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Agriculture .
3 personnes pauvres sur 4 vivent en zone rurale. C’est sur
ce constat que repose la nouvelle politique de lutte contre
la pauvreté du président de la Banque mondiale, Robert
Zoellick.
Une approche par le bas
«
L’agriculture est le moyen par excellence pour la réduction
de la pauvreté et l’élimination de la disparité sociale dans
les différents pays du monde ». C’est en ces mots que la
Banque mondiale considère l’agriculture comme une bouée de
sauvetage pour les pays en développement dans son récent
rapport sur le développement mondial 2008 « Agriculture pour
le développement ». Son président, Robert
Zoellick, estime que le
développement de l’agriculture est le chemin le plus court
pour l’éradication de la pauvreté. Dans ce même objectif,
son prédécesseur, le controversé
Wolfowitz, avait plutôt mis l’accent sur la lutte
contre la corruption.
Fournir aux petits cultivateurs des terrains, de l’eau, mais
surtout de l’éducation, est l’équation proposée par le
rapport afin de faire face à des chiffres alarmants, puisque
trois individus pauvres sur quatre dans les pays en voie de
développement vivent en zone rurale. 2,1 milliards de
personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour et 880
millions avec moins de un dollar. La plupart d’entre elles
dépendent de l’agriculture, c’est pourquoi le rapport
souligne que ce secteur pourrait offrir de nouvelles
opportunités à des centaines de pauvres des zones rurales.
Le rapport note aussi que l’agriculture continue d’être un
instrument fondamental pour assurer le développement durable
et la réduction de la pauvreté et pour réaliser
l’autosuffisance alimentaire. La Chine, des pays d’Amérique
Latine et l’Inde ont su réduire leur nombre de pauvres en
réalisant une importante croissance de production agricole.
Cependant, plusieurs pays en développement
traditionnellement agricoles n’ont pas pu reprendre ces
succès car leurs politiques
économiques ont favorisé le développement urbain au
détriment des régions rurales. Or, se baser sur
l’agriculture en tant que fondement de la croissance
économique exige une révolution de la productivité des
petites exploitations agricoles. Cela pourrait voir le jour
avec une gamme de politiques agricoles internes et externes
qui développeraient ce secteur en fournissant les facteurs
nécessaires : accès à la nouvelle technologie et aux
crédits, ainsi qu’à la formation des
paysans .
I. Z.
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Conséquences d’une loi
Avec la loi 96 de l’année 1992, le gouvernement a voulu
mettre fin à une réforme agraire entamée par Nasser, qui
avait voulu élever la justice sociale au-dessus de la
logique économique. Ainsi, cette loi appliquée en 1997
visait à redéfinir la relation entre propriétaires et
locataires, jugée injuste pour les propriétaires. Elle a
ainsi annulé les vieux baux ruraux qui étaient
transmissibles aux héritiers. Depuis 1997, les loyers des
terrains agricoles ont augmenté de 15 fois puisqu’ils
suivent désormais le mécanisme du marché, et les locataires
incapables de payer ont été expulsés. De plus, les trois
quarts des petits exploitants, qui louaient leurs terrains
en 1996, y ont renoncé. La plupart du temps du fait de leur
surendettement. L’Etat qui a aidé les propriétaires à
récupérer leurs possessions, parfois avec les forces de
l’ordre, n’a en revanche pas rempli son engagement
d’indemniser les paysans lésés, soit près d’un million
d’entre eux, en leur proposant une solution alternative.
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