Al-Ahram Hebdo,Environnement | Expliquer pour mieux vulgariser
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 Semaine du 18 au 24 juillet 2007, numéro 671

 

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Environnement

Atelier . Journalistes et scientifiques viennent de se réunir au Caire à l’initiative du Forum Arabe pour les Médias de l’Environnement et du Développement (FAMED). Compte rendu.  

Expliquer pour mieux vulgariser 

« Les médias et les causes des changements climatiques ». Tel était le thème de l’atelier organisé le 8-9 juillet 2007 au Caire par le Forum Arabe pour les Médias de l’Environnement et du Développement (FAMED), en coopération avec l’Institut régional d’Al-Ahram pour la presse, et sous le patronage du ministre de l’Environnement, Magued Georges. Ce dernier a inauguré l’atelier en présence de l’ambassadeur britannique, Derek Plumbly, et le Dr Moustapha Kamal Tolba, expert international et ancien directeur exécutif du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE). Cinquante-cinq participants, dont 25 venant des gouvernorats, ont représenté les différents médias du pays durant l’atelier. « Le FAMED essaye d’attirer l’attention des médias sur les sujets importants de l’environnement et du développement, et de leur donner la chance de discuter de ces sujets avec les experts les plus renommés », commente Randa Fouad, présidente du FAMED. Elle ajoute que cet atelier a regroupé des représentants des différents gouvernorats égyptiens qui seront victimes des changements climatiques.

L’Institut régional d’Al-Ahram a commencé à aborder les problématiques de l’environnement il y a quelques années. « Le rôle de l’institut est de donner une opportunité aux représentants des médias de se former aux sujets d’actualité et de leur expliquer comment les traiter d’une manière la plus à même de toucher le public », déclare le Dr Howaïda Moustapha, conseillère de l’Institut régional d’Al-Ahram pour la presse. Quant au Dr Tolba, il avoue que très peu de journalistes égyptiens sont capables de traiter des sujets sur l’environnement. « Le thème de cette rencontre est très important pour deux raisons : d’abord, le changement climatique est le sujet qui s’est imposé dans la communauté internationale, surtout cette dernière année. Ensuite, l’atelier permet un rapprochement entre médias et spécialistes, qui sont souvent incapables de transférer au public une matière scientifique sèche », indique le Dr Tolba. Pour lui, la plupart des journalistes traitant de sujets scientifiques commettent de nombreuses erreurs scientifiques, abordent des sujets d’une manière superficielle ou versent dans l’exagération pour attirer les lecteurs. « Or, il faut des journalistes environnementaux au vrai sens du terme, qui soient capables de vulgariser la matière scientifique pour atteindre le néophyte et lui transmettre l’information sur différents sujets environnementaux », estime le Dr Tolba. Cependant, le journaliste expérimenté Makram Mohamad Ahmad, qui a présidé la première session de l’atelier, a fortement critiqué les journalistes et l’hypocrisie régnante. « Les journalistes dans la plupart des journaux égyptiens ne sont pas bien formés, et cela ne soucie ni le ministère ni même le syndicat. Pourtant, une bonne formation est essentielle pour couvrir les sujets relatifs à l’environnement de manière professionnelle », a-t-il dit.

La question du changement climatique a été abordée lors de plusieurs sessions durant l’atelier, dont une sur la situation de l’Egypte vis-à-vis des conventions et des accords internationaux, présentée par le Dr Al-Sayed Sabri, surveillant de l’unité du changement climatique au sein de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE). Le Dr Diaeddine Al-QoussI, conseiller du ministre de l’Irrigation et des Ressources hydrauliques, a parlé des effets du changement climatique sur le réservoir hydraulique de l’Egypte. Le Dr Mohamad Al-Raïe, professeur à l’Institut des hautes études et des recherches dépendant de l’Université d’Alexandrie, a, lui, parlé des menaces qu’exercera le changement climatique sur les côtes égyptiennes. Des sessions pour se former à la manière d’aborder les sujets environnementaux ont été animées par des journalistes expérimentés dans le journalisme environnemental, comme Fawzi Abdel-Halim, Mohamad Abdel-Maqsoud et Suzanne Zaki.

A vrai dire, la formation des journalistes est primordiale pour améliorer leurs capacités et leur ouvrir les yeux aux causes importantes menaçant la planète et leur pays. Mais il faut ensuite savoir profiter de leur travail .

Dalia Abdel-Salam

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