A qui de prouver l’innocence
d’Achraf Marwan ?
Mohamed Salmawy
Une situation libanaise
complexe
Salama A.
Salama
Les
Arabes réagissent
Morsi Attalla
Israël, le processus de paix
et le partenaire palestinien
Ahmed Youssef Al-Qoreï
Politologue
Edito
Maigres attentes
La
réunion interlibanaise de Paris, destinée à renouer le dialogue après plus de
sept mois de crise politique, se tiendra finalement du 14 au 17 juillet, en
présence du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, qui tentera de
jouer un rôle de médiateur entre les parties libanaises. Celles-ci devraient à
l’occasion renouer le « dialogue national » organisé par le président du
Parlement, Nabih Berri, avec les 14 principales
personnalités politiques libanaises. Ce sont des représentants de ces
personnalités qui participeront à la conférence de la Celle Saint-Cloud, en
région parisienne.
L’organisation
de cette conférence, évoquée depuis plusieurs semaines à l’initiative de M.
Kouchner, a pour objectif de renouer le dialogue entre le gouvernement de Fouad
Siniora, appuyé par l’Occident, et l’opposition
dirigée par le Hezbollah, allié de la Syrie et de l’Iran. Mais ni la majorité
anti-syrienne ni l’opposition ne s’attendent à des progrès significatifs de
cette réunion. « Ce sera une rencontre de responsables de second niveau, si
l’on peut dire, et il n’y aura pas d’attente extrêmement exagérée », a déclaré
récemment M. Siniora.
La
crise politique et institutionnelle au pays du Cèdre, sans précédent depuis la
fin de la guerre civile en 1990, a éclaté en novembre 2006 avec la démission de
cinq ministres chiites et d’un ministre chrétien, membres de l’opposition. Elle
pourrait encore s’aggraver dans les semaines à venir, à l’approche de
l’élection présidentielle prévue le 25 septembre. Au Liban, le président est
élu par le Parlement, et, faute d’accord notamment sur la composition d’un
gouvernement d’union, l’opposition menace de ne pas participer au scrutin,
voire de former un « second gouvernement » parallèle.
La
crise s’est également cristallisée autour du tribunal international chargé de
juger les assassins présumés de l’ancien premier ministre Rafiq
Hariri. La coalition au pouvoir, dirigée par son fils, Saad Hariri, accuse
l’opposition d’avoir fait obstacle à sa mise sur pied afin de protéger Damas,
soupçonné de plusieurs attentats au Liban, dont celui qui a coûté la vie à
Hariri en février 2005. La Syrie rejette ces accusations. Le Conseil de
sécurité a finalement approuvé unilatéralement ses statuts en mai, et la
nouvelle juridiction a officiellement vu le jour le 10 juin dernier.
Toutes
les tentatives extérieures de médiation ont échoué. La dernière en date, menée
par la Ligue arabe en juin, a été infructueuse. Ce qui a fait dire à des
diplomates impliqués dans la médiation que la solution n’est plus entre les
mains des Libanais mais entre celles des puissances étrangères qui soutiennent
l’un ou l’autre camp .