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Squash.
Les Championnats du monde juniors dames ont lieu du 1er au
11 août à Hongkong. Al-Wélili n’a d’autre choix que défendre
son titre en individuel. En compétition par équipes, les
Egyptiennes veulent retrouver leur titre, remporté la
dernière édition par la sélection de Hongkong.
Des occasions à ne pas manquer
Une
mission difficile attend la jeune Al-Wélili lors de cette
édition des Championnats du monde juniors dames, qu’elle
dispute pour la dernière fois avant de joindre la catégorie
dames. Car un lourd fardeau sera porté par cette jeune
talentueuse que ce soit en compétition individuelle, qui
aura lieu du 1er au 6 août, ou en compétition par équipes,
du 7 au 11 août, à Hongkong. Actuelle 23e mondiale au
classement WISPA (Association internationale des joueuses
professionnelles de squash), elle enregistrera un nouveau
record si elle réussit à conserver son titre de championne
du monde juniors. Elle sera aussi la première Egyptienne à
remporter ce titre deux fois et sera, en outre, la deuxième
joueuse juniors du monde à arracher ce titre deux fois après
l’actuelle 1re mondiale, la Malaysienne Nicol David.
Les joueuses se préparent à cette compétition depuis le
début de l’année 2007 avec une série de tournois
internationaux professionnels dames, tels l’Open de Koweït,
de Qatar et des Etats-Unis, où elles ont fait preuve d’un
excellent niveau. A titre d’exemple, Ranim, 18 ans, s’est
qualifiée pour la finale de l’Open des Etats-Unis, et malgré
sa défaite, elle a surpris par sa grande performance en
terminant difficilement sur le score de 3 à 2 contre
l’Américaine Natalie Grainger, actuelle 5e mondiale. Raison
pour laquelle on n’est pas très inquiet pour Al-Wélili et sa
capacité à conserver son titre en individuel. « Mais cela
n’empêche pas qu’il existe des jeunes joueuses compétentes
qui peuvent causer des problèmes à Ranim », note Amir Waguih,
directeur technique des sélections égyptiennes. En fait, les
larges ambitions de Ranim peuvent être entravées par la
présence de trois autres joueuses talentueuses : celle de
Hongkong Annie Au, actuelle 52e mondiale, la Française
Camille Serme, actuelle 62e mondiale, et la
Nouvelle-Zélandaise Joelle King, 85e mondiale. Sur le site
officiel de l’Open, elles ont déclaré qu’elles n’avaient
rien d’autre en tête que de ravir le titre et de prouver
leur talent exceptionnel. « Cette rivalité est pire en
compétition par équipes d’autant plus que l’Egypte participe
cette fois-ci, à mon avis, avec une équipe moins performante
en comparaison avec les anciennes éditions », souligne un
responsable à la fédération égyptienne. Les chiffres
prouvent d’ailleurs ces propos. Puisque l’ancienne sélection
juniors dames comprenait dans ses rangs 4 joueurs
expérimentés qui étaient au moins dans le top 50 du
classement professionnel.
Effort assidu
Mais concernant cette sélection, qui comprend à part
Al-Wélili, Héba Al-Torki 119e mondiale, Nour Bahgat 161e, et
Aliaa Balbaa 175e, ses joueuses ont fait un effort assidu
afin d’être en forme durant les Championnats du monde. Sans
compter les tournois auxquels elles ont figuré, la
fédération leur a organisé 3 camps de préparation de très
haut niveau où elle a mis l’accent spécialement sur leur
condition physique, qui représente le défaut traditionnel
des joueuses égyptiennes de squash, lesquelles se basent
essentiellement sur leur technique de jeu. « Lors de ces
camps et spécialement durant la dernière période, nous nous
sommes concentrées sur nos fautes tels nos déplacements en
plein court et nos volleys, mais aussi sur nos points forts
et comment profiter au maximum de nos capacités. Pour la
compétition individuelle, je vais faire de mon mieux et
acquérir une bonne expérience, mais la compétition par
équipes n’est pas facile, surtout qu’elle vient après un
long parcours en individuel », souligne Héba Al-Torki, qui
figure pour la deuxième fois dans cette prestigieuse
compétition. Ces joueuses, qui pendant les trois derniers
mois ne quittaient presque pas les courts du Stade du Caire,
ont profité de cet exercice quotidien avec les autres stars
égyptiennes seniors et dames comme Omniya Abdel-Qawi,
actuelle 7e mondiale dames, et Karim Darwich, actuel 11e
mondial hommes. « Cela nous a énormément aidées à avoir
beaucoup de confiance en nos capacités et à jouer avec un
challenge complètement diffèrent des miens », ajoute Héba.
