Al-Ahram Hebdo, Voyages | Les hôteliers font l’école buissonnière
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 1er au 7 août 2007, numéro 673

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Voyages

Tourisme. 66 millions de L.E. ont été consacrées au perfectionnement des cadres touristiques. Un programme ambitieux boudé par les premiers intéressés : les hôtels.

Les hôteliers font l’école buissonnière

Le ministère du Tourisme auquel on peut faire parfois des reproches pour son manque d’initiative tient aujourd’hui le bon rôle, alors que le secteur privé qui joue toujours à la victime se trouve sur le banc des accusés, du moins des indifférents. Il s’agit de formation. 66 millions de L.E. ont été allouées à un stage de perfectionnement destiné à 100 000 personnes opérant dans le domaine du tourisme, notamment ceux travaillant dans les hôtels. « En fait, plus de 70 % des cadres du tourisme font de l’hôtellerie. Ainsi est-il devenu primordial de leur assurer une formation avancée afin de garantir la qualité du service présenté aux touristes. Cela sans oublier une formation destinée à plus de 3 000 chauffeurs travaillant dans le transport touristique », indique Hussein Badrane, conseiller des ressources humaines et de l’entraînement à l’Union des chambres du tourisme. Il ajoute que ces stages devraient être opérationnels le plus vite possible vu la forte compétition entre les différentes destinations touristiques qui essayent toutes d’assurer le maximum de satisfaction à leurs touristes afin de garantir qu’ils y reviendront plusieurs fois.

Insolite cependant : les formateurs sont présents, le financement est disponible, les programmes de perfectionnement sont mis au point, mais le personnel à former n’est pas là. « A cause de la mentalité bornée soit des propriétaires de quelques hôtels, soit des sociétés de gestion de plusieurs autres, ils refusent de donner congé à certains de leurs fonctionnaires pour suivre les stages pendant une ou deux semaines seulement. Peut-on imaginer que je fais des contacts avec les directions des hôtels pour les supplier d’envoyer leurs fonctionnaires aux cours d’entraînement ? », déplore Hussein Badrane. Il est à noter que le programme prévoit d’accorder à l’établissement hôtelier 250 L.E. par personne en plus de 150 L.E. pour le stagiaire. Même les grandes chaînes qui gèrent les hôtels cinq étoiles en Egypte ne font pas preuve toutes de coopération dans le nouveau programme d’entraînement. Si ces hôtels constituent 12 % de la totalité des établissements en Egypte, 3 % ne sont pas conscients de l’importance majeure de cet entraînement dont l’absence affectera la qualité du service à long terme. Par contre, la formation continue des cadres touristiques aura ses bénéfices directs sur les revenus de ces hôtels avant de s’ajouter au revenu national. « La plupart des hôtels craignent qu’après les stages de formation, le fonctionnaire quitte pour un autre établissement plus important qui lui assurerait un meilleur salaire. D’autres ne sont pas du tout convaincus de l’efficacité des programmes d’entraînement proposés par le ministère. En outre, l’absence des motifs qui encouragent les hôtels et les travailleurs à participer à ces programmes », explique un propriétaire d’hôtel qui a requis l’anonymat.

« Il faut chercher un moyen pour obliger ces hôtels à participer à ces programmes. Des sanctions doivent être appliquées immédiatement à ceux qui refusent la formation », estime Sameh Abdel-Wahab, directeur d’un hôtel cinq étoiles.

Fathi Nour, président de la Chambre des hôtels, partage cette même idée, puisque selon lui les plus grands pays en matière du tourisme, comme la France par exemple, ne laissent pas l’entraînement facultatif. Ils l’imposent mais d’une autre manière que les sanctions. 2 % du revenu de l’hôtel et du fonctionnaire sous forme de taxe d’entraînement sont déduits. Ils ne sont restitués qu’une fois le stage effectué. Ce système est parfait, puisque ce sont les fonctionnaires et leurs hôtels qui demandent de suivre ces stages pour récupérer leur argent. « Si le motif existe, les gens vont suivre les programmes d’entraînement plus fructueux, car ils sont convaincus de leur importance pour le développement de l’industrie du tourisme dans son ensemble », assure Fathi Nour.

