Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla, Pour plus de liberté
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 26 Septembre au 2 octobre 2007, numéro 681

 

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Opinion

Pour plus de liberté

Morsi Attalla 

Ce n’est guère par partialité pour un métier que j’ai l’honneur de pratiquer que je prétends que la presse est l’indice du développement et de la modernité. De même que je n’exagère pas en affirmant que dans notre pays, la presse est libre et c’est grâce à cela qu’il existe une vraie confiance entre le peuple et le gouvernement, contribuant à approfondir l’esprit d’appartenance à la patrie.

Il est très important de sauvegarder et d’approfondir tous les facteurs de confiance et de respect réciproques entre la presse d’une part et tous les appareils et les autorités officiels et populaires d’autre part. En effet, toute fissure se reflétera négativement sur l’action nationale de façon générale.

Il est certain que pour sauvegarder l’honneur de la presse, il faut garantir sa liberté. Défendre la liberté de la presse est aussi essentiel que défendre toute autre liberté.

La pratique sérieuse du journalisme, empreinte de la déontologie de la profession, a pour fondements des concepts tels que la sincérité, l’impartialité, la transparence, l’engagement absolu au respect des coutumes et des croyances et surtout aux libertés personnelles et générales.

Nous avons la chance de vivre à une époque où le chef d’Etat accorde chaque jour une décoration à la presse, que ce soit par l’intérêt particulier porté à tout ce qui est publié ou pour la défense du droit de la presse à pratiquer son rôle sans restrictions ni conditions. Les déclarations dernièrement faites par le président Moubarak à Mostapha Bakri, rédacteur en chef du journal Al-Osboue, démontrent qu’il croit profondément à la pratique d’une presse libre, basée sur la critique et l’observation de notre société.

Ceci signifie que la liberté de la presse en Egypte est devenue chose sacrée. Ce qui nécessite que tous les hommes de la presse et du gouvernement croient en cette liberté dont l’essor est au profit de tous. Il faut donc que le gouvernement accepte avec une grande ouverture d’esprit toute critique objective de la part de la presse qui s’engage à son tour à publier des informations exactes et précises.

Si la protection de l’opinion publique est l’une des responsabilités que doivent assumer les journalistes, en contrepartie, il faut que les appareils gouvernementaux reconnaissent que la dignité du journaliste fait partie intégrante de celle de la patrie.

L’insistance à défendre la liberté de la presse prouve l’engagement du président de la République à servir le développement de la presse dans notre pays. Ce qui sert les objectifs de développement à l’intérieur du pays et nous vaut aussi énormément de respect et d’estimation de par le monde.

Il faut donc que les journalistes qui échouent parfois à respecter la ligne rouge qui sépare entre critique objective et diffamation tentent de contrôler leurs émotions et de respecter les principes de la profession. Et ce, pour ne pas permettre à ceux qui rêvent d’imposer des restrictions à la presse de trouver des prétextes pour prouver qu’elle ne mérite pas cette liberté .

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