Athlétisme.
L’Egypte participera aux Mondiaux d’Osaka avec, comme
d’habitude, une délégation modeste et de maigres ambitions.
Sans illusions
Trois
hommes et une dame forment la délégation égyptienne qui
participera aux Championnats du monde d’Osaka. Ce sont :
Omar Al-Ghazali (disque), Mohsen Al-Anani (marteau), Hatem
Mersal (saut en longueur), chez les hommes, et Hebatallah
Medhat (javelot), chez les dames, qui défendront les
couleurs de l’Egypte au Japon. Bien que le nombre des
athlètes égyptiens soit modeste, c’est déjà un record par
rapport à la participation égyptienne de ces dernières
années. Lors de la dernière édition des Mondiaux à Helsinki
en 2005, l’Egypte était représentée par un seul athlète,
Mohsen Al-Anani, à l’épreuve du marteau. Et en 2003, l’Egypte
n’a envoyé à Paris aucun athlète. « Selon les règles de la
Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), nous pourrons
envoyer un athlète à une épreuve même s’il n’a pas réalisé
le minimum requis par l’IAAF. Mais à la Fédération
égyptienne, nous avons un système de n’envoyer que les
athlètes qui ont réalisé le record minimum de l’épreuve »,
souligne Hussein Fahmi, directeur général de la Fédération
égyptienne. Ainsi, les 3 Egyptiens ont-ils réalisé le
minimum requis par l’IAAF. Omar Al-Ghazali, avec un record
de 66 m en disque, tandis que le minimum A est de 64,50 m.
Tout comme son compatriote Hatem Mersal, qui a réalisé cette
saison un saut de plus de 8,20 m, soit le minimum A qui est
de 8,20 m en saut en longueur. Leur compatriote, Mohsen
Al-Anani en marteau, a réalisé un lancé de plus de 74 m,
soit le minimum B qui est de 74 m.
Chez les dames, Hebatallah Medhat, en javelot, participera
aux Mondiaux suite à l’invitation de la Fédération
internationale. Omar Al-Ghazali est le seul Egyptien capable
de réaliser une bonne performance. Tenant du record du monde
juniors, Al-Ghazali a continué sur sa lancée en seniors pour
devenir le seul Egyptien bien classé en athlétisme. « Si
Al-Ghazali réalise son record personnel, il peut se
qualifier pour la finale de l’épreuve de disque qui regroupe
le top 8. Dans ce cas, ce sera un exploit pour l’athlétisme
égyptien », déclare Hussein Fahmi.
En préparation de ces Mondiaux, les athlètes ont suivi
chacun une préparation individuelle. Al-Ghazali s’entraîne
la plupart du temps en Europe avec deux entraîneurs.
Lorsqu’il se trouve en Egypte, il s’entraîne avec Emad Fayez.
Mais, la plupart du temps, c’est au Danemark qu’il
s’entraîne avec le directeur technique de la sélection
danoise, Vestin Haiston. Son compatriote Hatem Mersal
bénéficie lui aussi d’un stage en Italie depuis 2 mois.
Celui qui a réalisé pour l’Egypte ses meilleures
performances en athlétisme, en remportant plusieurs
médailles aux différents meetings et en se taillant la 7e
place au classement mondial de l’année 1999, a connu un
grand recul de niveau durant ces dernières années. Il espère
retrouver son niveau d’avant.
Depuis le 13 août, les 4 athlètes égyptiens se trouvent au
Japon pour un dernier stage de préparation. « Ce dernier
stage est très important pour que les athlètes s’habituent à
l’atmosphère et au décalage horaire », confie Hussein Fahmi.
Mais il faut dire que le niveau des Egyptiens n’est pas à la
hauteur des athlètes africains qui ne cessent de progresser.
Le pays ne possède aucun athlète capable d’offrir une
véritable chance de médailles aux Mondiaux d’athlétisme
d’Osaka. A l’heure où un pays comme l’Ouganda possède une
championne du monde en titre.
Doaa
Badr