Al-Ahram Hebdo, Egypte | Haute alerte
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 18 au 24 juillet 2007, numéro 671

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

Sécurité. Un important déploiement policier relevé dans les stations de métro et autres lieux publics lance des spéculations sur des menaces terroristes en Egypte.  

Haute alerte 

Deux camions venant de Libye chargés de produits hautement explosifs sont entrés dans le pays à travers les frontières ... des lettres et des appels téléphoniques avec menaces d’effectuer des attentats contre les touristes et les Egyptiens : des informations qui ont suscité un état d’inquiétude et qui ont obligé les autorités à renforcer les mesures de sécurité dans le pays, notamment les stations de métro, les gares ferroviaires, l’aéroport du Caire et les centres commerciaux. S’agit-il de simples rumeurs ou d’informations réelles ? Le gouvernement n’a pas tranché. S’il n’a rien confirmé de manière officielle, il n’a fait non plus aucun démenti. « Les mesures de sécurité que les gens sentent actuellement ne sont qu’une sorte de réactivation des procédures qu’applique souvent le ministère de l’Intérieur », explique le général Hamdi Abdel-Kérim, le directeur du département général des médias et des relations publiques du ministère. Il explique que le ministère traite n’importe quelle menace d’une manière sérieuse même s’il s’agit de canulars, surtout que l’Egypte connaît actuellement une affluence touristique. Ces mesures de sécurité sont clairement ressenties par les citoyens. Par exemple, dans la plupart des stations de métro, on trouve des postes de contrôle où l’on exige parfois des passagers leurs cartes d’identité. Certains sont même fouillés. Même situation à la gare centrale du Caire où des agents de la sécurité accompagnés de chiens policiers ne cessent de circuler. Etat d’urgence aussi et fouilles partout, dans les salles d’attente et celles de départ, dans les garages ainsi que dans tous les accès de la zone de l’aéroport.

Ces mesures de sécurité ont porté leurs fruits pour le moment, mais pas contre, des terroristes présumés mais des criminels de droit commun, ainsi des repris de justice, des trafiquants de drogue et des dealers ont été arrêtés. Les perquisitions dans les garages et parkings ont révélé des voitures abandonnées qui se sont avérées être volées. De toute façon, l’alerte est prise au sérieux. Mais selon une source policière qui a requis l’anonymat, tous les registres où sont inscrites les voitures qui ont franchi les points d’accès frontaliers, surtout celles en provenance de la Libye, ont été vérifiés. Il s’est avéré que ces véhicules n’avaient rien de suspect.

La même source explique que le ministère a renforcé les mesures de sécurité par précaution, aucune erreur n’étant admise. Quant aux observateurs, ils affirment que c’est normal que le ministère de l’Intérieur traite sérieusement les menaces au lieu de les négliger et que survienne alors une catastrophe. Ils font ainsi allusion au massacre du temple de Deir Al-Bahari en 1997. Le ministère avait reçu des menaces mais aucune mesure n’a été prise.

Mais pour Diaa Rachwan, chercheur au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, ces mesures de sécurité obéissent à des desseins politiques. « Je pense que ces mesures ont été prises car la nouvelle loi antiterroriste est en train d’être élaborée et elle sera présentée prochainement au Parlement. Donc, c’est peut-être une manière pour faire sentir aux citoyens la nécessité de cette loi », estime Rachwan.

Il est à noter que ces mesures coïncident avec l’annonce de l’arrestation en avril dernier de 35 personnes soupçonnées d’avoir des liens avec l’organisation terroriste d’Al-Qaëda. Mais ce rapprochement est nié par le ministère de l’Intérieur, qui affirme que ces 35 membres ne font pas partie d’Al-Qaëda, mais ils adoptent ses idées djihadistes. Pour Diaa Rachwan, ce lien est complètement loin de la vérité : « Al-Qaëda ne s’est pas infiltrée en Egypte tandis que les groupes arrêtés de temps en temps sont individuels, sans rapport avec la nébuleuse ».

Chérine Abdel-Azim

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.