EN BREF
Troubles confessionnels
La police a procédé à l’arrestation de 28 personnes
impliquées dans une rixe qui a opposé chrétiens et musulmans
à Alexandrie et fait six blessés, a indiqué une source
policière. Les heurts, qui ont eu lieu vendredi dans le
district d’Al-Assafra, ont opposé deux groupes d’une
vingtaine de jeunes, selon la même source.
Ils ont débuté par une querelle entre deux jeunes hommes :
un musulman et un chrétien, tous deux âgés de 22 ans. Le
premier aurait demandé des explications au second en le
voyant se diriger vers l’intérieur d’une résidence en
compagnie d’une jeune femme de confession musulmane. Après
appel à des renforts, la dispute entre les deux principaux
protagonistes a dégénéré en bagarre de rue, avec jets de
pierres et bouteilles. A la suite de l’incident, qui a fait
six blessés, « 28 personnes ont été arrêtées, des musulmans
et des chrétiens », a indiqué la source policière.
Education
L’ambassade égyptienne à Riyad suit de près l’affaire des
institutrices égyptiennes, a affirmé le ministre adjoint des
Affaires étrangères, Ahmad Al-Qoweisni. Une trentaine
d’institutrices égyptiennes ont été interrogées par les
autorités saoudiennes qui les accusent d’avoir obtenu des
permis de travail en présentant des diplômes falsifiés. Un
responsable saoudien précise que 27 d’entre elles ont été
condamnées à des peines allant d’un à trois ans de prison
avec sursis et à des amendes entre 1 000 et 10 000 riyals.
Al-Qoweisni affirme que celles-ci ont déjà été rapatriées en
Egypte, ajoutant qu’un autre cas a été découvert récemment
et subi un interrogatoire en Arabie saoudite. Le Royaume
wahhabite compte au total 209 institutrices égyptiennes qui
poursuivent leur travail, d’après le diplomate égyptien.
Ramadan
Malgré leur interdiction d’organiser un iftar collectif au
Caire, les Frères musulmans ont réussi à se rassembler avec
leurs sympathisants pour célébrer cet événement annuel dans
plusieurs villes de la province, où les restrictions
sécuritaires ont été moins contraignantes.
La semaine dernière, les Frères de Daqahliya ont pris leur
iftar dans le village de Talkha au siège du syndicat local
des médecins. Plusieurs responsables municipaux se sont fait
remarquer par leur présence, ainsi qu’un député du PND,
Hassan Hammad.
Ce genre d’iftar politisé a commencé à entrer dans la
tradition politique, il représente une occasion pour les
politiques de se rapprocher dans une atmosphère détendue où
se côtoient opposants et officiels. Cette année, les Frères
musulmans n’ont pas été autorisés à jouer les hôtes généreux
de leurs sympathisants et détracteurs.