Basket-ball.
Pour la 9e fois de l’histoire de la compétition, la
sélection nationale d’Angola est sacrée championne d’Afrique
des nations. Une victoire qui lui garantit un ticket pour
les JO de Pékin 2008. L’Egypte termine à la 4e place.
Panier vide pour les Pharaons
Avec une victoire en finale du Championnat d’Afrique des
Nations (CAN), l’Angola aura réalisé plusieurs exploits
durant cette édition, qui s’est achevée le 24 août sur son
sol. Il a non seulement arraché le seul ticket du continent
africain pour les prochains Jeux Olympiques (JO) de Pékin
2008, mais aussi enregistré un chiffre record en remportant
le titre de champion d’Afrique pour la 9e fois et pour la 5e
fois consécutive. En fait, la finale fut quasiment à sens
unique pour l’Angola puisqu’il s’est retrouvé face à la
médiocre équipe toute jeune du Cameroun, qui vient de
changer de peau. « Personne ne peut nier le talent et la
force de l’équipe de l’Angola. Mais quand les grandes
équipes, comme le Nigeria et le Sénégal, qui possèdent des
professionnels de haut niveau ont été éliminées tôt, elles
ont laissé la voie libre à l’Angola », note un spécialiste
étranger sur le site officiel du tournoi. Le Cameroun ne fut
pas la seule équipe à n’avoir pas figuré à cette édition
avec 100 % d’éléments professionnels ou de joueurs
expérimentés.
L’Egypte, qui a terminé à la quatrième place, a suscité un
vif débat entre ceux qui avancent que l’Egypte a signé un
grand retour dans la compétition continentale avec une
équipe qui regroupe des expérimentés et des jeunes capables
d’assurer la relève, et ceux qui affirment que l’Egypte
poursuit sa chute vers les abîmes. « Ce n’est pas vrai. On a
formé et regroupé cette équipe à seulement 3 mois du début
de la CAN. Nous ne possédons aucun professionnel dans nos
rangs, à l’inverse de la plupart des équipes africaines.
Même les joueurs expérimentés, nous ne pouvons pas les
juger, car ils appliquent des techniques de jeu établies par
l’actuel directeur technique serbe, qui sont complètement
nouvelles », note Sami Al-Charouni, entraîneur de l’équipe,
qui renchérit que la Fédération égyptienne visait dès le
début à former une équipe pour l’avenir et non pas à gagner
un tournoi et disparaître. Selon lui, la médaille de bronze
n’était pas hors de portée de l’Egypte, mais les joueurs,
qui n’étaient pas habitués à ce long parcours, étaient
fatigués même devant une équipe médiocre comme celle du
Cap-Vert. « Notre plan à long terme continuera avec la même
équipe technique et nous ne lui demanderons de rendre des
comptes qu’après un délai raisonnable », conclut Saber
Hassanein, directeur de la Fédération égyptienne.
Et d’ajouter comme pour faire taire toutes les critiques : «
Mounir Sabet, président du Comité olympique égyptien, nous
soutient et ne nous imposera pas de sanctions comme certains
l’ont demandé ».
Chourouq
Chimy