Palestine .
Un de nos lecteurs demande au Hamas et au Fatah de mettre
fin aux violences et humiliations diverses en retrouvant au
plus vite le chemin du dialogue.
Appel à la réconciliation
Nous lançons un appel aux Palestiniens, au Hamas comme au
Fatah, d’entamer le dialogue entre eux le plus rapidement
possible pour trouver un terrain d’entente et unir leur
force. Par respect à leur peuple meurtri, ils doivent se
réconcilier et concentrer leurs efforts pour faire face à
leur ennemi commun, car ils n’ont pas d’autre alternative.
Ils doivent exiger de ceux qui se mêlent dans le conflit qui
les oppose à Israël de respecter le choix de leur peuple et
les revendications de leurs droits légitimes.
Demander au peuple occupé de reconnaître la légitimité de
l’occupant de ses terres est un mépris des droits de
l’homme, un mépris de la justice. Que les peuples se lèvent
contre la politique de deux poids, deux mesures que leurs
représentants veulent imposer au peuple palestinien au
profit d’Israël qui occupe sa Terre.
Quant à ceux qui ont trahi la cause palestinienne en
collaborant avec l’ennemi et/ou avec ses protégés, non
seulement ils doivent être écartés de toute responsabilité
politique, mais ils doivent être jugés et condamnés pour
leur trahison.
Les dirigeants palestiniens se doivent d’exiger de la «
communauté internationale » de respecter le choix de leur
peuple, en refusant toute ingérence dans leurs affaires
internes. C’est ce que l’Autorité palestinienne de Abbass
aurait dû faire dès le début du boycott, que les ennemis de
la paix et de la démocratie ont imposé au gouvernement
légitime formé par le Hamas, en affamant le peuple et
soutenant des milices qui sabotaient les efforts du
gouvernement, allant jusqu’à la provocation de la guerre
civile entre les Palestiniens.
Si Abbass était sincère comme il l’affichait publiquement,
quant au respect du choix du peuple palestinien, il aurait
refusé, dès le début, de recevoir les diplomates qui
boycottaient le gouvernement d’Ismaïl Haniyeh. Comme il
aurait dû refuser de se rendre dans les pays dont les
régimes refusent que les ministres du gouvernement
appartenant au Hamas l’accompagnent dans ses déplacements.
Si cette union avait été mise en œuvre et encouragée par
Abbass et son entourage dès la formation du gouvernement
d’Ismaïl Haniyeh, ceux qui voulaient les humilier par leur
appartenance politique se seraient résignés à traiter avec
tous les membres du gouvernement, et pas seulement avec les
individus de leur choix. Accepter de traiter avec le
président tout en refusant de traiter avec son gouvernement
est une humiliation pour ce dernier lui-même. Et comment
Abbass a-t-il accepté cette humiliation s’il n’avait pas été
consentant ?
Chérif Boudelal,France.
Indifférence ou impuissance
La passivité des Arabes à l’égard des problèmes de leurs
pays avait donné l’occasion aux Etats-Unis d’intervenir dans
leurs affaires politiques sous prétexte de régler les
problèmes ou de maintenir la paix ou même de lutter contre
le terrorisme ! En faisant cela, les Etats-Unis n’hésitent
pas à tuer des milliers et des milliers des victimes sans
tenir compte de leurs âges ou de leurs sexes. Mais
malheureusement, les Arabes sont devenus des simples
spectateurs en prétendant qu’ils sont impuissants. Ils ont
oublié que lors de la bataille de Badr, les musulmans
étaient 3 fois moins nombreux que les non musulmans, mais
ils ont quand même essayé et ont obtenu la victoire. Il est
vrai que les Etats-Unis représentent actuellement la force
invincible du monde entier, mais c’est à cause des Arabes,
puisque chacun s’intéresse aux problèmes de son pays et ne
se soucie pas du danger qui menace les pays voisins. Les
Arabes ont oublié que l’union fait la force et que si tous
les pays arabes s’unissent ensemble, ils vaincront
certainement les Etats-Unis. Bref, cette passivité décevante
de la part des Arabes est due à l’indifférence et non pas à
l’impuissance.
May Mansour,Alexandrie.
Le spectacle d’Al-Azhar
Un spectacle musical (ballet, danse classique, chansons,
poèmes et théâtre) a été présenté dernièrement à la faculté
d’Al-Banat de l’Université d’Al-Azhar.
C’est la première fois depuis la création d’Al-Azhar que
cela a lieu et j’estime c’est une très bonne chose pour les
filles. Mais je ne suis pas d’accord avec l’idée du
spectacle de danse classique. Où est passé le prestige
d’Al-Azhar ? Je n’arrive pas à croire que l’on ait permis
aux filles d’Al-Azhar de donner un tel spectacle de danse
classique.
Bien sûr, pour les responsables, ces activités entrent dans
le cadre du plan adopté par l’Organisme des palais de la
culture et dont l’objectif est de relancer les différents
arts dans les universités égyptiennes.
Mais c’est un scandale de voir une azharite réciter le Coran
et le Hadith du prophète Mohamad et danser par ailleurs …
Samah Ahmed,une étudiante d’Al-Azhar,Le Caire.
L’excision mise au ban
Le ministère de la Santé a décidé d’interdire «
définitivement » l’excision, après le décès d’une
adolescente dû à cette mutilation des parties génitales. Les
autorités de la santé veulent ainsi empêcher « tout médecin
ou membre du corps médical et autres » de mener cette
opération qui remonte au temps des pharaons, bien que
l’excision ait été acceptée par des hommes de religion pour
certains cas et une dérogation avait été accordée aux
médecins qui pouvaient toujours y procéder « en cas de
maladie ». Où est donc la vérité et qui a raison ? Le simple
citoyen ne sait pas quelle partie suivre ! Mêmes les plus
cultivés sont dans l’embarras.
L’arrêté du ministère de la Santé concerne tous les centres
médicaux, hôpitaux, dispensaires, cliniques publiques ou
privées. Et ce qui m’étonne c’est que les autorités
religieuses ont, elles aussi, interdit cette pratique et le
grand mufti a pour la première fois affirmé que cette
pratique était contraire à l’islam, bien qu’une grosse
partie de la population pense que c’est une pratique imposée
par le Coran !
Mohamed Farouk Ahmed, Le Caire.
La négligence des médecins
Je profite de l’occasion de la contamination par le virus de
l’hépatite C de sept enfants, qui suivaient un traitement
contre le diabète dans un hôpital d’Alexandrie, pour dire
qu’aujourd’hui, subir des examens médicaux dans un hôpital
est une décision grave à laquelle il faut penser plusieurs
fois. Car il est probable de tomber gravement malade après
avoir été contaminé par un grave virus, hépatite C ou même
sida. Le plus grave, c’est la possibilité d’être contaminé
dans un hôpital privé, censé être l’un des plus attentifs
aux conditions d’hygiène.
Je ne sais pas où sont les responsables concernés. Pourquoi
laisser tant de personnes tomber malades et mourir à cause
de la négligence des médecins, quels que soient les hôpitaux
? C’est une question qui se pose depuis des années et non
pas seulement aujourd’hui. Mais personne ne réagit. A quand
une réelle prise de conscience gouvernementale et collective
?
Naïma
Mohamed,Le Caire.