La violence Importée
Morsi Attalla
Nous
ne diffusons pas la violence, mais ce sont ceux qui nous
accusent de le faire qui la produisent sous toutes ses
formes politiques, militaires et économiques. Ils exportent
aussi la violence vers nos pays et se demandent pourquoi
certains phénomènes d’extrémisme apparaissent sur nos
territoires. On ne peut nier que ces phénomènes, comme le
fait d’égorger des otages, sont dénoncés. Personne ne peut
défendre ces crimes, sous aucun prétexte, même s’ils ne sont
pas plus atroces que ceux commis par les forces d’occupation
en Iraq et en Palestine contre les civils.
Ce sont ceux qui accusent la nation arabe d’avoir créé la
culture de la violence qui ont apporté dans nos pays la
violence et l’injustice, en tant qu’envahisseurs et
occupants. Ils veulent piller nos richesses et faire
disparaître l’identité de nos patries. De plus, ceux qui
parlent de la démocratie et des droits de l’homme comme
piliers de la culture de paix et de coexistence, n’ont
jamais traité la nation arabe d’une manière autre que par le
langage de la force, de la soumission et des pressions
politiques et économiques. De même que l’occupant ne nie pas
sa volonté de porter atteinte à la souveraineté et à
l’indépendance de l’occupé.
Aujourd’hui, la nation arabe est continuellement exposée à
des tentatives d’ingérence en lui imposant des modèles
déterminés sans prendre en considération la particularité
culturelle, sociale et religieuse des peuples arabes.
On peut dire clairement que la politique de la violence est
originaire de l’Occident depuis qu’il a béni la politique
israélienne visant l’assassinat des cadres palestiniens, la
destruction des villes, la démolition des maisons, le
ratissage des cultures et la construction de ce que les
Israéliens appellent le « mur de sécurité ». Et les
Américains sont allés jusqu’à faire la même chose en Iraq en
diffusant des slogans trompeurs de libération du peuple
iraqien. Et ce alors que les chars et les avions américains
exercent des tueries aléatoires. En même temps, les
décisions et procédures politiques américaines ne font que
déchirer l’unité et la sécurité du pays. Or, l’Iraq avait
connu une coexistence sociale pacifique tout au long de son
histoire, y compris au cours des années de dictature imposée
par Saddam Hussein.
Ceci signifie que ce sont les envahisseurs et les occupants
qui doivent être accusés de violence. Ceux-ci refusent toute
résistance face à leur oppression basée sur les outils de
force qu’ils emploient face aux Arabes et aux musulmans qui
défendent leurs pays face à l’occupation étrangère.
Les derniers crimes et atrocités commis dans les prisons d’Abou-Ghreib
et dans les prisons israéliennes prouvent que notre région
n’a connu la violence et le terrorisme que quand ils ont été
importés par les occupants et les constructeurs de colonies
illégales sur nos territoires. Il faut éviter de tomber dans
le piège de répéter à l’aveuglette les formules vicieuses
diffusées par les agences de presse étrangères.
Malheureusement, c’est ce que font nos journaux sans lire
entre les lignes, ce qui conduit à ce que l’opinion publique
arabe culpabilise sans cesse .