Pour plus de liberté
Morsi Attalla
Ce
n’est guère par partialité pour un métier que j’ai l’honneur
de pratiquer que je prétends que la presse est l’indice du
développement et de la modernité. De même que je n’exagère
pas en affirmant que dans notre pays, la presse est libre et
c’est grâce à cela qu’il existe une vraie confiance entre le
peuple et le gouvernement, contribuant à approfondir
l’esprit d’appartenance à la patrie.
Il est très important de sauvegarder et d’approfondir tous
les facteurs de confiance et de respect réciproques entre la
presse d’une part et tous les appareils et les autorités
officiels et populaires d’autre part. En effet, toute
fissure se reflétera négativement sur l’action nationale de
façon générale.
Il est certain que pour sauvegarder l’honneur de la presse,
il faut garantir sa liberté. Défendre la liberté de la
presse est aussi essentiel que défendre toute autre liberté.
La pratique sérieuse du journalisme, empreinte de la
déontologie de la profession, a pour fondements des concepts
tels que la sincérité, l’impartialité, la transparence,
l’engagement absolu au respect des coutumes et des croyances
et surtout aux libertés personnelles et générales.
Nous avons la chance de vivre à une époque où le chef d’Etat
accorde chaque jour une décoration à la presse, que ce soit
par l’intérêt particulier porté à tout ce qui est publié ou
pour la défense du droit de la presse à pratiquer son rôle
sans restrictions ni conditions. Les déclarations
dernièrement faites par le président Moubarak à Mostapha
Bakri, rédacteur en chef du journal Al-Osboue, démontrent
qu’il croit profondément à la pratique d’une presse libre,
basée sur la critique et l’observation de notre société.
Ceci signifie que la liberté de la presse en Egypte est
devenue chose sacrée. Ce qui nécessite que tous les hommes
de la presse et du gouvernement croient en cette liberté
dont l’essor est au profit de tous. Il faut donc que le
gouvernement accepte avec une grande ouverture d’esprit
toute critique objective de la part de la presse qui
s’engage à son tour à publier des informations exactes et
précises.
Si la protection de l’opinion publique est l’une des
responsabilités que doivent assumer les journalistes, en
contrepartie, il faut que les appareils gouvernementaux
reconnaissent que la dignité du journaliste fait partie
intégrante de celle de la patrie.
L’insistance à défendre la liberté de la presse prouve
l’engagement du président de la République à servir le
développement de la presse dans notre pays. Ce qui sert les
objectifs de développement à l’intérieur du pays et nous
vaut aussi énormément de respect et d’estimation de par le
monde.
Il faut donc que les journalistes qui échouent parfois à
respecter la ligne rouge qui sépare entre critique objective
et diffamation tentent de contrôler leurs émotions et de
respecter les principes de la profession. Et ce, pour ne pas
permettre à ceux qui rêvent d’imposer des restrictions à la
presse de trouver des prétextes pour prouver qu’elle ne
mérite pas cette liberté .