Al-Ahram Hebdo, Evénement |  La Banque du Caire, salvatrice de l’Egypte
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 18 au 24 juillet 2007, numéro 671

 

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Privatisation . Annoncée soudainement, la mise en vente très prochaine de la Banque du Caire a créé la surprise et déchaîné les critiques dans un marché qui séduit les étrangers.  

 La Banque du Caire, salvatrice de l’Egypte

La Banque du Caire a été fondée deux mois seulement avant la Révolution de juillet 1952, soit le 15 mai de cette même année. Il s’agissait alors d’une société anonyme dotée d’un capital de 500 000 livres égyptiennes, appartenant à un groupe d’investisseurs égyptiens, dont trois Wafdistes députés : Abdel-Hamid Séragueddine, et son frère Fouad Séragueddine, Maurice Doss, député de la circonscription de Mankabad, du gouvernorat d’Assiout et Abdel-Latif Al-Marzili, le directeur d’affaires du prince Wahid Yousri, appartenant à la résistance contre les Anglais. La Banque du Caire est alors la deuxième banque égyptienne fondée avec un capital entièrement égyptien, tandis que la majorité des établissements bancaires œuvrant en Egypte à l’époque étaient étrangers.

Après le déclenchement de la Révolution de juillet 1952 et la nationalisation du Canal de Suez en 1956, le pays connaît une grave crise économique en raison du blocus imposé. Les banques étrangères ainsi que les filiales des banques étrangères présentes en Egypte refusent donc de financer l’importation des denrées élémentaires et des médicaments. Bien plus, celles-ci n’achètent pas la récolte de coton des paysans, une catastrophe pour un pays dont 90 % de l’économie dépendait de cette culture. Les banques étrangères avaient l’habitude de financer les commerçants égyptiens pour qu’ils achètent le coton des paysans et se chargent de l’exporter. La direction politique égyptienne a alors recours aux deux banques égyptiennes, la banque Misr et la Banque du Caire. A elles deux, elles financent l’achat de l’ensemble de la récolte de coton pour un montant de 2 millions de livres égyptiennes, soit 4 milliards selon les prix d’aujourd’hui. C’est ainsi qu’elles ont sauvé les paysans égyptiens ainsi que tout le pays d’un véritable marasme .

Osman Fekri

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