En bref
Sécurité
Un étudiant syrien et dix égyptiens soupçonnés de liens avec
des groupes armés en Iraq et en Afghanistan ont été arrêtés,
a indiqué une source des services de sécurité.
Trois d’entre eux, dont le Syrien, ont été déférés au
Parquet pour « appartenance à un groupe illégal visant à
renverser le régime et adhésion à l’idéologie du djihad », a
précisé la même source.
Ces étudiants, récemment arrêtés, poursuivent des études
dans trois universités égyptiennes : celles d’Alexandrie, de
Kafr Al-Cheikh et de Ménoufiya (Delta du Nil), a-t-on
ajouté.
L’étudiant syrien est soupçonné « d’assurer le lien entre
les étudiants arrêtés et des groupes armés en Iraq et en
Afghanistan et de projeter d’envoyer les étudiants recrutés
vers ces deux pays », selon la source.
Les deux Egyptiens déférés au Parquet ont nié appartenir à
un quelconque groupe ou avoir eu l’intention de partir à
l’étranger. Ils ont dénoncé des mauvais traitements de la
part de la police qu’ils ont accusée de les avoir « obligés
à rester debout pendant cinq heures et de les avoir soumis à
la torture électrique ».
Religion
Le procureur général égyptien a ordonné dimanche la
libération d’une copte condamnée à trois ans de prison car
la conversion à l’islam de son père avait fait d’elle une
musulmane, contrairement aux mentions figurant sur ses
documents officiels, a annoncé son avocat.
Chadia Nagui Ibrahim, 47 ans, avait été arrêtée en août et
condamnée le 21 novembre à trois ans de prison pour avoir
fait mention « de fausses informations sur des documents
officiels ».
Elle avait mentionné sa religion chrétienne sur son acte de
mariage en 1982, sans savoir que son père s’était converti à
l’islam en 1962 et que légalement, elle était donc devenue
musulmane elle aussi.
Le
procureur général, Abdel-Méguid Mahmoud, a ordonné sa
libération à la suite d’un recours déposé par son comité de
défense.
« La
cour avait affirmé avoir condamné Mme Ibrahim sur examen des
scellés, dont la carte d’identité de l’accusée. Le dossier
ne comportant pas de scellés, le procureur a estimé que le
jugement a été rendu sur la base d’informations erronées »,
a expliqué l’avocat Me Ramsès Al-Naggar.
Frontière
Les
autorités égyptiennes ont découvert des explosifs dans un
tunnel souterrain menant à la bande de Gaza, a indiqué lundi
une source au sein des services de sécurité. Le tunnel a été
mis au jour au nord de la ville de Rafah, à la frontière
avec Gaza, lors d’une patrouille de routine, a précisé cette
source. « A l’intérieur, nous avons retrouvé 24 détonateurs
électriques, quatre missiles et dix bombes », a détaillé la
source.
Les
autorités égyptiennes font régulièrement état de la
découverte de tunnels, destinés au trafic d’armes vers la
bande de Gaza, territoire contrôlé par le mouvement
islamiste le Hamas depuis la mi-juin.
Israël
et les Etats-Unis accusent l’Egypte de ne pas être
suffisamment ferme contre cette contrebande d’armes, ce que
Le Caire dément formellement. Israël lui a fait circuler un
document selon lequel quelque 80 tonnes d’explosifs auraient
été passées à Gaza depuis le retrait unilatéral d’Israël de
ce territoire l’été 2005.
Islamistes
Les
autorités égyptiennes auraient démantelé en novembre dernier
un réseau formé de 14 présumés islamistes, dont 2 officiers,
a révélé samedi Montasser Al-Zayat, l’un de leurs avocats.
