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 Semaine du 29 août au 4 septembre 2007, numéro 677

 

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Société

La chute des cheveux :
un choix de solutions

Nombreux sont les centres de beauté qui proposent des traitements à la calvitie, mais très peu sont qualifiés en la matière. Quelques infos importantes pour ne plus se laisser berner.

Aujourd’hui, en Occident, le crâne rasé se porte bien. Des jeunes sportifs, des musiciens, des artistes aux crânes rasés côtoient sans discrimination « des chevelus ». Ce nouveau « look » reléguera-t-il au passé le drame de la calvitie pour les hommes ? En se rasant de près la couronne des cheveux qui lui reste, « le chauve » ressemble ainsi à un footballeur, à un chanteur ou à un metteur en scène, à des héros que le public estime. Mais la mode change et sauf retour à la casquette ou au turban, « le crâne rasé-chauve » se retrouvera : chauve.

En Egypte, les jeunes cadres d’entreprises, de 25 à 30 ans, semblent très sensibles à leur image. Pour une forte minorité, une chute partielle de cheveux commence à se manifester. Or, plus la chute débute tôt, plus la calvitie risque de s’étendre rapidement. Comment prendre en charge cette situation ?

Vous avez, évidemment, éliminé auparavant, lors d’une consultation médicale, la possibilité peu commune d’une maladie du cuir chevelu. Maintenant, vous savez que vous êtes programmé dans un processus physiologique normal qui concerne 90 % des hommes : « Le crâne qui se dégarnit ».

Souvent difficile à vivre, ce phénomène est avant tout un parcours du combattant qui est parsemé de nombreux vendeurs d’illusions. La solution ? Elle dépend essentiellement pour l’homme de ses besoins et de ses motivations.

Quant aux femmes, elles sont peu concernées, mais une chute plus diffuse, à évolution lente, peut éventuellement apparaître, surtout après la ménopause. Pourquoi les hommes vivent très mal cet événement, même si pour 90 % des cas, il ne s’agit que d’un processus normal et naturel ?

Les cheveux sont en effet l’expression de soi mais aussi du paraître et de l’image que nous voulons donner. Cette perte de cheveux est souvent reçue comme une atteinte à sa personne. Toute une symbolique s’effondre. Dans l’histoire, raser les hommes ou les femmes était une grande humiliation. La femme, par contre, n’hésitera pas à consulter, à médicaliser son problème de cheveux car la société et son entourage n’acceptent pas cet état. Elle ne peut donc l’accepter et surtout elle sait que pour les femmes, ce n’est pas une fatalité.

Aussi, faire quelque chose contre ce qui apparaît comme une injustice, qui altère la qualité de la vie est bénéfique. Prendre en charge son problème, même à l’extrême, avec de la poudre de « perlimpinpin » peut éliminer une dose d’appréhension, de souffrance morale préjudiciable à la bonne santé (du cheveu). C’est un effet placebo digne d’intérêt.

Mais pour décider et se confier clairement à un tiers, de nombreuses images, appréhensions inquiétantes existent pour l’homme : le coiffeur qui est un véritable professionnel du cheveu avec ses conseils en lotions capillaires fortifiantes, anti-chute paraît peu efficace sur sa propre chevelure qui se « dégarnit ». Serait-il « dépendant » de différents laboratoires ou de grandes marques de cosmétiques ? Le professeur en dermatologie, « grand spécialiste » du cheveu, trouve tout à fait normal, compte tenu de vos antécédents familiaux que vous vous dirigiez droit vers la calvitie. Vous vous retrouvez ainsi honteux d’avoir médicalisé un phénomène qui, d’après cet éminent spécialiste, est banal et naturel. Un homme sur deux à cinquante ans a une calvitie importante.

Quant à la chirurgie, à la télévision, vous avez vu un homme en cheveux de poupée peu esthétique qui, visiblement, a subi des greffes chirurgicales (dites en pastilles), un véritable « champ de poireaux ». Aussi, vous vous demandez si les praticiens médicaux ont vraiment un sens esthétique ? Des produits charlatans fleurissent dans le domaine de la perte des cheveux, du poids et du développement de l’enfant. En Egypte, de nombreuses assertions publicitaires constituent une tromperie grossière du consommateur. En Europe, les termes employés sont plus ambigus. Mais un règlement européen entré en application ce premier juillet 2007 devrait, petit à petit, par l’obligation préalable de la preuve, limiter les abus de certaines promesses dans tous les pays membres de l’Union. En attendant, comment ne pas tomber dans le piège d’une arnaque ?

