Basket-ball .
La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) aura lieu du 15 au 26
août en Angola. La sélection égyptienne espère obtenir le
titre et réserver ainsi la seule place de l’Afrique pour les
JO de Pékin 2008.
Défi de taille
Mission
difficile, voire impossible pour la sélection égyptienne de
basket-ball, qui participera cette semaine à la Coupe
d’Afrique des Nations (CAN) qualificative pour les Jeux
Olympiques (JO) de Beijing 2008. Cette édition, qui se
déroule du 15 au 26 août en Angola, verra une forte
compétition pour le titre puisque seul le vainqueur sera
qualifié pour les JO. « Auparavant, il y avait peu de bonnes
sélections en Afrique mais maintenant, il y a beaucoup de
sélections performantes. Il fallait que la Fédération
internationale donne l’opportunité à deux sélections de
partir aux JO comme les autres continents. On dit qu’elle
examine actuellement cette possibilité et on espère bien,
car à ce moment-là, les chances de l’Egypte seront plus
grandes. Cependant, on ne va pas se laisser abattre et on
jouera pour le titre et rien que cela », explique Sami
Al-Charouni, entraîneur de la sélection égyptienne de
basket-ball.
Et en effet, l’Egypte se prépare sérieusement depuis 4 mois
pour disputer cet événement majeur. La Fédération égyptienne
a même fait appel à un directeur technique serbe, Predrag
Badnjarevic, pour prendre la charge de l’équipe et depuis
son arrivée, la sélection est peu restée en Egypte pendant
ces 4 mois, participant soit à des tournois officiels, soit
à des rencontres amicales. Raison pour laquelle et pour la
première fois, les joueurs égyptiens ont joué un total de 22
matchs internationaux durant cette période, de quoi donner
un coup de confiance aux éléments les plus jeunes et les
moins expérimentés de la sélection, qui forment la majorité
de l’équipe.
En fait, et en raison de problèmes administratifs avec la
fédération, de grands joueurs, comme le professionnel Samir
Gouda, ne feront pas partie de la sélection et pour que l’Egypte
puisse résoudre cette lacune, l’équipe a dû faire peau neuve
en intégrant de nouveaux éléments, jeunes, qui disputent la
CAN pour la première fois. « Nous avons formé pour l’Egypte
une équipe capable de remporter des titres durant les 10
années à venir. Nous avons d’excellents jeunes éléments, à
l’instar de Mohamad Saïd, Karim Chamsiya et Ibrahim Al-Gamal,
mais nous avons aussi des éléments expérimentés qui
représentent les 30 % de la sélection, comme Tareq
Al-Ghannam, Rami Guéneidi et Waël Badr. Malheureusement,
nous avons perdu à la dernière minute les efforts du
professionnel Ismaïl Ahmad à cause d’une blessure », note
Badnjarevic. Selon lui, les entraînements et le système
technique qu’appliquent actuellement les joueurs se basent
essentiellement sur les techniques nouvelles de jeu en
Europe, qui dépendent notamment de la rapidité en
contre-attaque et en défense. « Le nouveau directeur
technique ne laisse passer aucune faute. C’est pourquoi on a
fait un grand effort avec lui, le résultat est
extraordinaire et on s’entend bien avec lui », souligne le
meneur de jeu, Waël Badr. Les Jeux africains qui viennent de
s’achever fin juillet en ont donné un aperçu, puisque l’Egypte
a réussi à arracher une médaille d’argent, terminant en
finale contre l’Angola, avec une différence de 6 points. «
Bien que les Africains possèdent de puissants joueurs
professionnels, expérimentés et dont la taille est de 2 m en
moyenne, les Egyptiens jouissent d’une vision du jeu et d’un
talent remarquables en plein court », assure Badnjarevic,
qui ne nie pas cependant la difficulté extrême du groupe B
de l’Egypte, qui comprend de fortes sélections : la
Côte-d’Ivoire, le Sénégal, le Mali et l’Egypte. Selon les
experts, c’est le groupe le plus difficile des 4 en lice,
mais ils espèrent bien que l’Egypte se qualifiera pour les
quarts de finale. A ce moment-là, leur mission sera plus
facile, car ils auront plus de confiance en leurs capacités
et seront prêts à réaliser l’exploit et à remporter pour l’Egypte
un titre qui était hors de portée pendant de longues années.
Outre la difficulté que représente l’Angola, vainqueur des 8
dernières éditions de la CAN, l’Egypte devra surmonter de
nombreux autres obstacles, notamment le taux élevé de
l’humidité en Angola, les blessures, la taille des
Africains, sans compter la présence de professionnels qui
pour beaucoup évoluent en Europe. Quant aux atouts, ils se
limitent au courage de l’équipe et à l’effort assidu de tous
ses membres, notamment les plus jeunes, qui ont soif de
victoires.
Chourouq
Chimy