Télévision. Une de nos
fidèles lectrices dénonce le traitement du mariage orfi dans les nombreux
feuilletons télévisés.
Union à hauts risques !
Beaucoup
d’entre nous, surtout les femmes, aiment regarder les feuilletons diffusés à la
Télévision égyptienne.
Il
faut avouer qu’il y en a de très bons, et d’autres vraiment médiocres, qui
traînent en longueur, et se terminent en queue de poisson.
Aujourd’hui,
je veux parler du feuilleton « Un homme et deux femmes », excellemment
interprété par Farouq Al-Fichawi, Dalal Abdel-Aziz et Wafaa Amer.
Comme
d’habitude, à côté de la trame principale, nous assistons à la vie de certains
personnages de leur entourage. Entre autres, l’histoire d’une jeune étudiante
de la haute société amoureuse d’un garçon menteur et malhonnête, relation qui
finit comme cela arrive souvent de nos jours, par un mariage « orfi ».
Pour
réparer cette grave faute, l’avocat de la famille de la jeune fille propose à
son petit ami la somme de 10 000 livres égyptiennes pour qu’il l’épouse
légalement et dix autres pour qu’il la répudie. Et du jour au lendemain, un
malappris se trouve en possession de 20 000 L.E.
Je
pense que toute cette mise en scène encourage les jeunes gens de mauvaise foi,
à se marier de plus en plus via le contrat orfi avec les jeunes filles qu’ils
prétendent aimer pour leur soutirer de l’argent et les abandonner à la première
occasion.
Il
aurait plutôt fallu insister sur les piètres résultats du mariage orfi, très
mal vu dans la société égyptienne, en montrant que les éventuels prétendants
qui voudraient se présenter pour demander la main de la jeune fille, font
marche arrière lorsqu’ils apprennent son passé malheureux.
Par
contre, dans le feuilleton, quelques semaines après sa mésaventure, un ami de
son frère la demande en mariage. Tout compte fait, il me semble que c’était
tout à fait inutile de parler de cette amourette, puisqu’après tout, elle
n’ajoute rien au sujet principal, au contraire elle dissipe notre attention.
Kemal Ozmen,
Alexandrie.
Ecole ou Ramadan, il faut choisir ...
Septembre
est déjà là et la course aux achats commence. Acheter les yamiches de Ramadan,
ou acheter les fournitures scolaires ? Deux événements qui viennent en même
temps cette année, et qui coûtent très cher à la famille égyptienne.
Pourquoi
est-ce que nos responsables ne pensent pas à reporter de deux semaines la date
de la rentrée scolaire ? Ni l’enseignement, ni l’école, ni les universités ne
perdront rien à ce report. Reporter de deux ou même trois semaines ne changera
rien à l’avenir de l’enseignement dans notre pays ... Le niveau sera toujours
aussi « remarquable ».
Les
fournitures scolaires coûtent très cher et les yamiches de Ramadan sont
également très coûteuses. Comme on ne peut pas changer la date de Ramadan, on
peut au moins changer celle de la rentrée scolaire !
A
chaque mois suffit sa peine ... Faisons donc la rentrée le 1er octobre.
Nadia Hussein,
Le Caire.
Qosseir, ville de rêve !
J’ai
visité Qosseir, ville du littoral de la mer Rouge, à 140 km au sud d’Hurghada. Cette
ville est ancienne et historique sur la route pharaonique de Wadi Al-Hammamat,
entre Qosseir et Kift, par où Cléopâtre est passée. On y trouve un ancien port
de pèlerins, Ezab, et un fort de l’époque ottomane. La plupart des habitants
travaillent dans la pêche, ou à l’extraction du phosphate. La ville de Qosseir
est une beauté naturelle rare et en plus, elle est propre. Raison pour laquelle
les touristes aiment y passer leurs vacances. On y trouve des hôtels luxueux,
des centres de sports nautiques, des magasins de souvenirs. Eleiwa Sayed
Aboul-Foutouh, un responsable municipal, fait tout son possible pour embellir
cette ville dont les rues et les plages n’étaient pas propres. Pour préserver
l’environnement, il cultive une forêt d’arbres. De même, il restaure les plages
sans le budget de la municipalité, mais grâce à la participation des habitants.
Il distribue équitablement les terres de la ville parmi les jeunes, et leur
permet de commencer un grand projet agricole. Vraiment, c’est un exemple à
suivre.
Ahmed Al-Gared,
Qéna-Kift.