Pourtant, quels que soient votre cas, vos désirs, vos antécédents familiaux de calvitie, vos habitudes, l’importance de l’image dans votre milieu professionnel, les conseils que vous avez reçus ... une solution adaptée existe. A l’extrême, pour quelques hommes, le crâne dégarni est une « marque de famille ». Rien faire, c’est la solution qui affirme son identité familiale. Dans le même état d’esprit, la Confrérie Nationale des Chauves de France fondée par un coiffeur, refuse tout traitement et demande à ses adhérents la bonne humeur, un large sourire et l’acceptation de soi. Mais, pour la majorité, la réalité est mal acceptée.

« Les produits cosmétiques sont-ils une solution ? »

Les lotions, crèmes, gélules produites par les instituts capillaires, les grandes marques planétaires de cosmétiques ou les laboratoires pharmaceutiques répondent-ils au problème de fond, à ce produit idéal ? Ou sommes-nous en 2007 au même niveau que les traitements cosmétiques pour retrouver sa chevelure, de l’Ancienne Egypte (crème composée de graisse de lion, d’hippopotame, de crocodile …), d’Hippocrate, fondateur de la méthode d’observation clinique, le « père de la médecine » (opium mélangé à l’eau de rose avec un peu de vin et de l’huile d’olive) et des Romains (graisse d’ours) ?

Le marketing et des campagnes publicitaires sont actuellement plus sophistiqués et les explications semblent avoir un caractère scientifique. Mais ces produits cosmétiques ne répondent malheureusement en rien à notre problème ... Ils rendent cependant des services sur l’hygiène capillaire et peuvent répondre à des causes ponctuelles comme l’hyper-séborrhée ou les pellicules. Ils auraient un effet réparateur sur d’autres facteurs qui favorisent aussi bien pour l’homme ou la femme la chute des cheveux : la fatigue, la pollution atmosphérique (tabac …), les effets secondaires de traitements médicaux (anti-thyroïdiens, coagulants, épileptiques, chimiothérapies), les infections qui s’accompagnent de fièvres élevées. Si la cause, la pathologie, ou le médicament est supprimé, la chute des cheveux est arrêtée et les produits « anti-chute », pour renforcer « le capital capillaire » apporteront leur soutien pour une reprise plus rapide de la « repousse ».

Reste les compléments alimentaires, vitamines, acides aminés, oligoéléments qui ont une action stimulante sur la croissance des cheveux en cas de … carences. Nous vivons en Europe et en Egypte sans famines mais curieusement des carences se développent dues essentiellement à « la malbouffe » et surtout aux régimes. La manie des régimes est dangereuse car elle déclenche un effet « yo-yo » qui aboutit fatalement à l’inverse du résultat recherché. Et une étrange logique apparaît dans le monde de l’information des magazines le plus souvent féminin : d’un côté, des « conseils–miracles » absurdes sur des régimes amaigrissants créateurs de carences, et de l’autre côté, des publicités informatives sur des gélules, concentrées de vitamines, acides aminés, oligoéléments qui répareront les dégâts provoqués sur votre chevelure par ces mêmes conseils. Même si l’Egypte n’est que partiellement touchée par ce mécanisme, les manquements évidents à la déontologie dans sa publicité sont inquiétants pour la crédibilité même des produits mis en avant et en particulier pour les produits cosmétiques liés à la repousse du cheveu. Les intervenants sur ce dernier sujet ont un poids économique planétaire. Par exemple, en 2008, un accord entre les deux grandes multinationales européennes Nestlé et L’Oréal va permettre de vendre des gélules stimulant les fonctions de la peau et du cheveu. Quels seront les arguments publicitaires au Moyen-Orient de diffusion de ces nouveaux produits ? Si une information payée laisse supposer que cela permettra la repousse des cheveux perdus afin d’attaquer l’immense marché masculin de la calvitie, qui osera contredire ces multinationales ? La loi ne peut tout régler. Un minimum d’éthique s’impose. Actuellement, les conditions de diffusion des chaînes de télévision émises sur « Nile Sat » mettant en avant la sécurité de la nation et tous termes contraires aux traditions et aux religions, laissent une totale liberté aux manipulations du consommateur égyptien.