Ce dernier, avocat spécialisé dans la défense des islamistes,
a indiqué qu’ils avaient été arrêtés il y a 2 mois dans un
coup de filet dans les gouvernorats du Caire et d’Alexandrie
notamment. Aucune annonce officielle n’est intervenue sur un
démantèlement de ce groupe qui, fait exceptionnel,
compterait deux officiers, en plus de douze ingénieurs en
génie civil. Selon l’avocat, qui défend l’un des arrêtés,
les services de sécurité les accusent d’avoir formé une
cellule liée à la nébuleuse terroriste Al-Qaëda, en
planifiant des attaques anti-israéliennes, à partir du
territoire égyptien. Du matériel et des documents auraient
été retrouvés lors du raid policier témoignant de ces
préparatifs terroristes, a-t-il ajouté. « Rien de ceci n’est
vraisemblable », a affirmé Al-Zayat, qui n’a pas dévoilé
l’identité des détenus.
Insolite
Une
citoyenne a porté plainte contre son mari en l’accusant
d’avoir vendu un de ses reins à son insu au marché noir,
après lui avoir fait croire qu’elle avait eu un accident de
la route. Une enquête a été ouverte dans la ville de
Ménoufiya, dans le Delta du Nil, après que Warda Mohamad Al-Banna
eut accusé son mari de l’avoir droguée pour lui faire subir
une intervention chirurgicale. Le mari aurait fait boire à
sa femme un jus d’orange contenant une drogue, avant de lui
proposer d’aller voir la famille en moto. En route,
l’épouse s’est évanouie pour se réveiller plus tard dans une
clinique du quartier huppé d’Héliopolis, au Caire, a-t-elle
dit. Pour expliquer les cicatrices sur son corps, son mari
aurait alors affirmé qu’ils avaient eu un accident de la
route et qu’elle avait dû être opérée. Mais quelques jours
plus tard, elle a commencé à se sentir faible et des examens
ont révélé qu’il lui manquait un rein. Son mari est accusé
d’avoir revendu le rein au marché noir d’organes pour la
somme de 15 000 livres.
Nucléaire
L’Egypte
a commencé d’étudier le site de Dabaa, sur la côte
méditerranéenne, pour y implanter la première centrale
nucléaire, a annoncé le service d’information du
gouvernement. Selon lequel, le ministre de l’Electricité,
Hassan Younès, a indiqué la semaine dernière lors d’une
tournée en province que Dabaa, situé à 160 km à l’ouest
d’Alexandrie, était l’un des meilleurs sites pour ce projet.
Le président Hosni Moubarak a annoncé en octobre dernier la
décision de l’Egypte de se doter de centrales nucléaires,
relançant son programme nucléaire après un gel de 20 ans.
Premier pays arabe à franchir le pas du nucléaire civil,
l’Egypte doit mettre en chantier quatre centrales sous la
supervision de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique
(AIEA). La première centrale envisagée à Dabaa serait d’une
puissance de 1 000 mégawatts, et coûterait environ 1,18
milliard d’euros, nécessitant des investissements étrangers.
Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la France, la Russie
ont déjà fait part de leur disponibilité à apporter leur
assistance à l’Egypte en matière nucléaire.
Santé
La
souche hautement pathogène du virus H5N1 de la grippe
aviaire peut être éradiquée si elle est combattue avec
succès en Egypte, en Indonésie et au Nigeria, où elle est
parvenue à s’installer de façon endémique, a déclaré jeudi à
Paris le directeur général de l’Organisation mondiale de la
santé animale, Bernard Vallat. « Si on arrivait à éradiquer
le virus dans ces pays, le problème de la pandémie de H5N1
asiatique serait réglé », a estimé le responsable qui
présentait le travail de son organisation à la presse. Et
d’ajouter qu’on avait affaire à une « souche extrêmement
stable », un phénomène rarissime pour les virus grippaux,
mais il n’a pas exclu pour autant que le virus H5N1 puisse
muter à l’avenir pour provoquer une pandémie. Il a prédit
que les différentes formes de grippe aviaire, dont il existe
des centaines de souches, vont « continuer à être un risque
» majeur dans les années à venir pour la santé publique.