FootBall.
De nombreux transferts ont eu lieu cette saison. Ceux de
Hosni Abd-Rabbo, Moetaz Eno, Mahmoud Fathallah et Mohamad
Ibrahim ont marqué les esprits, en raison de leurs
circonstances mouvementées. Ces joueurs doivent maintenant
confirmer leur valeur.
En attente de prouesses
Hosni Abd-Rabbo
Entre
une menace de mort et un retour glorieux à Ismaïliya comme
un conquérant qui revient à la maison avec son butin,
l’affaire Hosni Abd-Rabbo a dépassé la dimension d’un simple
transfert. Le milieu d’Ismaïli a signé un contrat de quatre
ans pour Ahli après que son club n’eut pas réussi à relever
l’option d’achat et débourser 500 000 euros à son club
français de Strasbourg pour sceller son transfert. Ahli
avait alors versé 700 000 euros et remporté l’affaire. Des
manifestations ont éclaté à Ismaïliya, le qualifiant de
traître et le menaçant de mort avec toute sa famille durant
de longues journées. Et sous cette pression, Abd-Rabbo, 24
ans, a finalement cédé et annoncé son souhait de rester à
Ismaïli adressant même une lettre à la Fédération Egyptienne
de Football (FEF) pour authentifier son vœu. La foule l’a
attendu aux portes de la ville pour accueillir
chaleureusement son héros, considéré comme l’un des symboles
de cette ville.
Mais loin de cette émotion, l’affaire a été portée à la
Fédération internationale de football (FIFA) pour trancher
le transfert. Ismaïli réclame ses droits et évoque la faute
de Strasbourg tandis qu’Ahli, qui n’a pas baissé les bras,
veut que le joueur remplisse jusqu’au bout son contrat,
qu’il a d’ailleurs signé de plein gré. La décision se fait
encore attendre.
Mahmoud Fathallah
Attendu
depuis le début du mercato à Ahli, le défenseur de Ghazl
Al-Mahalla, Mahmoud Fathallah, a surpris les observateurs en
rejoignant la citadelle blanche, où il a signé pour quatre
saisons. Le libéro international était entré en négociations
avec Ahli en janvier dernier mais les dirigeants de son club
avaient décidé de le garder jusqu’à la fin de la saison. Les
choses s’étaient compliquées davantage lorsque Ghazl
Al-Mahalla avait demandé un prix exagéré de 8 millions de
livres. En quelques semaines, le prix a baissé de 5
millions. Encore trop pour Ahli, disposé à ne payer que 2,5
millions de L.E. Quelques temps après, Mamdouh Abbass,
président de Zamalek, a finalement signé un chèque de 3
millions. Fathallah, surnommé le Beckenbauer du football
égyptien, aura un très difficile défi à relever au sein de
la troupe blanche, notamment face à de solides défenseurs
achetés eux aussi cette année, tels que Béchir Al-Tabéï,
venu de Rizespor (Tur), l’international olympique Karim
Zékri, en provenance de Masri, sans compter les anciens Amr
Safti et le duo tunisien Yamen Ben Zékri et Wissem El Abdi.
Moetaz EnoLe
feuilleton
s’est étalé sur plus de 10 mois et s’est finalement achevé
par l’annonce du transfert de Moetaz Eno, ancien milieu de
Zamalek, à Ahli. Le joueur a été au centre de polémiques
depuis le début de la saison 2006/2007, lorsqu’il a refusé
de prolonger son contrat avec les Blancs. Mais le jeune
milieu, 22 ans, perçu comme l’un des joueurs les plus
prometteurs de Zamalek, a réclamé la fortune de 2 millions
de livres par saison !
La direction a en vain essayé de le persuader avec tous les
moyens de revoir son désir à la baisse. Eno a finalement
annoncé lui-même son transfert à Ahli en mai dernier. Mais
ce n’est pas tout.
Zamalek a porté l’affaire devant la Fédération Egyptienne de
Football (FEF), réclamant des dommages et intérêts pour le
comportement abusif du joueur et négociations illicites,
prétendant qu’Ahli l’avait contacté avant les derniers six
mois de permission des pourparlers. La bataille a été perdue
et la FEF a donné droit à Ahli et au joueur, en n’imposant
qu’une faible pénalité de 70 000 L.E. au joueur pour
critiques du club dans les médias. Une victoire médiatique
pour les Rouges mais le joueur doit s’attendre à une énorme
pression sur le terrain.
Mohamad Ibrahim
Le
meneur de jeu de Pétrole Assiout, Mohamad Ibrahim, a occupé
plusieurs unes de journaux au mois de juillet. Ce jeune
milieu talentueux de 21 ans a séduit les observateurs lors
des dernières longueurs du championnat, en faisant preuve de
grande classe dans la bataille de son club pour la survie en
première division. La course a été perdue et Pétrole Assiout
relégué en deuxième division, mais l’image d’Ibrahim est
restée gravée dans la mémoire des agents. La commission de
football d’Ahli l’avait placé sur sa liste d’achats, voyant
en lui un possible successeur au magistral meneur de
l’équipe, Mohamad Abou-Treika. Après de courtes négociations
avec le joueur, ce dernier a signé pour quatre ans avec les
Rouges malgré le refus de son club. Les Rouges ont tenté le
bras de fer, mais Ibrahim a, en fin de compte, été vendu à
Enppi. Anouar Salama, le nouveau coach de cette équipe, voit
en lui une excellente solution au manque de potentiel au
poste de meneur. Si Ibrahim maintient son allure, il pourra
faire des éclats avec Enppi afin de remettre l’équipe sur
les rails.