Al-Ahram Hebdo, Monde Arabe | Une décrispation, en attendant plus
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 18 au 24 juillet 2007, numéro 671

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde Arabe

Soudan . La conférence internationale sur le Darfour, organisée sous l’égide des Nations-Unies et de l’Union Africaine en Libye, s’est terminée sur une note d’entente. 

Une décrispation, en attendant plus

Les émissaires de la communauté internationale au Soudan ont annoncé, lundi à Tripoli, qu’ils rencontreraient les chefs des mouvements rebelles soudanais, du 3 au 5 août à Arusha (Tanzanie), pour se mettre d’accord sur le début des négociations avec le gouvernement soudanais. Des invitations devraient être ensuite adressées avant la fin du mois d’août aux mouvements rebelles et au gouvernement soudanais pour entamer les négociations, a annoncé l’envoyé spécial de l’Onu au Soudan, le Suédois Jan Eliasson, à la clôture d’une conférence sur le Darfour.

Une réunion entre rebelles et gouvernement devrait avoir lieu en septembre, a précisé M. Eliasson. « Nous sommes très contents. Cette réunion s’est achevée par un message fort de paix et de début de négociations », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. « Je pense que nous apercevons maintenant la lumière au bout du tunnel. C’est le moment de vérité et des sérieuses préparations des négociations », a-t-il dit. Il avait souligné à l’ouverture de la réunion qu’« il est temps de se concentrer sérieusement sur les négociations et d’unifier les mouvements rebelles » en vue de leur implication dans le processus politique.

M. Eliasson et son homologue africain, Salim Ahmad Salim, ont présidé la réunion de Tripoli qui marque la fin de la phase de convergence des initiatives diplomatiques et le début d’un processus de pré-négociations.

La conférence de Tripoli, qui avait débuté dimanche, a donné l’occasion pour les deux hommes de confirmer le leadership de l’UA et de l’Onu dans le processus politique au Darfour, M. Eliasson appelant à la « discipline » et à la coordination des différentes initiatives diplomatique, sous l’égide des deux organisations. Les représentants de 18 pays et organisations internationales ont assisté à cette conférence sur le Darfour, destinée à accélérer le processus politique pour rétablir la paix dans cette région de l’ouest du Soudan déchirée par la guerre civile.

M. Salim a, lui, fait état d’une « situation catastrophique » au Darfour. « Chaque jour qui passe apporte des souffrances et des destructions au Darfour, mais aussi une radicalisation sur le terrain », a-t-il dit, déplorant une militarisation croissante dans les camps de réfugiés qui « complique la résolution du conflit ».

L’émissaire africain a souligné, d’autre part, la nécessité d’impliquer dans les négociations de paix la société civile et les populations du Darfour, qui « se sentent marginalisées ».

 

Quatre missions

Depuis le lancement de l’initiative commune de l’Onu et de l’UA, il y a plus de cinq mois, l’émissaire onusien et son homologue africain ont effectué quatre missions au Soudan et multiplié les contacts avec les pays de la région et les groupes rebelles pour préparer la relance des négociations.

Lors d’une première séance, à huis clos, « les délégations se sont prononcées sur l’urgence d’aller (...) vers la préparation active de la phase de négociations qui doit avoir lieu le plus rapidement possible », a indiqué à l’AFP le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, Saïd Djinnit. Des représentants des rebelles soudanais, dont deux émissaires du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) de Khalil Ibrahim, se sont trouvés à Tripoli à l’invitation du pays hôte mais n’ont pas participé à la réunion.

Une brève rencontre, en marge de la conférence, a toutefois eu lieu entre représentants de l’Onu, de l’UA, des pays voisins et les rebelles, selon le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Ali Abdelsalam Triki. « Nous les avons écoutés. Ils sont d’accord pour commencer les négociations », a-t-il dit à l’AFP. En prélude à ces négociations, cinq factions rebelles du Darfour ont annoncé samedi à Asmara la création d’un nouveau mouvement destiné à présenter un front commun dans les négociations avec Khartoum.

La conférence de Tripoli s’est tenue préalablement à une décision de l’Onu sur le financement d’une opération hybride de maintien de la paix au Darfour, qui consistera à remplacer la force africaine de 7 000 hommes mal financés et mal armés par une force robuste de plus de 20 000 hommes financée par la communauté internationale. L’opération hybride est jugée nécessaire pour une stabilisation de la situation sur le terrain, sans laquelle la recherche d’une solution politique serait plus difficile.

Le conflit au Darfour, qui dure depuis plus de quatre ans, a fait plus de 200 000 morts et 2 millions de déplacés, selon des organisations internationales, des chiffres contestés par Khartoum .

Rania Adel

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.