Al-Ahram Hebdo, Sports | Défi de taille
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 Semaine du 15 au 21 août 2007, numéro 675

 

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Sports

Basket-ball . La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) aura lieu du 15 au 26 août en Angola. La sélection égyptienne espère obtenir le titre et réserver ainsi la seule place de l’Afrique pour les JO de Pékin 2008.

Défi de taille

Mission difficile, voire impossible pour la sélection égyptienne de basket-ball, qui participera cette semaine à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qualificative pour les Jeux Olympiques (JO) de Beijing 2008. Cette édition, qui se déroule du 15 au 26 août en Angola, verra une forte compétition pour le titre puisque seul le vainqueur sera qualifié pour les JO. « Auparavant, il y avait peu de bonnes sélections en Afrique mais maintenant, il y a beaucoup de sélections performantes. Il fallait que la Fédération internationale donne l’opportunité à deux sélections de partir aux JO comme les autres continents. On dit qu’elle examine actuellement cette possibilité et on espère bien, car à ce moment-là, les chances de l’Egypte seront plus grandes. Cependant, on ne va pas se laisser abattre et on jouera pour le titre et rien que cela », explique Sami Al-Charouni, entraîneur de la sélection égyptienne de basket-ball.

Et en effet, l’Egypte se prépare sérieusement depuis 4 mois pour disputer cet événement majeur. La Fédération égyptienne a même fait appel à un directeur technique serbe, Predrag Badnjarevic, pour prendre la charge de l’équipe et depuis son arrivée, la sélection est peu restée en Egypte pendant ces 4 mois, participant soit à des tournois officiels, soit à des rencontres amicales. Raison pour laquelle et pour la première fois, les joueurs égyptiens ont joué un total de 22 matchs internationaux durant cette période, de quoi donner un coup de confiance aux éléments les plus jeunes et les moins expérimentés de la sélection, qui forment la majorité de l’équipe.

En fait, et en raison de problèmes administratifs avec la fédération, de grands joueurs, comme le professionnel Samir Gouda, ne feront pas partie de la sélection et pour que l’Egypte puisse résoudre cette lacune, l’équipe a dû faire peau neuve en intégrant de nouveaux éléments, jeunes, qui disputent la CAN pour la première fois. « Nous avons formé pour l’Egypte une équipe capable de remporter des titres durant les 10 années à venir. Nous avons d’excellents jeunes éléments, à l’instar de Mohamad Saïd, Karim Chamsiya et Ibrahim Al-Gamal, mais nous avons aussi des éléments expérimentés qui représentent les 30 % de la sélection, comme Tareq Al-Ghannam, Rami Guéneidi et Waël Badr. Malheureusement, nous avons perdu à la dernière minute les efforts du professionnel Ismaïl Ahmad à cause d’une blessure », note Badnjarevic. Selon lui, les entraînements et le système technique qu’appliquent actuellement les joueurs se basent essentiellement sur les techniques nouvelles de jeu en Europe, qui dépendent notamment de la rapidité en contre-attaque et en défense. « Le nouveau directeur technique ne laisse passer aucune faute. C’est pourquoi on a fait un grand effort avec lui, le résultat est extraordinaire et on s’entend bien avec lui », souligne le meneur de jeu, Waël Badr. Les Jeux africains qui viennent de s’achever fin juillet en ont donné un aperçu, puisque l’Egypte a réussi à arracher une médaille d’argent, terminant en finale contre l’Angola, avec une différence de 6 points. « Bien que les Africains possèdent de puissants joueurs professionnels, expérimentés et dont la taille est de 2 m en moyenne, les Egyptiens jouissent d’une vision du jeu et d’un talent remarquables en plein court », assure Badnjarevic, qui ne nie pas cependant la difficulté extrême du groupe B de l’Egypte, qui comprend de fortes sélections : la Côte-d’Ivoire, le Sénégal, le Mali et l’Egypte. Selon les experts, c’est le groupe le plus difficile des 4 en lice, mais ils espèrent bien que l’Egypte se qualifiera pour les quarts de finale. A ce moment-là, leur mission sera plus facile, car ils auront plus de confiance en leurs capacités et seront prêts à réaliser l’exploit et à remporter pour l’Egypte un titre qui était hors de portée pendant de longues années.

Outre la difficulté que représente l’Angola, vainqueur des 8 dernières éditions de la CAN, l’Egypte devra surmonter de nombreux autres obstacles, notamment le taux élevé de l’humidité en Angola, les blessures, la taille des Africains, sans compter la présence de professionnels qui pour beaucoup évoluent en Europe. Quant aux atouts, ils se limitent au courage de l’équipe et à l’effort assidu de tous ses membres, notamment les plus jeunes, qui ont soif de victoires.

Chourouq Chimy

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