Al-Ahram Hebdo, Arts | Flamenco réactualisé
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 29 août au 4 septembre 2007, numéro 677

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Danse. Maria Pagés présente La République du flamenco, un spectacle mettant en relief l’histoire de cet art, lors de trois concerts au Caire et à Alexandrie.

Flamenco réactualisé

Les battements du cœur représentent éventuellement les rythmes les plus primitifs et les plus authentiques du flamenco. Cela s’exprime à travers la scène inaugurale de ce spectacle de danse, accompagné de chants, de guitare et de percussions.

La République du flamenco a été créée par Maria Pagés en 2001 et est depuis considérée comme l’une des plus grandes troupes espagnoles de flamenco.

Née en 1963 à Séville, Maria Pagés, lauréate du prix national de la danse en 2002 et du prix national de la chorégraphie en 1996, a fondé en 1990, la Compañía María Pagés. Une compagnie qui jouit d’un vaste répertoire de flamenco assez significatif, comptant des spectacles comme : Sol y Sombra (1990), De la luna al viento (1994), El Perro andaluz. Burlerías (1996, 2001), La Tirana (1998), Canciones, antes de una Guerra (2004) et Sevilla (2006).

Persuadée que le flamenco est un art universel qui doit se ressourcer en s’inspirant d’autres formes plus « contemporaines », sans pour autant perdre ses racines espagnoles, Maria Pagés ne cesse d’innover. La République du flamenco transpose le spectateur, de la joie à la tristesse, avec beaucoup de raffinement et de sarcasme. Il est souvent question d’une comédie imbibée d’une contradiction acérée, dépassant les horizons traditionnels du flamenco. Car Maria Pagés, qui a commencé sa carrière avec la compagnie du chorégraphe espagnol Antonio Gades (1936-2004) laquelle a endossé différents rôles comme Carmen et Bodas de Sangre, adopte dans La République du flamenco un style personnel et stimulant. Comme d’habitude, elle cherche à moderniser le flamenco sans en trahir l’essence. A l’aide d’une suite de mouvements ordonnés, elle atteint un accord parfait entre l’espace et le temps, accord rendu perceptible grâce à la composition chorégraphique et aux genres musicaux variés (tango, jazz, latino et musique populaire espagnole), avec des œuvres de J. A. Rodriguez, J. J. Amador, P. Arriaga, J. A. Carrillo et même Maria Pagés. Sur scène, cette dernière  — en solo ou accompagnée d’autres danseurs comme Maria Morales, Sonia Fernandez, Isabel Rodriguez, Emilio Herrera ou José Barrios — se distingue par ses mouvements expressifs et élégants. Avec souplesse et puissance, elle domine les planches, laissant libre cours à la musique qui lui dicte les mouvements des bras, des poignets et des pieds. Elle tente de représenter l’état psychique d’un pays mythique ainsi que les tréfonds de ses individus. Et prouve une fois de plus que le flamenco est un art du peuple modelé par la joie et la souffrance. Il est constamment influencé et modifié par le contexte social dans lequel il trouve ses racines. La République du flamenco est un exemple important de comment traverser les différents ponts entre cultures, peuples et religions, en créant des sentiments partagés.

Névine Lameï

Retour au sommaire

La République du Flamenco par Maria Pagés,

les 5 et 6 septembre, dans la grande salle de l’Opéra du Caire et le 8 septembre au théâtre Sayed Darwich, à Alexandrie. A 21h.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.