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 Semaine du 26 Septembre au 2 octobre 2007, numéro 681

 

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Arts

Musique. La Syrienne Lina Shamamyan marie le jazz à la musique orientale et à l’héritage de son pays dans un chant enivrant. 

Patrimoine revisité

Partant du concept que l’héritage musical n’est pas uniquement des chansons mais la culture d’une société, son histoire et son mode de vie, Lina Shamamyan avec Bassel Al-Ragoub, son compositeur, veulent réincarner cet héritage dans une nouvelle forme musicale qui puisse contenir à la fois la musique orientale et des saveurs de jazz, ravivant la musique sans la détacher de ses origines et de son identité.

Syrienne d’origine arménienne, elle révèle son amour pour le chant et la musique à un très jeune âge et donne son premier concert à l’âge de 5 ans. Une passion qui la pousse à étudier au Conservatoire pour en faire une profession. Bien qu’ayant étudié la musique classique, elle s’intéresse beaucoup au jazz et aime son esprit.

Dans un entretien accordé lors du Festival arabe de la chanson alternative, Lina Shamamyan définit clairement son fil directeur : « J’aime le jazz, mais je ne peux pas être une chanteuse de jazz, je ne m’y reconnaîtrai pas, et bien que je sois arabe, je ne peux pas jouer que de la musique orientale, je fais une nouvelle musique qui mêle le jazz à mon héritage culturel ».

Un style qui lui vaut beaucoup d’admiration auprès d’un public grandissant partout dans le monde arabe. Elle a en fait recueilli le second prix du Festival des pays francophones, ce qui a poussé la fondation Al-Mawred Al-Saqafi (ressource culturelle) à produire son premier album Hal asmar al-lon (le jeune homme brun), en 2005, qui connut un très grand succès. En 2006, Shamamyan reçoit le premier prix de Radio Monte-Carlo, un prix qui d’après elle est « un point tournant dans sa carrière de chanteuse et de musicienne ».

Une question s’impose : Lina se limite-t-elle uniquement au patrimoine arabe, qu’elle réincarne avec beaucoup de souplesse par rapport aux versions originales, ou bien ce n’est qu’un début, lui permettant de s’approcher d’un auditoire qui connaît et aime déjà ses chansons ? Elle déclare dans la presse : « Il est très difficile de dire qu’elle est le second pas après les chansons du turath (patrimoine), pour mon prochain album, j’ai moi-même écrit et composé deux chansons qui s’approchent beaucoup du style de nos chansons du patrimoine. On ne peut jamais vraiment savoir quand viendra la prochaine étape, on chante comme on le sent ».

Dina Abdel-Hakim

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Le 28 septembre, à 21h, au théâtre Guéneina, Parc Al-Azhar.

 




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