Finalement, ces traitements cosmétiques constituent une aide psychologique pour les personnes qui sont ennuyées par la perte de leurs cheveux mais en même temps trouvent ridicule de se plaindre de cet état. « Il y a plus important dans la vie ! Le rôle fonctionnel du cheveu est négligeable ! ». Mais dans leur subconscient, un petit coup de baguette magique, l’effet placebo par exemple ne « serait pas de refus ! ».

Cependant, la majorité des hommes restent catastrophés par la perte de leurs cheveux et beaucoup refusent de se laisser enfermer par la « déprime », la fatalité du crâne d’œuf, de la boule de billard et de « la patinoire à mouches ». Il leur faut une solution avec des résultats certains et non un éventuel effet placebo.

Quels sont les véritables traitements préventifs et curatifs qui ont des résultats ?

Des médicaments et des méthodes chirurgicales ont des résultats prouvés mais limités. Ils répondent à la première partie de notre médicament idéal. Quant à la deuxième partie, la médecine prédicative et les progrès de la génétique pour la correction de la calvitie à l’adolescence, elle n’est encore qu’au niveau de la recherche.

Avant tout, nous devons savoir que nous sommes dans un tout autre domaine que les traitements cosmétiques. Le médicament n’est jamais neutre, comporte des contre-indications, demande une autorisation de mise sur le marché. En France, environ 10 % des entrées hospitalières sont dues à l’absorption de médicaments. Et pourtant, la France est le pays en Europe où l’automédication est la plus faible. Les méthodes chirurgicales, même si le mot micro est souvent mis en avant, sont avant tout un acte chirurgical qui obligatoirement comporte des risques. La chirurgie en corrigeant la calvitie ne se limite en fait qu’à gérer les cheveux qui restent. Quant aux publicités ambiguës sur d’éventuelles greffes de cheveux synthétiques, en réalité, par la présence de ces corps étrangers, les cheveux synthétiques entraînent rejets et infections.

Aussi, si le choix, obligatoirement sérieux de médicaments et/ou de chirurgie, s’impose à votre esprit, cela exige aussi, avant tout, avec votre intervenant, un climat de confiance, une information claire.

Votre éventuel consentement devant être vraiment « éclairé » par une information claire et loyale. Une aide à la décision intéressante peut être la prise de photos numériques de votre tête. Avec l’aide d’un logiciel informatique de prévisualisation, l’image de votre tête se transforme selon les résultats virtuels d’une correction de la calvitie par différentes techniques (mono greffe, réduction, lambeaux …).

Prenez votre temps ! Le praticien doit comprendre vos motivations, votre désir de changement rapide ou non, vos habitudes …Vous devez comprendre le choix et la stratégie du praticien. Comment va-t-il s’y prendre ? Quelle difficulté peut-il rencontrer ? Vous devez comparer, si possible par l’image, des choix différents. Le traitement médical et chirurgical peut aussi être combiné. Par exemple, le Minoxidil pour quelques mois afin de « stimuler » la pousse des bulbes capillaires greffés tout en continuant de façon continue et sous surveillance médicale la Finastéride. Faites parler les praticiens ! Que pensent-ils des lasers chirurgicaux pour préparer la zone receveuse pour les futurs greffons ? Et les « robots » qui permettent de prélever le bulbe dans la surface donneuse pour le réimplanter automatiquement au niveau de la zone dégarnie ? L’intérêt de ce matériel peut être discuté, mais dans tous les cas, les méthodes traumatisantes de l’ancien temps avec, par exemple sept cheveux au moins par greffon (actuellement, un à deux cheveux selon la technique de la micro greffe) qui donnaient un aspect « cheveux de poupées », sont à rejeter. Refusez les entretiens standard partagés avec une secrétaire médicale où le praticien est éternellement « débordé » !