Les acquis de Mohamad Ali pacha
Mohamad
Ali pacha fait partie des célèbres personnages qui ont gouverné l’Egypte. Son
règne au XIXe siècle a laissé des traces remarquables dans plusieurs domaines
de la vie égyptienne, surtout le domaine culturel. Son insistance à envoyer des
missions en Europe, notamment en France, a beaucoup ajouté à la richesse
culturelle de l’esprit des Egyptiens. Les étudiants égyptiens et leurs
professeurs ont importé l’esprit libéral de l’Occident pendant cette période. Parmi
les remarquables personnalités qui ont réalisé ce progrès : Réfaa Al-Tahtawi. Il
a écrit beaucoup d’ouvrages sur le patrimoine culturel français mais aussi
politique. Son rôle ne s’est pas limité à s’imprégner de l’esprit libéral, mais
aussi à imprégner l’esprit islamique. Donc, Tahtawi a réalisé une combinaison
entre le progrès européen et la vision islamique. Bref, Mohamad Ali pacha et
Tahtawi ont apporté à l’Egypte un grand essor culturel, dont l’effet dure
jusqu’à présent.
Fatma Al-Zahraa
Al-Damaty,
Le Caire.
Oui aux panneaux !
La
semaine dernière, le quartier de Zamalek a connu des modifications importantes
dans les directions de ses rues. Il faut savoir que ce quartier résidentiel n’a
pas connu de telles modifications depuis près de cinquante ans.
Aujourd’hui,
on trouve dans ce quartier une ruée de panneaux de signalisation coloriés
indiquant les directions, les sens interdits, les interdictions de parking. Pourquoi
ne pas généraliser une telle initiative ? Pourquoi ne pas mettre partout dans
toutes les rues du Caire les panneaux de signalisation, coloriés ou non,
indiquant les directions justes aussi bien pour les voitures, les motos que
pour les piétons. Une telle initiative permettra sans aucun doute de réduire
les accidents entre voitures et piétons.
Bien
qu’on trouve dans ce quartier plusieurs ambassades et consulats, rien n’a été
fait dans le passé pour modifier sa carte géographique. Maintenant que Gamal
Moubarak habite ce quartier, les choses changent ... tant mieux.
Amina Adel,
Le Caire.
Bravo Chérine !
Buvons
le Nil, c’est le titre de la nouvelle chanson de la star Chérine Abdel-Wahab. Cette
chanson a l’intérêt de pousser les gens à aimer davantage leur pays et à leur
apprendre le sens du mot « appartenance ». Les paroles, la musique, voire les
images du clip méritent vraiment notre attention. Lorsqu’on écoute les belles
paroles de la chanson, on ne peut s’empêcher d’aimer notre beau pays du Nil.
En
tant que fan de Chérine, ma chanteuse préférée, je me permets au nom de tous
ses admirateurs de la féliciter pour son mariage « Alf mabrouk ».
Mohamed Ahmed Abdoul-Hakim (étudiant comorien),
Le Caire.
Le Japon, un exemple à suivre !
Tout
le monde considère le Japon comme un exemple qu’on doit suivre pour avancer,
notamment dans le domaine de l’économie, etc., mais cette fois, on doit prendre
le Japon comme un exemple pour ses comportements et la justice qui y règne,
surtout quand on sait que sept constructeurs automobiles japonais ont accepté
de verser des indemnités à 520 habitants de Tokyo victimes de la pollution
atmosphérique. C’est l’aboutissement d’une procédure unique lancée en 1996 par
un millier de personnes souffrant de problèmes respiratoires.
Ces
personnes vivent à proximité de grands axes routiers et souffrent de maladies
respiratoires causées par les gaz rejetés par les véhicules. En 1996, plusieurs
centaines d’habitants de Tokyo lancent une procédure judiciaire contre le
gouvernement japonais. Dans leur plainte, les habitants ont estimé que les
véhicules diesels déchargeaient dans l’atmosphère des gaz polluants. Le
tribunal régional de Tokyo a alors décidé d’indemniser sept plaignants. Les
constructeurs sont, eux, exonérés de toute responsabilité. Avec cette affaire,
on sent le fossé qui existe entre ces peuples et ceux du tiers-monde, notamment
notre peuple, qui est victime de tout : pollution, tyrannie, pauvreté, etc. Mais
il est obligé de subir toutes ces contraintes sans aucune objection, attendant
un miracle qui le sauvera de ses souffrances !
Mohamed Farouk,
Professeur de français,
Zagazig.