Dalia Farouk

Retour au sommaire

 

En Bref 

Archéologie
La plus vieille prothèse au monde

Un gros orteil artificiel, retrouvé attaché au pied droit d’une momie égyptienne, pourrait être la plus ancienne prothèse au monde, selon des chercheurs britanniques.

Le faux orteil en bois et cuir, actuellement exposé au Musée du Caire, pourrait dater de 1 000 à 600 ans av. J.-C. Des chercheurs du Centre d’égyptologie biomédicale de l’Université de Manchester (nord-ouest de l’Angleterre) vont réaliser des tests pour tenter de démontrer qu’il a servi à aider une personne, qui avait perdu son gros orteil, à marcher. Cela signifierait que des prothèses étaient déjà utilisées plusieurs centaines d’années avant l’époque à laquelle on pensait qu’elles avaient été introduites, ont-ils expliqué dans une étude publiée vendredi. Jusque-là, la plus ancienne prothèse connue était une jambe en bronze romaine, datant de 300 ans av. J.-C. et conservée à Londres, qui a été détruite par un bombardement aérien pendant la Deuxième guerre mondiale. Un autre faux gros orteil, exposé au British Museum, doit aussi être testé par les chercheurs. « Si l’on arrive à démontrer qu’au moins l’un des deux était opérationnel, il serait intéressant d’essayer d’en fabriquer avec les matériaux de l’époque et de les faire essayer par des gens à qui il manque un orteil », a indiqué la chercheuse Jacky Finch. Selon elle, le gros orteil du Musée du Caire était vraisemblablement une prothèse, parce qu’elle est usée et était attachée à la momie d’une quinquagénaire dont l’amputation était parfaitement cicatrisée. Le gros orteil de Londres, en revanche, ne se plie pas et pourrait donc avoir été simplement un accessoire esthétique, selon elle. 

Insolite 
Emirats

Rompant avec leur goût pour l’éphémère, l’artiste Christo et son épouse Jeanne-Claude présentent depuis samedi en France leur nouveau projet monumental : une pyramide de barils de pétrole colorés, haute de 150 mètres, dans le désert des Emirats arabes unis.

L’idée de cette pyramide à sommet plat, composée de 390 500 barils de pétrole empilés horizontalement, date des années soixante, ont expliqué les artistes. Deux tentatives de réalisation, au Texas et au Pays-Bas, ont avorté avant que le couple ne se tourne vers les Emirats. « The Mastaba, Project for the United Arab Emirates » tire son nom et sa forme des constructions funéraires rectangulaires utilisées dans l’Egypte antique. L’ouvrage aux tons jaune-orangé devrait mesurer les deux tiers de la hauteur de la Tour Eiffel. La localisation précise reste à définir mais il sera édifié dans le désert des Emirats. D’après les ingénieurs, le mastaba pourrait tenir 5 000 ans. 

Archéologie
Grèce

Une tombe inviolée de l’époque mycénienne (1580-1100 avant notre ère) contenant une coupe en or et des armes de bronze a été mise au jour lors de travaux routiers à l’ouest de la Grèce. Les objets, découverts aux côtés du squelette d’un homme gisant dans une posture recroquevillée, sont dans un excellent état de conservation. Il s’agit, outre la coupe en or, d’une épée longue de 88 cm au pommeau entouré de fils d’or, d’un poignard de 40 cm, d’une pointe de lance et d’un chaudron, tous en bronze. Deux vases en terre accompagnaient aussi le gisant. La tombe a été découverte lors de travaux de terrassement pour la construction d’une route, près de la localité d’Agrinio.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.