Vous devez « sentir » votre interlocuteur, vous lui confiez votre tête.

Le résultat doit évidemment apporter une correction esthétique mais aussi contribuer à votre épanouissement en levant les inhibitions et les éventuels complexes générés par la perte des cheveux. Quant au prix obligatoirement inscrit sur un devis précis, il sera nettement moins élevé que votre prochaine voiture. Quant à contrôler le nombre de greffons viables extraits et bien réimplantés par rapport au nombre de greffons facturés, une certaine confiance s’impose. Dans certains pays, une vidéocassette de l’intervention est proposée et permet ainsi un éventuel contrôle fastidieux, à la limite du ridicule, si aucun élément ne justifie ce doute dans le travail effectué.

Les progrès de la chirurgie ces dernières années ont procuré à de nombreux patients « catastrophés » une satisfaction certaine même si la chevelure de leurs 20 ans reste un rêve. Des solutions d’avenir, comme le clonage du cheveu, pourront encore améliorer les méthodes et résultats.

Vous perdez vos cheveux ? Soyez rassuré, il n’y a pas de « chauve qui peut » ou une seule solution, ces lignes le démontrent.

Différentes démarches personnelles ont ainsi été exposées pour une prise en charge selon votre profil psychologique.

La solution adaptée à vos besoins et à vos motivations est maintenant plus proche ! .

Luc Chastaing
Directeur de Caisse Maladie

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Des médicaments, mais aussi la chirurgie

Pour les médicaments qui réduisent les effets de la transformation des hormones mâles, deux pistes :

— Réduire leur production (mais, évidemment, cela n’est pas souhaitable pour les hommes).

— Inhiber la transformation ou les récepteurs, tout en laissant intact l’effet de l’hormone sur la force musculaire et la libido.

Un autre médicament ne répondant pas à ces deux pistes existe. Son action est complexe. Il est très connu des hommes ou des femmes cherchant une solution à leur calvitie naissante. A l’origine, c’est un traitement de l’hypertension artérielle par voie orale : le Minoxidil. Un effet collatéral de ce médicament est l’augmentation de la pilosité d’où un traitement externe en solution à 2 % ou à 5 % pour les cheveux. Dans seulement un cas sur trois, la chute des cheveux se stabilise au bout de trois mois et après quatre à huit mois, une légère repousse peut être constatée Ce médicament ne « marche » donc pas pour la majorité des patients. L’application biquotidienne est tellement contraignante que de nombreuses personnes abandonnent dans le temps. Si le traitement est interrompu, les cheveux qui viennent de repousser tomberont au bout de trois ou quatre mois. Même si ce produit est abondamment utilisé sur la planète (avec son dérivé : l’Aminexil) ou sous une autre appellation (Alopexy, Alostil), appliquer sur son crâne une solution diluée d’un antihypertenseur dont l’action est mal connue, pendant des années, demande une foi inébranlable.

Les médicaments qui réduisent les effets de la transformation des hormones mâles et qui sont aussi utilisés pour la calvitie se réduisent, sur le marché masculin public, à un seul médicament : la Finastéride. Il a pour effet d’inverser le processus de la calvitie. (Initialement, il est indiqué dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate). A raison d’un mg par jour, par voie orale, après quelques mois, un arrêt de la chute est constaté sept fois sur dix et entraîne une repousse une fois sur trois. Ce produit proposé aussi sous le nom de Proscar ou de Propecia, Fincar, Finpecia, Finax … est évidemment la solution intéressante pour uniquement les hommes souffrant de calvitie légère ou moyenne. A ce jour, aucune contre-indication, ni aucune interaction de la Finestéride n’est connue, mais des effets secondaires sont toujours possibles. Sur ce dernier sujet, la rumeur se basant sur une mise en garde dans la notice du produit laisse supposer que vous risquez de devenir « impuissant ». De nombreuses études cliniques montrent qu’il n’en est rien mais c’est un médicament et dans les effets indésirables éventuels, des troubles de l’érection ou des douleurs testiculaires existent pour un peu moins de 2 % des hommes. Le Minoxidil a évidemment, lui aussi, à la marge, des éventuels effets secondaires indésirables : allergie, vertige, céphalées, troubles de la vue ou du goût … mais personne n’en fait une publicité.

