Livre .
Le vase de Pépi, un nouveau roman de David Elbaz, vient
confirmer que l’égyptomanie passionne toujours.
Inventer une nouvelle mythologie
Tout près de Louqsor, entre la Vallée des Rois et celle des
Reines, se trouve la Place-de-Vérité, là où jadis
travaillaient les artisans qui construisaient les tombeaux
des pharaons. Quelque part, bien cachée, une grotte, un
petit tombeau ... L’anthropologue Michel Saramo l’a vu en
rêve. Que trouve-t-il ? Pas de sarcophage contenant une
momie, non, plutôt un vase, et tout autour des inscriptions
qui racontent l’histoire de Pépi, un peintre qui travailla
pour Ramsès II. Où est passé Pépi ? Qu’a-t-il découvert ?
Rien moins qu’une voie d’accès à l’infiniment petit et à
l’infiniment grand.
Michel Saramo va-t-il retrouver Pépi ? Va-t-il, lui aussi,
réussir le grand voyage à travers le temps et l’espace dans
le Monde-d’En-Bas ? Qui va-t-il rencontrer ? David Elbaz,
astrophysicien, chef de laboratoire au Commissariat à l’Energie
Atomique (CEA), invente ici avec une verve digne des plus
grands, une nouvelle mythologie qui nous fait voyager du
monde des particules à celui des dieux égyptiens. Un livre,
nous dit Michel Cassé dans sa postface, qui « tourne autour
de deux grands rêves : de mort étoilée et d’éternité noire
», car c’est « dans une danse d’immolation, de sacrifice de
soi, toujours renouvelée que le jeune prophète annonce et
assume la danse de l’éternel mourir (mourir à soi-même, bien
entendu) ».
Superbe
!.
Ed.
Odile Jacob (348 pages, 21
euros)