Egypte-Suisse.
La visite du président de la Confédération helvétique,
Pascal Couchepin, a été marquée par la signature d’une
déclaration d’intention entre les deux pays, pour lutter
contre le vol et le trafic illicite de biens culturels. Et
par une visite des chantiers de l’Institut suisse dont
l’activité est concentrée sur Assouan.
Au début c’était le Ludwig-Borchardt Institut
Guiza,
Abou-Sir, Maïdoum, Louqsor, Karnak, Edfou, Ile d’Eléphantine,
Assouan et la Nubie sont les plus importants sites
archéologiques traités par l’Institut suisse des recherches
architecturales et archéologiques du Caire dès sa fondation
par l’égyptologue allemand Ludwig Borchardt en 1931.
Celui-ci, étant le premier directeur de l’Institut allemand
d’archéologie, y a créé un autre privé qui porte son nom
consacré pour les recherches architecturales et
archéologiques de l’Ancienne Egypte. Ce nouvel institut
était appelé Ludwig-Borchardt Institute for Architectural
and Archaeological Research on Ancient Egypt. Il regroupait
en fait les archéologues qui appartiennent à la Suisse
allemande. Dès lors, l’Institut suisse des recherches
architecturales et archéologiques n’a aucune relation avec
l’Université de Genève ni celle de Bâle.
En 1950, l’institut a été pris sous le patronage du
gouvernement suisse et a été remodelé pour devenir
l’Institut suisse des recherches architecturales et
archéologiques sur l’Ancienne Egypte au Caire. Désormais,
les activités archéologiques se sont succédé et évoluées au
fur et à mesure. Citons à titre d’exemple : les recherches
architecturales de la pyramide de Maïdoum, celles du temple
funéraire de Thoutmosis III à Gourna et du temple Kamutef à
Karnak. Les enquêtes archéologiques des temples solaires à
Abou-Sir et dont la date remonte à l’Ancien Empire, sans
oublier celles des temples de Khnoum et Satet à l’Ile d’Eléphantine.
Mais les plus importantes activités de l’institut sont sa
participation au grand projet du sauvetage des monuments de
la Nubie entamé par l’Unesco pendant les débuts des années
soixante. D’ailleurs, l’Institut suisse a collaboré avec
l’Institut allemand d’archéologie dans la reconstitution des
éléments architecturaux composants le temple de Merenptah
qui se dresse auprès du temple funéraire d’Aménophis III.
Les deux instituts ont reconstruit un musée en plein air que
le président Moubarak a inauguré en 2002.
Doaa
Elhami