Festival de la citadelle .
Jazz, musique arabe, folklore occidental et nubien ... Après
deux ans de suspension, la 17e édition veut se distinguer et
tisser de nouveaux liens avec son public.
Un retour très coloré
Deux
ans après sa suspension, le Festival de la Citadelle, qui se
déroulait à partir du 10 août depuis 1988, reprend vigueur
cette année du 10 au 25 août, en cherchant à récupérer un
public aussi varié que multiple. Ainsi, le programme
comprend-il, cette fois-ci, un large éventail de concerts. «
La suspension a eu lieu pour des raisons de restauration à
la Citadelle, et n’a aucun
rapport avec des difficultés budgétaires », souligne Hassan
Kami, conseiller artistique du président de l’Opéra et
directeur de la troupe de l’Opéra du Caire. Il ajoute : «
Lorsque nous avons décidé de relancer le festival, nous nous
sommes déterminés à l’innover de 30 % comparé aux éditions
précédentes. Et encore plus les années suivantes ».
La Citadelle ouvre donc ses portes pour accueillir, pour la
première fois, deux orchestres, à savoir l’Orchestre des
instruments à vent sous la conduite de maestro Magdi
Boghdadi, et l’Orchestre de l’Opéra du Caire sous la
conduite de maestro Nayer Nagui. Il est à souligner
également la présence de trois troupes étrangères qui
figurent au programme pour la première fois : la troupe
serbe Kolo qui donnera, le 10 août à 22h au théâtre Al-Mahka,
un spectacle basé sur la représentation de la tradition
musicale serbe en mariant costume, chorégraphie et musique.
Quant à la deuxième troupe, elle provient de Vienne et
s’appelle Fatima Spar et Freedom Fries. Cette dernière, qui
va se produire le 12 août à 21h au théâtre Sariyet Al-Gabal,
offre une musique née de la tradition sud-est européenne
fusionnant avec la musique moderne. Ainsi, les mélodies de
la trompette et de l’accordéon se mêlent-elles au rythme de
la batterie.
Bolivar
est le nom de la troisième troupe étrangère. Colombienne,
elle animera un concert le 12 août, à 22h, au théâtre
Sariyet Al-Gabal, en présentant un folklore qui fait sentir
un exotisme profond de l’Amérique latine. Mais le festival
ne rompt pas avec ses traditions. Il continue à inviter des
troupes qui se sont produites dans la plupart des éditions
précédentes : Abir Sansour, Rim Kamal, Ahmad Ibrahim, Hamdi
Al-Ganayni, Attiya Charara, Névine Allouba, Ali Al-Haggar,
Medhat Saleh ... La liste est longue. Un acte qui témoigne
d’un désir ardent de fédérer et fidéliser son public à des
musiques colorées, éparses et flatteuses. En outre, la
musique arabe s’empare d’une bonne part de la programmation
: plus de 10 troupes animeront des concerts au théâtre
Al-Saha.
Sollicitant un public jeune, des interprètes de la chanson
dite « chababiya » s’imposent dans cette édition avec
Gannate et Issaf. « Cette édition du festival me semble plus
puissante vu son programme original ainsi que sa durée plus
étendue : autrefois, le festival se déroulait pendant 10
jours seulement. Mais, dorénavant, il sera maintenu pour 15
jours avec un programme plus riche et condensé », tient à
souligner Kami.
Lamiaa Al-Sadaty
Voir la page Calendrier pour le programme détaillé.