Plus important et ennuyeux est l’absence de données cliniques à disposition pour un emploi continu de la Finastéride après un laps de temps de cinq ans. Or, une thérapie continue est recommandée. Enfin, le prix demandé au consommateur est anormalement élevé, non justifié sur le plan technique et aucun produit similaire pour la calvitie n’est mis en concurrence sur le marché masculin. Aussi, un marché parallèle se développe avec les risques inhérents des marchés non contrôlés dans le dosage et la qualité du produit. Enfin, différents « bricolages » non réglementaires sont utilisés pour, à partir du médicament Finastéride pour la prostate, au prix relativement modeste, le multiplier en dose de un mg contre la chute des cheveux.

Au moment où enfin une piste sérieuse se concrétise pour les hommes, le mercantilisme obscurcit cette révolution.

 

Vous avez une calvitie peu évolutive (peut-être grâce à la Finastéride) et vous souhaitez retrouver une chevelure dans les zones dégarnies. De grands progrès ont été réalisés ces dernières années par la chirurgie. Elle peut vous apporter une solution adaptée à votre cas.

 

La chirurgie

La miniaturisation des greffes de cheveux, la rareté des complications, l’absence d’interruption de la vie socioprofessionnelle, de douleurs, de pansements, d’hospitalisations font de la micro-greffe un succès. Mais même si elle représente actuellement plus de 80 % des traitements chirurgicaux de la calvitie, elle n’est qu’une des nomsoccbreuses techniques possibles. Le praticien ne peut être que compétent, reconnu, ayant l’habitude de pratiquer ce type de chirurgie, avec un sens esthétique certain. Votre médecin, votre dermatologue pourront vous orienter. Le bouche à oreille aussi si vous pouvez discuter avec d’anciens patients et surtout les voir dans la réalité. Méfiez-vous des publicités tapageuses ou des témoignages flatteurs et organisés sur Internet. A la moindre hésitation, prenez un autre avis. Restez prudent et même un peu méfiant.

 

Un bref rappel technique contre les idées reçues.

 

Cependant, avant de proposer une approche de solutions, un petit rappel technique s’impose pour comprendre et éviter les marchands d’illusions.

La racine du cheveu située sous la peau (appelé bulbe capillaire) est le siège d’une activité cellulaire permettant au cheveu de pousser par sa racine de 1 à 1,5 centimètre environ par mois.

 

Première évidence, à l’inverse de toutes les plantes, la coupe et la recoupe du cheveu, même une nuit de pleine lune, ne peuvent ni augmenter ni diminuer la multiplication cellulaire qui le produit ; le cheveu pousse par la racine et non par la pointe.

 

Pour la pousse du cheveu, la racine absorbe et utilise des éléments, oligoéléments, sels minéraux, acides aminés ... transportés par des vaisseaux sanguins. Des hormones mâles parviennent aussi par voie sanguine au bulbe capillaire, se transforment et selon la sensibilité plus ou moins grande du bulbe qui dépend des individus, elle peut diminuer la phase de croissance du cheveu et sa durée de vie. La racine produit alors un cheveu mal formé, plus fragile, moins épais ... avant de disparaître définitivement. Ainsi apparaît-il, pour les hommes, un recul de l’implantation des cheveux au niveau des tempes appelées avec lyrisme golfes temporaux. Ces derniers, petit à petit se creusent. La limite frontale des cheveux recule, une tonsure apparaît. Puis, avec le temps, ces zones ont tendance à fusionner pour finalement aboutir à ce qui est appelé : un  « chauve ».

 

Deuxième évidence, la cause principale de la calvitie pour l’homme est hormonale et génétique. Quel serait donc le produit idéal pour éviter cette chute des cheveux ? Il devrait avoir deux qualités :

 

Neutraliser l’action des hormones mâles au niveau des bulbes capillaires sans évidemment supprimer leurs actions sur le plan général.

Transmettre un message codé dans l’ADN. de nos chromosomes pour modifier une affection qui est génétiquement programmée : la calvitie.

L. CH.

 




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