Al-Ahram Hebdo, Arts | Les créatrices au-devant de la scène
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

  Semaine du 16 au 22 janvier 2008, numéro 697

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Théâtre. La sixième édition du Festival des jeunes créateurs (13-19 janvier), organisée par le Centre Français de Culture et de Coopération (CFCC), est marquée par une grande présence féminine et un intérêt particulier à l’expression corporelle.

Les créatrices au-devant de la scène

Elles sont trois sur scène. Chacune se trouve à l’intérieur d’un cône en cordes rouges. Une comédienne, une chanteuse et une danseuse relatent leur histoire, évoquent leur quotidien et dévoilent leurs secrets dans Kalam fi sirri (confidences). Cette pièce, lauréate de la meilleure interprétation lors du Festival du théâtre expérimental, a donné le coup d’envoi à la sixième édition du Festival des jeunes créateurs, au CFCC. Elle a également été sélectionnée comme la meilleure pièce lors du Festival de la metteuse en scène, brisant des tabous concernant la femme. Riham Abdel-Razeq, metteuse en scène de la pièce, a eu recours à un langage corporel et visuel assez significatif. Les trois protagonistes parlent de tout ouvertement. La chorégraphie révèle le contrôle masculin du sexe faible.

Deux autres pièces privilégient la femme et portent la signature de femmes. D’abord, La Maison de Bernard Alba, d’après le roman de Federico Garcia Lorca, mise en scène par Yousra Al-Charqaoui. « Ce texte s’avère proche de notre société. Il est question de l’autorité qu’exerce une mère sur ses filles qui ne sont pas mariées. Un problème qu’affrontent aujourd’hui beaucoup de filles de chez nous, qui restent célibataires ayant dépassé la trentaine. Dans chaque maison, on peut retrouver une célibataire qui souffre en silence et déprime », souligne Yousra qui a déjà donné son spectacle sur les planches de l’Université de Aïn-Chams. Au niveau de la mise en scène, elle a ajouté des séquences qui reflètent la vision subalterne adoptée par pas mal de femmes. Sans vraiment créer des chorégraphies très élaborées, elle a donné libre cours à des expressions corporelles simples qui traduisent la joie ou le rêve.

A une virgule près est un autre spectacle au féminin, signé cette fois-ci par une jeune Française : Brenda Segone. Celle-ci s’interroge sur la condition humaine. Elle évoque la question du choix et du destin, en se basant sur les lettres de l’alphabet. « Dans la vie, l’homme est-il vraiment libre ? Il en est de même s’agissant de la langue utilisée. Au sein d’un mot, une simple lettre a-t-elle choisi où se placer ? ». A travers une étude des lettres et des mots, Brenda Segone est arrivée aux signes typographiques. Tout son spectacle tourne autour de la virgule incarnée sur une scène par une autre femme. La gestuelle appropriée enrichit le jeu. S’agit-il de féminisme ? Segone précise qu’elle n’a pas fait exprès.

Loin du thème de la femme, d’autres spectacles ont opté pour un théâtre très physique. Parfum de l’amour, mis en scène de Mohamad Fayez, est plutôt un spectacle de mouvements qui évoque l’indifférence et l’inconscience des gens. « A l’origine, je suis comédien. D’abord, j’ai monté ce spectacle de manière traditionnelle se basant sur le texte. Puis, j’ai voulu expérimenter, le présentant uniquement à travers le langage du corps. C’est plutôt un mouvement dramatisé », déclare Fayez.

Le Journal, chorégraphie et mise en scène de Mohamad Rouchdi, dénonce beaucoup de problèmes d’actualité à travers la danse. « Toujours ce qu’on n’ose pas exprimer par la langue, on l’exprime à travers le geste ou le visuel. La danse est un langage facile. Pourtant, les chorégraphies et les détails sont plus compliqués. Le mouvement doit garder toujours en soi le drame et le caractère du personnage », estime Mohamad Rouchdi. Un avis partagé par Ibrahim Abdel-Salam, metteur en scène des Misérables. « J’ai eu recours à l’expression du corps afin d’éviter de choquer le public par le discours d’un personnage de prostituée (Cosette). Le langage du corps permet par ailleurs de condenser le temps et l’intrigue ».

May Sélim

Retour au sommaire

 

* Pour la programmation détaillée, voir page Calendrier.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.