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 Semaine du 26 Septembre au 2 octobre 2007, numéro 681

 

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Economie
 

3 questions à
 
Ibrahim Kamel Essawi, expert pétrolier et ex-sous-secrétaire au ministère du Pétrole.

« La hausse des cours engendre
une inflation mondiale »

Al-Ahram Hebdo : Certains estiment que les cours du brut atteindront 100 dollars. Qu’en pensez-vous ?

Ibrahim Kamel Essawi : Il y a deux ans que je dis que les cours atteindront 80 dollars. Et je crois qu’ils atteindront les 100 dollars dans un an. En fait, la consommation mondiale en énergie augmente alors que la production ne connaîtra pas de hausse considérable. Et il n’y aura plus de brut dans 50 ans. Nous sommes au pic de la production qui bientôt va diminuer. C’est ce qui explique la stratégie américaine dans la région. Elle essaye de se procurer des ressources en énergie pour l’avenir.

Plusieurs envient aux pays du Proche-Orient leurs recettes pétrolières record provenant de la hausse des cours. Le malheur des uns fait-il le bonheur des autres ?

— Pas tout à fait. La hausse des cours du pétrole engendre une inflation mondiale : augmentation des cours de tous les produits manufacturés ainsi que celle des matières premières et des moyens de transport, et par la suite, des denrées alimentaires. Après le choc pétrolier de 1973, les prix du pétrole ont atteint 40 dollars avant de se replier à une vingtaine de dollars. Cependant, les prix des autres produits se sont abstenus de baisser. L’augmentation du prix du pétrole pourra engendrer une inflation dans le monde entier.

Quel sera l’effet de cette hausse sur l’Egypte, qui importe une partie importante de son brut ?

— L’effet sur le budget pourrait être néfaste. Il faudrait annuler graduellement les subventions sur l’énergie, car elles ne pourront certainement pas continuer dans le sens actuel. Mais cela doit être accompagné d’une hausse des salaires. Des mesures doivent être prises pour régler le marché, caractérisé par des monopoles de production ou de vente dans plusieurs industries.

Propos recueillis par M. H.

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