaler le record de l’Ivoirien Alain Gouaméné et de Hossam Hassan d’avoir joué sept éditions de la CAN (1996–2008) ...

— Ça veut dire que j’ai beaucoup joué ! C’est bien-sûr un grand honneur pour moi que mon nom s’inscrive dans le registre des records de la CAN. Je pense que j’ai déployé un énorme effort lors de ma carrière pour maintenir ma forme et pouvoir me réserver une place permanente dans l’effectif des Pharaons. Avec du recul, je m’aperçois que j’ai joué avec beaucoup de générations et chacune avait des qualités différentes, et elles ont toutes enrichi mon expérience.

Pensez-vous que vous pourrez battre le record ?

— Je n’ai pas ça en tête, mais bien-sûr si cela arrivait, ce serait génial. Je n’aime pas penser à la fin de ma carrière, je préfère me concentrer sur le présent et intensifier mes efforts pour garder ma forme le plus longtemps possible. Maintenant, c’est la CAN et après on essayera de se qualifier pour la Coupe du monde 2010.

Propos recueillis par Karim Farouk

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Une finale avant l’heure

Pas d’échauffement pour la Tunisie et le Sénégal qui devront passer la vitesse supérieure dès la première rencontre, d’autant plus que les deux ténors seront face à face en match d’ouverture du groupe D qui se jouera ce mercredi. Ces deux puissances du continent africain sont non seulement les grands favoris de ce groupe, mais du titre de cette année.

Les Aigles de Carthage veulent faire oublier leur déconfiture d’il y a deux ans en Egypte lorsqu’ils ont été éliminés des quarts de finale par le Nigeria. « Nous sommes prêts pour la concurrence. Les gens nous jugent sur les résultats de nos matchs de préparation. Tant mieux, mais nous arrivons ici avec un seul objectif, arriver en finale et rien d’autre », a déclaré le sélectionneur de la Tunisie, Roger Lemerre. Le technicien français a été sévèrement critiqué par les médias et les observateurs récemment en raison de la performance non convaincante du onze national. Pourtant, personne ne peut nier que Lemerre a eu un grand impact sur les Tunisiens, même si certains remettent ça à l’influence du nombre croissant des Tunisiens évoluant sur les pelouses européennes. Il y a bien sûr les vedettes telles que Francileudo Dos Santos (Toulouse, Fra), Karim Hagui (Bayer Leverkusen, All), Issam Jemaa (Cannes, Fra), Chawki Ben Saâda (Bastia, Fra), mais surtout la nouvelle vedette montante Yassin Chikhaoui (FC Zurich, Sui) qui est à présent sur les tablettes des plus grands clubs européens. Mais à côté de cette masse dominante, quelques éléments de l’Etoile du Sahel, champions d’Afrique 2007, ont pu faire leur percée à l’image du jeune attaquant Amine Chermiti et le latéral droit Saber Ben Frej. C’est une très belle combinaison solide et soudée pouvant aller jusqu’au bout.

On ne peut pas en dire autant du Sénégal qui a pu se situer parmi les élites du continent depuis le début du nouveau millénaire, mais le titre lui échappe toujours. « Ça nous a fait beaucoup de peine d’être si près du but et ne pas pouvoir savourer la gloire. Nous devons avoir une défense imperméable, c’est la clé de la victoire. Nous possédons une attaque dévastatrice et nous sommes capables de marquer au moins deux buts par rencontre, je pense que si nous arrivons à fermer notre défense, on pourra gagner et aller jusqu’au bout », explique l’attaquant des Lions de la Teranga, El Hadji Diouf. En effet, le Sénégal a toujours pu marquer des buts grâce à des attaquants de gros calibre tels que Diouf (Bolton, Ang), Henri Camara (Wigan, Ang), Diomansy Kamara (Portsmouth, Ang) et Mamadou Niang (Olympique de Marseille, Fra), mais c’est la défense qui a été souvent fébrile.

Le match est très prometteur, car ce quadruple sera confronté à la solide organisation défensive des Tunisiens qui auront aussi l’occasion d’exploiter les largesses défensives de leurs adversaires. A ne manquer sous aucun prétexte ...

K. F.

 




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