En fait, l’épreuve par équipes verra une compétition
violente sur le titre. Les ambitions sont controversées. Les
Egyptiennes veulent retrouver leur titre, la sélection de
Hongkong veut à tout prix conserver son titre de la dernière
édition, surtout qu’elle joue sur son sol. Et entre ces deux
se trouvent de grandes et fortes sélections, comme celles de
l’Angleterre et de la Nouvelle-Zélande. « Je vais exploiter
toutes mes capacités afin de revenir en Egypte avec les deux
titres. Je suis prête à cela et je veux enregistrer un
nouvel exploit pour l’Egypte avant de quitter la catégorie
juniors et joindre celle des professionnelles ».
A suivre.
Chourouq Chimy
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3 question à
Magdi
Saad,
entraîneur général des sélections égyptiennes.
« Ranim
est notre
carte gagnante »
Al-Ahram
Hebdo : La majorité des joueuses participant à cette édition
des Championnats du monde juniors sont peu expérimentées
comparées aux anciennes sélections. Quelles sont vos
ambitions dans ces circonstances ?
Magdi
Saad : J’ai une grande confiance dans les capacités des
éléments actuels. Les joueuses ont fait un effort afin de se
préparer à cet événement. Il se peut que la majorité ne soit
pas expérimentée, mais elles sont très talentueuses. En
compétition individuelle, Ranim
occupe la meilleure place et elle est en pleine forme
actuellement. Elle est notre cible essentielle lors de cette
édition car elle peut effectuer un nouveau record égyptien
en remportant le titre pour la deuxième fois consécutive. Un
record réalisé avant elle par Rami
Achour, actuel 2e mondial PSA (Association des
joueurs professionnels de squash).
Ranim possède un esprit de combattant sur et hors du
court. Elle parvient facilement à contrôler le jeu et le
rythme du match. Elle joue en circuit professionnel depuis 3
ans et elle est actuellement 23e, ce qui représente un
avantage avec toutes les autres joueuses qui participent à
cette compétition individuelle.
— Mais la situation est différente en compétition par
équipes ...
— C’est vrai. Je suis très inquiet pour les joueuses dans
cette épreuve. La compétition sur le titre par équipes n’est
pas facile. A vrai dire, pour l’Egypte, nous avons une carte
gagnante garantie, celle de Ranim
Al-Wélili. Pour les autres, je
crois que Héba
Al-Torki peut créer la surprise
et gagner pour l’Egypte son deuxième match. Après cela, je
crois que nous serons à l’abri. Il existe des équipes qui
nous devancent en niveau, car elles possèdent dans leurs
rangs au minimum 2 joueuses parfaites. C’est le cas de la
sélection anglaise, qui compte 4 joueurs performants au
niveau très proche, et de la Nouvelle-Zélande, qui possède
deux solides joueuses, talentueuses et expérimentées en
juniors. D’un autre côté, la sélection de Hongkong,
tenante du titre, est coriace et
ne cédera pas son titre facilement.
— Donc, à part Ranim
Al-Wélili, les autres joueuses
partent essentiellement pour développer leurs contacts ?
— Il n’est pas honteux de dire cela. Quand
Ranim
Al-Wélili a participé pour la première fois à des
Championnats du monde, elle faisait ses premiers pas. La
voilà qui participe en tant que tenante du titre. Les
Championnats du monde ne sont pas comme les autres tournois,
même si les mêmes figures y participent. Elle panique devant
les joueuses, notamment juniors sans vraie expérience. Ça
demande du temps pour faire un exploit, mais cela ne veut
pas dire qu’elles ne sont pas pleines de courage pour
revenir avec le trophée en main et faire leurs preuves en
compétition individuelle.
Propos recueillis par Ch. Ch.
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