Investissement,
oui mais ...
Mohamad
Salmawy
Kadhafi
et Sarkozy
Salama
A. Salama
Le
respect de la discipline
Morsi
Attalla
Les
quatre vérités de l’initiative Bush
Abdallah
Al-Achaal
Politologue
Les quatre
vérités de l’initiative Bush
Abdallah Al-Achaal
Politologue
Composantes
L’envoi
d’une force de paix au Darfour est la réponse, certes tardive mais massive, de
la communauté internationale à une catastrophe humanitaire de grande ampleur
dans l’ouest du Soudan, qui aurait fait depuis février 2003 quelque 200 000
morts, chiffre contesté par Khartoum, et plus de 2,1 millions de déplacés sur
une population de six millions d’âmes. La force des Nations-Unies
et de l’Union Africaine (UA), baptisée Unamid, doit
être composée de 26 000 soldats et policiers et sera la plus importante mission
de paix au monde. Elle ne devrait être déployée sur le terrain qu’au début
2008, soit près de cinq ans après le début du conflit au Darfour. Le Soudan,
après des années de tergiversations et de pressions occidentales soutenues, a
fini par accepter le principe de cette force à condition qu’elle soit
essentiellement composée de soldats africains. Le texte de la résolution a subi
des modifications pour le rendre acceptable par Khartoum, qui craignait qu’il
ne donne à l’Unamid un large mandat lui permettant un recours illimité à la
force sous le chapitre VII de la charte de l’Onu. Ainsi, la référence au
chapitre VII a-t-elle été limitée à un seul article : La résolution autorise la
force Onu-UA à prendre « les mesures nécessaires » (signifiant l’usage de la
force si elle s’impose) pour protéger son personnel, assurer la sécurité et la
liberté de circulation des travailleurs humanitaires, prévenir les attaques et
les menaces contre les civils et soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix
du Darfour. Les rédacteurs de la résolution ont renoncé à invoquer le chapitre
VII pour donner pouvoir à la force mixte d’enquêter sur la présence éventuelle
d’armes au Darfour, ce qui serait une violation des résolutions de l’Onu. Les
Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient au départ préconisé une ligne très
ferme contre le Soudan mais il est vite apparu nécessaire d’adoucir le texte
pour obtenir le soutien de certains membres africains du Conseil de sécurité et
de la Chine. Cependant, tout le monde est parfaitement conscient que la force
de maintien de la paix n’est qu’une composante de la recherche d’une solution
au Darfour et qu’il faut y favoriser une entente politique entre gouvernement
et rebelles non signataires de la paix. L’expérience de la force africaine de 7
000 hommes, sur le terrain depuis 2003 et qui doit passer le témoin à l’Unamid,
a prouvé l’impossibilité de stabiliser la situation au Darfour sans solution
politique. Le développement du Darfour, longtemps négligé, est une autre
composante, également indispensable à la paix.